Mon auteur indispensable : Xavier-Laurent Petit.

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Je n’ai pas lu tous les ouvrages écrits par Petit et pourtant je sais déjà que je vais les économiser pour qu’il m’en reste toujours au moins encore un. Je ne sais plus par lequel j’ai commencé mais je sais pourquoi. Il y a quelques années l’Ecole des loisirs avait organisé une rencontre avec des professionnels du livre et Petit était invité pour évoquer son travail.
J’ai souvenir d’un gars tout simple, à l’humilité émouvante et dont les paroles coulaient avec un tel talent que j’ai tout de suite voulu retourner à la librairie pour commencer de suite un de ses romans.
Il avait expliqué que ses histoires sont fondées sur des histoires vraies ou presque, qu’il collectionnait les coupures de journaux pour s’en inspirer. Repris à sa manière ces faits divers n’ont alors plus d’ancrage ni dans le temps ni dans l’espace et c’est au lecteur de deviner où l’on peut bien être et à quel moment. Cela fait des romans de Petit des romans universels et intemporels. Prenons Be Safe, un de mes préférés, qui narre en parallèle la vie de deux frères Jeremy qui s’enrôle dans une guerre quelque part dans le désert et son frère Oskar à peine plus jeune qui ne vit que d’amour pour Marka et de musique rock. L’un est au combat, l’autre à la basse et au chant pourtant ils restent unis comme jamais. Les lettres que Jeremy envoie à Oskar montrent le vrai visage de la guerre, celui qu’il ne veut pas que leurs parents découvrent car leur père, vétéran du Viet Nam est reste marque à jamais par ces événements.
On suit donc en même temps les progressions de ces deux ados au chemin bien différent. Lequel des deux est le plus malheureux sans l’autre ? Comment sortir de cette situation ?
Oskar se demande s’il peut être heureux pendant que son frère risque sa vie. Tout est remis en question au ce départ soudain à la guerre, à cause de deux recruteurs convaincants croisés sur un parking.
Dans un autre roman intitulé Maestro, des gamins des rues d’Amerique Latine (on suppose, une fois encore), sont sauvés par une rencontre providentielle : Saturnino, un chef d’orchestre les invite chez lui.
Dans Miee Petit traite de la maladie d’Alzheimer et soulève nos cœurs. Tous ses romans sont divinement écrits, de manière simple et limpide, sans chichis juste avec les mots qu’il faut. Petit n’imite pas le langage des jeunes pour mieux être compris de ce public exigeant, il reste lui-même sans tape à l’oeil. On dirait qu’il ne fait aucun effort tant toutes ses phrases semblent naturelles, pourtant nul doute qu’il y a sûrement un sacré boulot pour arriver à un tel résultat.
Chaque nouvelle histoire de Xavier-Laurent Petit donne envie de vivre.

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2 réflexions sur “Mon auteur indispensable : Xavier-Laurent Petit.

  1. Sylvie dit :

    Bravo pour cet article, Gaëlle, et toi Xavier, remets-toi au boulot, ça fait trop longtemps qu’on n’a pas lu de nouveauté de XLP !

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