Attention un MDR peut en cacher un autre…

Oui je sais, elle est facile ! Mais je n’ai pas pu résister. Que voulez-vous, j’aime les raccourcis et la simplicité. J’espère donc que Max de Radiguès (MDR) ne m’en voudra pas pour ce petit sigle-jeu de mot plutôt facile et discutable. Lol ! J’arrête.

Bref, en tout cas, comme il y a les tubes musicaux de l’été, je trouve qu’on devrait aussi parler des albums BD de l’été. Ceux qu’on a plaisir à lire quand il fait beau, qu’il fait chaud et quand un air de vacances nous titille sérieusement. « 520 km » et « Frangins » de Max de Radiguès feraient partie de cela.

Et puis, dans « Frangins » et « 520 km », c’est que Max de Radiguès traite de sujets de société – l’air de rien – et pourtant ça touche, ça fait mouche. Et vous l’avez compris, l’arrière-plan, le décor ce sont les vacances, le temps du possible, du réalisable.

Frangins - Max de Radiguès - 1ère de couverture

Frangins – Max de Radiguès – 1ère de couverture

Dans « Frangins« , Hugo et Michel vont devoir se supporter le temps de quelques jours passés à Bondole. Se supporter, car Hugo et Michel sont comme on dit, quasi-frères, imposés par une famille recomposée. Ils ne se trouvent aucun point en commun. L’un est considéré comme un intello-binoclard et l’autre comme un rebelle, un vantard. Ca a de quoi être explosif. Pourtant, partis tous deux à l’aventure, explorant les alentours de la maison de vacances, ils se retrouvent bloqués dans une carrière. Pendant cette période de doute et de fragilité, les masques tombent. Hugo et Michel se découvrent enfin.

Frangins - Max de Radiguès - p. 77

Frangins – Max de Radiguès – p. 77

Dans « 520 km« , c’est l’amour qui motive notre jeune héros, Simon.

520 km - Max de Radiguès - 1ère de couverture

520 km – Max de Radiguès – 1ère de couverture

Il décide de fuguer, pour rejoindre sa copine à Montpellier. Sur la route, il fera de belles rencontres, un marginal qui se donne le nom de « Jack London », Alex et son papa Anton. Il se fera aussi des frayeurs, se posera des tas de questions. Pour Simon, ce sera l’été de la liberté, de l’amitié, de quelques premières fois – ben oui comme boire son 1er café – et celui de la maturité.

520 km - Max de Radiguès - p. 25

520 km – Max de Radiguès – p. 25

Alors, si on voulait théoriser, décrypter, on pourrait dire que dans les récits de Max de Radiguès, il y a un « faire-grandir ». Ce sont des récits de formation, d’apprentissage, qui amènent à l’affirmation de soi, à l’acceptation. Mais comme c’est l’été, je dirai aussi que ces histoires subliment les vacances. Le moment idéal où on se pause, mais aussi on ose, celui des rencontres enrichissantes et pourquoi pas des remises en question. (waouh ça ramène un peu en arrière tout ça…)

« Frangins » et « 520 km« , je vous l’assure, ce sont des lectures spéciales PSP, Plage-Soleil-Parasol, et sérénité. Pour n’importe quel ado, à partir de 12 ans et plus. A mettre dans toutes les bibliothèques, les CDI et les sacs de plage…

Frangins, Max de Radiguès, Sarbacane, 2011, 108 p. 12,50 €

520 km, Max de Radiguès, Sarbacane, 2012, 60 p., 12,90 €

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2 réflexions sur “Attention un MDR peut en cacher un autre…

  1. Lus et dévorés juste avant l’été. Excellents!!!

    Ce qui m’a le plus marqué c’est l’aspect réfléchi, profond, torturé sous les jolies couleurs, tels les adolescents! D’ailleurs, les 40 que j’ai croisé au mois de juillet en ACM (colonies de vacances) ont été du même avis.

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