Ma période slave…

Après « Popov et Samothrace », voilà que je déniche ce livre : « Nina Volkovitch, la lignée ». Et je me dis, qu’un jour il faudra bien que j’aille en Russie… Passons. Ce livre est paru chez Gulf Stream et bien que je trouve difficile de prononcer ce nom d’éditeur (mais pas impossible), j’ai apprécié auparavant certains de leurs titres (notamment « Berlin 73 » que je vous recommande au passage). Je me suis donc lancée tambour battant (que d’expressions rigolotes dont regorge la langue française, j’adore !).

Bon d’habitude je ne suis pas trop cling-cling, mais quand on voit un livre comme celui-là, on est quand même un peu attiré. Si, si, vous verrez ! La tranche du livre est toute dorée, reprenant les couleurs de la 1ère de couverture, sur laquelle on y voit – ce qu’on présume déjà être l’héroïne – Nina Volkovitch et quelques matriochkas. Nous y sommes ! Titre, couleurs et objets emblématiques, surtout folkloriques, nous envoient directement en Russie.

Nina_Volkovitch

« Nina… » 1ère de couverture, recentrée sur le personnage principal…

Plus exactement, nous sommes à Moscou, en l’automne 1941. On ne sait où est le père de Nina, sûrement exilé… Sa mère, qui avait en charge le musée d’Art moderne de Moscou, vient de se faire arrêter. Il faut dire que nous sommes dans une période soviétique plutôt répressive et délatrice, celle de Staline et de son anti-occidentalisme primaire. C’est parce que sa mère défend les œuvres et les artistes français (c’est pas bien ça !), qu’elle est dénoncée comme anti-soviétique. C’est une « ennemie du peuple ». Nina est alors envoyée à l’orphelinat d’Etat de Karakievo et son destin en sera chamboulé. En effet, elle découvre d’abord être en la possession de deux objets aux pouvoirs mystérieux, voire surnaturels : une boussole et un couteau en ivoire. Mais surtout, surtout, elle, Nina, est la descendante des Volkovitch… Elle va alors s’enfuir de l’orphelinat, retourner à Moscou et se rendre ensuite au monastère de Zaïmoutchi où elle doit être initiée… Nous, simple lecteur sédentaire, on la quittera là, à la fin de ce 1er tome.

Car « La lignée », c’est le début d’une série (tryptique), rondement menée, avec de l’aventure, des rebondissements, et surtout un mystère qui nous tient en haleine… Mais qui est donc Nina Volkovitch ?

Un récit avec un « petit » ton fantastique et un arrière-fond historique. Quelques notions sur l’URSS pendant l’ère stalinienne, ça ne peut pas faire de mal. Et le côté culturel et artistique qui pimente le parcours de l’héroïne, fait preuve d’originalité. En effet, Nina doit parfois trouver des indices en scrutant des tableaux de maître. C’est un roman captivant où on retrouve bien entendu les jalons d’une quête d’identité : Nina est presque « abandonnée ». Par la force des choses, elle va devoir se débrouiller seule, se défendre seule, s’affirmer seule et surtout apprendre qui elle est – SEULE – … Pas toujours facile, facile la vie d’un héros fictif. Bref, Nina nous emmène à l’aventure, nous encourage à suivre ses péripéties.

Une série engageante, qui plaira aux amoureux de la bougeotte, des sensations et du suspense.

Plutôt pour le collège et les lecteurs « fragiles » de lycée qui ont juste besoin d’être réconfortés.

« Nina Volkovitch, T1 : la lignée », Carole Trébor, Gulf Stream, 2012 – 14,90 €

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