Chaque soir à 11 heures, Malika Ferdjoukh.

 

Mais que se passe-t’il donc chaque soir à 11h ???

Faites confiance à Malika Ferdjoukh pour faire durer le suspense car il vous faudra bien avaler environ 300 pages avant d’avoir la réponse.  Ça c’est pour la mauvaise nouvelle. La bonne, c’est que vous risquez de ne pas vous rendre compte que vous êtes déjà à la fin. Et là la bonne nouvelle devient mauvaise nouvelle car c’est déjà fini. Et oui, c’est trop injuste.

J’ai toujours une petite appréhension lorsque je commence un nouveau Malika F., car je l’aime tant que je redoute le moindre faux pas. En l’occurrence, j’avoue que dans le cas de ce roman, la couverture des plus roses kitsch me faisait craindre le pire. Sans oublier que l’on n’est pas ici dans la collection Medium de l’Ecole des Loisirs mais que l’on inaugure une toute nouvelle collection sur le thème des Emotions (avec une majuscule) chez Flammarion. Et Malika a choisi comme thème l’Amour. Assez pour me faire angoisser avant de commencer. Pour ne pas nous faciliter la tâche, notre héroïne -qui une fois de plus a un nom à coucher dehors-, navigue dans le milieu de la jeunesse bourgeoise parisienne. Sa meilleure amie étant Francesca Hilbert, héritière des hôtels du même nom. Au passage, délicat hommage à la gracieuse Paris Hilton.

Wilhelmina, donc, est folle amoureuse du beau Iago Hilbert, frère de Francesca dite « Fran », car c’est tellement plus cool. Tous fréquentent le prestigieux lycée Saint-Lycomède. Vu comme ça on se dit : ça va être de la chick-lit à deux balles et sincèrement je l’ai craint pendant un nombre de pages assez élevé.

Puis, puis, puis, Willa (car c’est plus cool aussi), rencontre un type très étrange, un peu gothique, un peu romantique, un peu torturé qui porte un nom encore plus incongru que tous les autres personnages réunis : Edern Fils-Alberne. Alors lui, c’est la totale : parents morts, soeur aveugle, vieille bicoque délabrée. Je pensât : Malika, où tu vas par là ?

Après avoir frôlé la chick-lit, j’ai crains qu’on ne bascule dans le vampiro-angelo-romantico gnan-gnan. Que nenni !

Malika savait apparemment ce qu’elle faisait, car passé le cap des 150 pages, je n’en pouvais plus de vouloir tout savoir, tout comprendre.

Donc, en résumé, Chaque soir à 11 heures, il se passe un truc étrange dans la vieille baraque des Fils-Alberne. C’est un brin des Quatre soeurs avec une grosse part de Sombres citrouilles qui se mélangent dans ce roman qui n’égale pas à mon avis les deux cités mais se laisse lire fort agréablement.

Advertisements

3 réflexions sur “Chaque soir à 11 heures, Malika Ferdjoukh.

  1. malika ferdjoukh dit :

    Chère gaelle77,
    Mais… bon… alors…Tu l’aimes ou pas, ce roman?
    Ce n’est pas très clair.
    En quoi lire 300 pages d’une histoire qu’on
    ne peut pas lâcher est-il une mauvaise
    nouvelle? Ce livre aurait pu paraître en Medium.
    Qu’il ne le soit pas est mon choix. Ne te laisse pas
    abuser par le velouté et le rose. Chaque phrase est
    mûrement travaillée… D’ailleurs, ton esprit raffiné a,
    semble-t-il, vaillamment lutté contre tes préjugés. Preuve
    que tu est une subtile lectrice, c’est plus fort que toi !!!
    Je t’embrasse, ma grande ! Malika Ferdjoukh

    • Je suis pantoise, ébahie, j’en ai les bras raccourcis. Malika qui m’embrasse, si je m’attendais à ça.
      Oui j’ai aimé ce roman, surtout la seconde partie. Le début très « party girl at the Hilbert hotel » m’a fait très peur mais le contraste avec la vieille bicoque n’en est que plus saisissant. Il faut toujours lutter contre les préjugés y compris les littéraires.
      Donc, oui j’aime, oui je le recommande et je pleurniche en lisant la fin des Quatre soeurs à chaque fois.
      Merci infiniment de ce message qui va lancer définitivement notre blog (qui doit bien être le cent millième du genre), mais combien pourront se vanter de vous avoir pour invitée ? C’est la classe.

  2. malika ferdjoukh dit :

    Cof, cof … Tu « est » une subtile lectrice… sans thé, bien sûr! Ni sucre. Plutôt avec une pointe de piment!
    MF.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s