Jenny Valentine

En mars 2010 le premier roman traduit en français de Jenny Valentine était publié à L’Ecole des Loisirs dans la collection Médium sous le titre Ma rencontre avec Violet Park. Un an plus tard, nous découvrions son second roman pour ados, La fourmilière. Pas besoin d’attendre un troisième roman pour savoir que Jenny Valentine est un excellente auteure, récompensée dès son premier livre par Guardian Children’s Fiction Price.

Ce sont de ces deux livres qui traitent finalement de thèmes similaires, ceux de la fuite et des secrets enfouis profondément, dont je souhaite vous parler.

Nos deux héros ont 16 et 17 ans et vivent à Londres. Perdus dans cette ébullition, des rencontres saugrenues et inattendues vont bouleverser leurs vies.

Lucas Swain le héros de Ma rencontre avec Violet Park, remarque une urne funéraire abandonnée dans une station de taxis. Voilà un drôle de début de roman, juste assez loufoque pour m’intéresser. Lucas est obsédé par cette urne  au point qu’il se débrouille pour la récupérer et l’emmener dans un lieu plus approprié pour qu’elle se repose en paix. Oui, Lucas est un p’tit gars sympa comme tout, dévoué, adorable et tout et tout. Il se met à enquêter sur cette Violet Park qui devient alors un personnage à part entière du roman.

Ses recherches le mèneront bien plus loin qu’il ne l’imagine, quelque part en Nouvelle-Zélande. Ce roman inattendu est un vrai bonheur de lecture qui regroupe tous les ingrédients nécessaires pour passer du bon temps : de l’intrigue, un héros attachant, une quête (celle du père évaporé dans la nature).

Sam Cassidy, le héros de La fourmilière est un brin plus tourmenté que le mignonnet Lucas. Il fuit sa famille et son village et débarque à Londres où il trouve un logement dans un immeuble décrépi. Rapidement il fait connaissance bien malgré lui des autres locataires, tous zinzins. Cherry, la mère paumée de la petite Bohemia qui erre au lieu d’aller à l’école s’entiche de Mick, un autre des locataires. Isabel, la plus âgée, celle dont le cacao est plein de peau du lait, semble être la seule à avoir la tête sur les épaules. Et Steve le propriétaire qui a une peau de lézard. Sam, qui veut rester seul, a bien du mal à y arriver… Et cette gamine, Bohemia, qui lui colle aux basques en permanence. Pas moyen d’être tranquille. Sam craint certainement que l’on perce son secret à jour, une chose dont il n’est vraiment pas fier.
Tous ces locataires, seuls, ne sont rien mais ensemble, tels des fourmis, ils déplacent des montagnes.

Jenny Valentine est, il me semble, une auteure à suivre absolument.

 Gaëlle

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2 réflexions sur “Jenny Valentine

  1. Elsa dit :

    Je viens de lire les deux, en commençant par Violet Park et j’ai vraiment adoré! Ces romans sont intelligents, drôles mais caustiques et décrivent formidablement bien les relations humaines. Merci ma chère Gaëlle pour ces idées qu’elles sont bonnes.

    • Gaëlle dit :

      Je suis flattée que tu suives mes conseils à la lettre Elsa !
      Je te conseille un roman ado qui te donneras l’hilaritude totale : Journal d’un loser de Jesse Andrews. On adore ou on déteste mais tu vas adorer ! Le plus drôle roman lu depuis des années, celui qui est le plus osé, le plus crado, le plus vulgaire. Mais bon sang que va fait du bien de lire un livre sur un sujet affreux : la mort d’une ado qui a une leucémie… Et d’en rire à gorge déployée.

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