Héroïnes anti cucul la praline

Pour rebondir sur le post de Cricri face à la cucul la pralinisation de tout un pan de la littérature de jeunesse, voici 3 albums à mettre entre les mains de la (jeune) gente féminine (mais pas que) :

Tout d’abord, comment ne pas évoquer Marre du rose composé par Nathalie Hense et Ilya Green ?

«D’habitude, les filles, elles aiment le rose ; seulement moi, le rose, ça me sort par les yeux ! Et c’est pareil pour les princesses, les tralalas de princesses, les rubans et aussi les poupées. Mais quand en plus c’est rose, là, ça me sort par les trous de nez ! Maman dit que je suis un garçon manqué » tels sont les propos tenus par une fillette haute en couleurs qui affirme et assume sa singularité. Le graphisme d’Ilya Green (dont on reparlera !) sert malicieusement ce texte anti-sexiste aussi !

Ensuite, Si l’on s’en tient à la 4ème de couverture de La Révolte des princesses, cet album est un appel féministe que l’on se devait de relayer:

« Les princesses de contes de fées poussent leur cri de révolte : « C’en est assez ! » Dans tous les contes, ce sont elles qui font tout le travail, qui supportent sans broncher les méchantes sorcières, qui accomplissent des épreuves inimaginables…Mais cette fois, c’est ter-mi-né ! Les princesses vont s’émanciper ! ».

Les illustrations proches de la caricature croquent les princesses  comme les filles dans la vraie vie. Il y a des rouquines, des brunes, des blondinettes, aux nez pointus, retroussés ou en trompette… Des princesses rigolotes, farfelues et authentiques qui ne sont pas des produits idéalisés, quel bonheur! En plus de constituer un prétexte à échanger avec l’enfant sur les relations hommes/femmes, cette parodie de contes de fées est l’occasion de faire (re)découvrir le genre. Grâce à la Belle au bois dormant, la princesse au petit pois, Blanche-Neige, Cendrillon, la Petite sirène, Raiponce, Shéhérazade, la Belle ou Peau d’Ane, voyagez dans le temps et l’espace et replongez-vous dans les versions précédentes, originales, adaptées ou transposées.

Enfin, Nina et les oreillers  est le premier texte pour la jeunesse née de la plume de Maylis de Kerangal. Récompensée par le prix Médicis 2010 pour La Naissance d’un pont, elle livre une histoire douce et cotonneuse, celle d’une fillette découvrant les joies du songe en voyageant d’oreiller en oreiller à travers les rêves de ses proches. Les illustrations duveteuses réalisées aux crayons de couleurs complètent savamment l’atmosphère onirique et les couleurs girly choisies présentent une enfant pétillante!

Des albums féminins présentant des héroïnes loin d’être mièvres ! ENCORE !

Marre du rose, Nathalie Hense et Ilya Green, Albin Michel Jeunesse, 2009, 10,90€

La Révolte des princesses, Lisbeth Renardy et Céline Lamour-Crochet, Alice Jeunesse, coll. « Histoires comme ça », 2011, 11,40€

Nina et les oreillers, Maylis de Kerangal et Alexandra Pichard, Hélium, 2011, 14,90€

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3 réflexions sur “Héroïnes anti cucul la praline

  1. Gaëlle dit :

    Moi mon héroïne anti-cucul-la-praline c’est Prinçusse Klura de Tormod Haugen publié à l’Ecole des Loisirs, parce que c’est elle qui va délivrer le prince et combattre le dragon.
    Et puis c’est plein d’humour et d’autres princesses. Que dis-je ? Des prinçasses, prinçisses, prinçosses… mais aucune princesse dans les environs, que de la baston.

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