A propos d’une vieille dame facétieuse nommée Astrid Lindgren, de Fifi Brindacier sa fille farfelue et de quelques autres fieffés farceurs…

14 nov

LindgrenL’Elan publie cet automne une biographie d’Astrid Lindgren. Ce texte pourrait être vraiment bienvenu, tant les écrits en français sur la vie de l’écrivaine suédoise sont rares, mais il se révèle finalement décevant. Thierry Maricourt signe cette biographie, l’auteur de Frérot frangin s’empare de la vie d’Astrid Lindgren, ou plutôt de sa plume pour nous livrer le récit d’une vie à la première personne.

Dans cette biographie, T. Maricourt retrace brièvement les événements de la vie de A. Lindgren, se focalisant davantage sur les héroïnes et héros de ses œuvres : Fifi Brindacier, Emil (ou Zozo, selon les traductions), Ronya, etc.

Un récit à la première personne… Ce choix étonne, on s’attend alors à un récit intimiste or, il n’en est rien. Le ton de T. Maricourt est léger même quand il aborde les événements les plus graves de la vie d’A. Lindgren. Est-ce dû au choix de l’auteur ou à un manque de sources sur la vie de l’écrivaine suédoise ? Au fil des pages, la figure d’A. Lindgren tend à s’effacer devant celles de ses héroïnes et héros. Astrid Lindgren était une femme de plume et une femme de convictions, elle a mené de nombreux combats notamment pour les droits des enfants, des animaux, etc., malgré cela la voix de Fifi se fait ici plus forte que la sienne.

Au final on en sait peu sur cette femme devenue mère (célibataire) très tôt, forcée de confier son enfant à une famille d’accueil car elle ne peut subvenir à ses besoins – comment vécut-elle cela ? – car le récit de T. Maricourt ne mentionne ces faits qu’en passant, comme s’il voulait que cette biographie soit d’un ton aussi léger que celui des récits de Fifi. Et que dire de ce thème sans cesse ressassé du refus de grandir, était-ce vraiment la plus grande préoccupation de l’écrivaine (ou est-ce l’amalgame de la posture de ses personnages) ? On aurait aimé connaître les liens plus intimes entre sa vie et son œuvre…

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Astrid Portrait #2 © JacobForsell

A propos de son œuvre… La biographie nous présente tour à tour les principaux personnages des romans d’A. Lindgren, offrant donc un panorama commenté des soi-disant intentions de l’auteur. On aurait aimé y apprendre des faits plus marquants, comme par exemple que la version originale de Fifi – précédent la première édition – était beaucoup plus caustique et que les allusions au nazisme y étaient beaucoup plus explicites.

Le problème de cette biographie est peut-être une question de distance. A force de donner un ton léger et humoristique à son récit, T. Maricourt lui ôte toute profondeur, et à son style faussement autobiographique on peine à éprouver de l’empathie pour l’écrivaine. Peut-être tout est-il déjà dit dans le titre « A propos d’une vieille dame facétieuse » alors qu’on aurait voulu entendre parler d’une « grande » dame – fut-elle facétieuse – dont l’empreinte a tant marqué la littérature pour la jeunesse. Astrid Lindgren méritait mieux.

Lizi Boyd

5 nov

Auteure-illustratrice américaine, Lizi Boyd a publié pour le moment en France deux albums chez Albin Michel, deux petits bijoux à découvrir sans tarder…

Dans Dedans dehors, au fil des saisons, la nature se transforme ; le jardin et les jeux changent…Dans cet album sans texte, un petit garçon évolue à l’intérieur et à l’extérieur de sa maison : les fenêtres en découpe créent le lien entre ces deux univers. Les illustrations délicates et minimalistes de Lizi Boyd, tout en couleurs vives sur papier kraft, célèbrent la nature avec poésie ; et la simplicité de son trait contraste avec la richesse des scènes à observer décrit l’éditeur.

Dedans dehors, Lizi Boyd, Albin Michel Jeunesse, 2013, 14,90 €

Dans Promenade de nuit, c’est une déambulation poétique au cœur de l’univers fascinant de la nuit. Un petit garçon (le même héros que dans Dedans dehors certainement) équipé d’une lampe torche se promène dans la forêt tard le soir, silencieusement. Il éclaire d’un faisceau lumineux les animaux et les végétaux qu’il rencontre sur son chemin. Un hérisson, des poissons, des pommes, des champignons… la forêt regorge de surprises que révèle le halo…

Promenade de nuit, Lizi Boyd, Albin Michel Jeunesse, 2014, 14,90 €

Le langage des contes, d’Elzbieta

26 oct

L’automne nous amène de belles feuilles, Le langage des contes_2il en est ainsi du dernier livre d’Elzbieta. En 1997 déjà, l’auteure se dévoilait à travers L’enfance de l’Art. Moins autobiographique, mais tout aussi personnel, son essai Le langage des contes paru récemment nous offre la vision d’une artiste de renom sur un domaine encore plein de mystères.

Avant de plonger dans le monde des contes, Elzbieta se distancie de Bettelheim et de Propp, malgré son intérêt pour l’un et sa déception envers l’autre. L’enfant, le texte, l’image, la morale, l’imagination, le langage… sont parmi les multiples angles d’attaque de cet ouvrage. Pour parler des contes, l’auteur revient sans cesse à l’enfant : l’enfant éternel héros des contes, l’enfant qui écoute inlassablement les mêmes contes, l’enfant et la réception des contes, l’enfant que l’on a été et que l’on n’est plus… Elzbieta nous livre une réflexion sur le conte avec son regard d’artiste, d’une artiste proche de son enfance, toujours curieuse de la perception et de la logique des enfants.

Témoignant de son travail, Elzbieta revendique la pensée personnelle de l’enfant : Un enfant qui imagine, qui s’évade, qui pense par lui-même est un sujet d’inquiétude. Comment lui autoriser une vie intérieure hors de tout contrôle ? […] J’ai beau expliquer que l’exploration que je propose aux enfants à travers mes albums est une affaire privée ; qu’il ne s’agit pas pour moi de leur enseigner ce qu’il faut penser, comprendre ou éprouver d’un album, […] qu’en résumé je m’adresse à la capacité des enfants d’évoluer seuls, d’avoir une vie et une pensée personnelles et intimes : rien n’y fait. (p. 33)

Elzbieta prête aux contes un pouvoir puissant, en cela elle rejoint Bettelheim. De même que nos rêves, les contes ne mentent pas. L’usage consolateur intime, le travail caché de la pensée, que le conte – et sa répétition – suscite, demeurent dans le non-dicible, mais les enfants sentent intuitivement que ces récits-modèles abordent discrètement des questions qui méritent examen. (p. 85)

Quant au langage des contes, à leur structure narrative, Elzbieta entrouvre une porte qu’on aurait volontiers voulu la voir pousser plus loin. Elle nous introduit le langage I-maana et son esthétique de l’implicite que le linguiste Hassan Jouad a particulièrement étudié. Certes, les contes – malgré les nombreuses analyses qu’ils ont subies – recèlent bien des mystères et des pouvoirs méconnus. Approfondir la question sur le non-dit, l’implicite des contes aurait été bienvenu.

Au final, c’est un essai sur le conte marqué de l’empreinte personnelle de l’auteur et qui appelle d’autres lectures ou relectures (Bettelheim, Jouad, Péju, Grimm & co). Son ouvrage nous amène un éclairage sur son travail d’auteure : En me hasardant à inventer des contes […]. Il fallait m’exercer à employer des méthodes narratives qui ne me sont pas naturelles, notamment apprendre à surmonter le besoin d’expliquer, de rendre logique et cohérent le pourquoi et le comment […]. (p. 58)

Le langage des contes / Elzbieta ; Le Rouergue, 2014.

Ô feutres!

20 oct

Aujourd’hui, c’est la technique d’illustration qui va être le fil conducteur de cet article, en l’occurrence le feutre. Ce type de stylo est plus rarement exploité dans l’illustration c’est pourquoi nous avons choisi de présenter le travail de trois jeunes femmes dont c’est l’outil de prédilection…

Charlotte Fréreau

Charlotte Fréreau utilise du matériel scolaire (feutres et crayons de couleurs) pour réaliser ses dessins inspirés par l’enfance et la nature. Son travail très instinctif démarre de la couleur et s’appuie sur la recherche de déséquilibres, de décalages d’échelle entre petites et grandes formes. Les univers qu’elle dessine sont fourmillants et colorés.

Le beau projet dont on voulait se faire l’écho est une série de 4 livres paravents mettant en scène la ronde des saisons. L’enfant déplie chaque livre grand format (24×40 cm) tel un accordéon et là mille et un détails de saison sont à observer: végétation, ville, activités, personnages etc.

automne charlotte fréreauUn an l’automne, Charlotte Fréreau, MeMo, 2009, 22 €

hiver charlotte fréreauUn an l’hiver, Charlotte Fréreau, MeMo, 2009, 22 €

printemps charlotte fréreau

Un an le printemps, Charlotte Fréreau, MeMo, 2009, 22 €

été charlotte fréreauUn an l’été, Charlotte Fréreau, MeMo, 2009, 22 €

 

Petits pas dans la neige

un scarabée dort

dans une chaussette

SAMSUNG CAMERA PICTURESExtrait d’Un an, l’hiver

 

Marie Saarbach

Diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg, Marie Saarbach a vu son projet de fin d’études intitulé Le Jeu de l’Oie publié par les éditions Autrement Jeunesse en 2013. Cet ouvrage accordéon s’inspire du jeu traditionnel dont le parcours, case par case, symbolise les grandes étapes de la vie. Trente trois tableaux illustrent le voyage initiatique de deux enfants – un garçon et une fille-, de la maison jusqu’à la mer. A chaque image correspond une épreuve à franchir et met en situation un sentiment (la peur, le danger…). Le cheminement se fait de page en page…

jeudeloiemariesaarbach1Le Jeu de l’oie, Marie Saarbach, Autrement, Jeunesse, 2013, 24,50 €

jeudeloiemariesaarbachDétail sous la pluie

 

Dans un tout autre registre, Marie Saarbach a signé avec la complicité de Clément Paurd et Mathieu Lefèvre, un étonnant Catalogue de l’espace, véritable guide de survie en mode vente par correspondance pour les futurs voyageurs intergalactiques. Trois gammes de produits sont présentées: civile, scientifique et militaire. L’index en fin d’ouvrage détaille les différents articles. De même, les services de l’espace (commande, paiement, livraison, retour, conseil, bon à savoir) ainsi qu’un bon de commande ont parfait le sentiment d’authenticité de cet album voué à atterrir entre les mains du voyageur galactique, du biologiste cosmique ou du soldat stellaire.

91tYCkBB48LCatalogue de l’espace, Clément Paurd et Mathieu Lefèvre, Marie Saarbach, Gallimard Jeunesse, 2013, 20 €

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Fanny Ducassé

Enfin, voilà le portrait que dresse les éditions Thierry Magnier de Fanny Ducassé: 
Elle suit des études de Lettres modernes jusqu’à l’obtention d’une licence. Bien qu’elle s’épanouisse dans ce domaine, elle éprouve le besoin d’exercer son goût pour le dessin, et pour le vêtement. Aussi entame-t-elle des études de stylisme-modelisme à la Chambre syndicale de la Couture parisienne. Elle y développe un attrait certain pour l’illustration et pour l’univers de l’enfance. Peu à peu, ses dessins isolés représentant de petits personnages se transforment en une première histoire biscornue.

louve fanny ducassé

 Louve, Fanny Ducassé, éditions Thierry Magnier, 2014, 13,90 €

Il y avait une fois, tout au fond de la forêt, une jeune fille rousse qui vivait parmi les renards. Louve se mêlait à eux aussi facilement que le chocolat se mêle au lait, car les animaux de feu savaient la reconnaître. Mais Louve est l’objet d’une étrange malédiction : ses cheveux s’enflamment dès qu’elle se laisse submerger par ses émotions. Un beau jour, Louve fait une rencontre qui va changer sa vie, la rencontre d’un gars-loup…

Ici, le feutre crée relief et densité grâce aussi aux mille petits traits noirs peuplant les pages de ce monde automnal et chatoyant. En attendant un prochain album toujours chez Thierry Magnier narrant les aventures d’une certaine Mustella (nous révèle Gaëlle la libraire), découvrez sur son blog son travail autour de la papeterie – carnets, cartes, marque-pages – où le motif est roi.

Ombres chinoises

13 oct

L’histoire du soir peut prendre mille et une formes. L’espace de la chambre qui abrite souvent ce temps de racontage peut ainsi devenir le décor même du récit. Voici quelques titres qui vous permettront de mettre en scène l’histoire grâce aux ombres chinoises… mespremiersjeuxdemainsenombreschinoises

Mes premiers jeux de mains en ombres chinoises, Elisabeth Morais, Madeleine Deny, Tourbillon, 2014, 7,50 €

Ce premier titre accessible dès le plus jeune âge vous donnera les clés pour créer très facilement des animaux en ombres chinoises tels que le poisson, le lapin, le chien ou le chat, animaux que vous pourrez choisir grâce aux onglets en tissu. Chaque figure présente une petite histoire poétique, les gestes schématisés avec les deux mains et le résultat juste à côté.

Chez les petits, les jeux de mains favorisent l’expression corporelle (sentir son corps et ses limites), la mémorisation (répéter les gestes de l’adulte puis les faire tout seul) et la motricité (différencier et faire bouger chaque main).

Pour les plus grands, Hélium et Clémentine Sourdais ont crée une collection de contes accordéon avec des décors et des découpes. Il s’agit de versions intégrales des contes de Charles Perrault où la moralité prend place sur la 4ème de couverture. Plutôt que de parler d’ombres chinoises ici, on entre dans le royaume des ombres portées. On proposera aux enfants de tenir le livre et d’en déplier les pages ciselées ou bien de diriger la lampe vers le plafond afin que les personnages prennent vie discrètement dans l’obscurité de la pièce. La langue du XVIIème siècle propre à Perrault participe grandement à l’ambiance où crainte et émerveillement se côtoient.

petit chaperon rouge clémentine sourdais2Le Petit chaperon rouge, Clémentine Sourdais, Hélium, coll. « Contes en accordéon », 2012, 13,90 €

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© Sophie  :*

Dans la même collection, d’autres contes sont parus:

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Le Chat botté, Clémentine Sourdais, Hélium, coll. « Contes en accordéon », 2013, 13,90 €

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 La Barbe bleue, Clémentine Sourdais, Hélium, coll. « Contes en accordéon », 2014, 13,90 €

Mes petits théâtres à construireliseherzog

Mes petits théâtres à construire, Je décore, je découpe, je colle, j’assemble, Lise Herzog, coll. « Les apprentis bricolos », Eyrolles, 2014, 9,90 €

Cinq réalisations à fabriquer en compagnie de Jules et Julie et à animer de 1001 manières ensuite : un pantin articulé, des marionnettes à doigts, un petit théâtre en forme de boîte, un théâtre-livre et un théâtre d’ombres, puisque c’est le sujet du jour! Avec des patrons et des modes d’emploi pour une réalisation pas à pas.

Mes petits théâtres à construireliseherzog1

Benjamin Lacombe et Sébastien Pérez, invités d’honneur du salon du livre de Margny-lès-Compiègne

7 oct

Il y a quelques mois, je vous faisais part du prix ficelle qui réunissait plusieurs médiathèques de l’Oise autour d’une sélection d’albums jeunesse. Dans quelques jours, à l’occasion du salon du livre de Margny-lès-Compiègne, les lauréats de ce prix seront dévoilés! Et l’équipe nous l’assure quelques surprises nous attendent… Peut-être aurons-nous la chance de rencontrer quelques uns des gagnants!

affiche margny 2014 Le thème du salon, organisé par l’équipe de la médiathèque Jean Moulin, pour cette 15e année consécutive, est celui des duos : Sébastien Pérez et Benjamin Lacombe représentent l’un des duos auquel on pense spontanément lorsqu’il est question d’album pour la jeunesse : le duo auteur-illustrateur. Ils viendront donc s’exprimer à ce sujet et peut-être nous dévoiler quelques uns de leurs secrets lors de la rencontre prévue ce samedi à 15h à la médiathèque. En attendant, pour les plus impatients, il est d’ores et déjà possible d’y admirer les illustrations originales de Benjamin Lacombe. En effet, ses peintures à l’huile et à la gouache, époustouflantes par la maîtrise dont l’artiste fait preuve, sont exposées depuis deux semaines et seront encore visibles jusqu’au 22 octobre. Une date à retenir car il s’agit de la date de sortie de leur prochain album Les super-héros détestent les contes de fées. Vous découvrirez d’ailleurs en avant-première, au sein de l’exposition quelques planches originales de cet album! les super héros détestent les artichauts

Alors avis à tous les curieux! courrez faire de nouvelles découvertes! Pour consulter le programme complet du salon qui a lieu ce week-end, rendez-vous sur le site de la médiathèque.

Et pour vous mettre encore plus l’eau à la bouche, voici une petite sélection d’albums pour les touts-petits sur le thème du DUO, présentés hier lors de la rencontre partage organisée par l’association Grandir Ensemble.

lolaLola, d’Olivier Dunrea, Kaleidoscope, 2005. Lola, la petite oie jaune et ses petites bottines rouges qui vont l’amener à créer un duo avec une autre oie…

toiToi, de Martine Bourre, éditions Memo, 2008. Le duo protecteur mère-enfant? Grand-petit?

2petitesmains2 petites mains et 2 petits pieds de Mem Fox, Helen Oxenburry et Anne Krief, chez Gallimard, 2010. Comme le titre l’indique pour le duo formé par les deux mains, les deux pieds, une manière d’associer des bébés d’origines différentes et pourtant si semblables…

grodoudou et moiGrodoudou et moi, Didier Levy, Selma Mandine, Gauthier Languereau, 2011. La relation de l’enfant avec son doudou.

papaye-et-mamanguePapaye et Mamangue, de Lydia Gaudin Chakrabarty, éditions Chandeigne, 2012. Un album duo! Papaye d’un côté et Mamangue de l’autre. Album graphique sur la création d’un bébé et sur le duo père-enfant / mère-enfant.petite soeurPetite sœur, d’Iris de Moüy, l’école des loisirs, 2014. Le duo frère-sœurernestErnest, Catherine Rayner, Alice Jeunesse, 2014. Deux acolytes, un grand et un petit, jeu avec l’espace et le format du livre.voila voilaVoilà, voilà, Ilya Green, Didier jeunesse, 2014. Duos insolites d’enfants et d’animaux associés par la rime de leur nom.duo rigoloDuo rigolo qui es-tu?/ Duo rigolo où vas-tu?, Guido Van Genechten, Mijade, 2014. Imagiers associant des duos d’animaux par des points communs.

le petit curieuxLe Petit Curieux, d’Edouard Manceau, Milan , 2014. Livre jeu, le  duo « livre-lecteur », le duo « moi et le monde qui m’entoure ».DunCoteEtDeLautreD’un côté…, et de l’autre de Gwendoline Raisson et Ella Charbon, l’école des loisirs, 2014. Livre duo, deux histoires séparées par un mur, deux visions de la situation.

bonjour, au revoirBonjour, au revoir, Delphine Chedru, Albin Michel, 2014. Livre jeu, sur les duos contraires. A voir en bleu et en rouge.

Où est donc MA maison?

5 oct

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Voici un album comme je les aime.

1. Les illustrations (Emmanuelle Houssais) sont magnifiques, pas trop chargées et produites d’un mélange habile de dessin et de collages. Les couleurs sont très belles, le rendu des expressions efficaces. Beaucoup d’humour dans les nombreux petits détails qui composent le mobilier des maisons. Regardez par exemple cette formidable maison des abeilles!

IMG_20141005_2239572. Le texte (Françoise Laurent) est à l’image des illustrations (et inversement) simple et efficace. Il se lit un peu comme une comptine.

3. Le cadeau bonus : à la fin, le jeu du Poussin Valentin (un jeu de l’oie en fait) auquel l’enfant pourra jouer (mais seulement s’il a bien écouté l’histoire et qu’il a bien répondu aux questions qu’on lui aura posé en fin de lecture pour tester son attention).

En résumé, un très joli album sur des questions à la fois métaphysiques (dans quel état j’erre?) et pragmatiques (elle est où ma maison?). J’ai adoré!

Editions du Ricochet, 2004. 11€

A (se faire) lire à partir de 2-3 ans.