The New York four, Brian Wood et Ryan Kelly, ed. Urban.

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Ville de New York.

Elle vous volera et vous trompera, vous prendra vos amis, les retournera contre vous, vous bottera les fesses et brisera votre cœur. Alors seulement, elle vous ramassera, et vous vous sentirez intouchable et vivant. C’est le centre et le meilleur endroit du monde. Une ville qui vous marque à jamais.

Un comics pour les jeunes filles ? Cékoidonk ?

Déjà, un comics ce n’est pas forcément une BD avec un gugusse en cape et collants ! Par extension, voilà plusieurs années que le « comics » désigne la BD américaine et qu’il n’est plus uniquement synonyme de gars dont le nom se termine par « man ».

New York four se positionne clairement comme une histoire destinée aux jeunes filles comme l’explique Brian Wood en introduction. On apprend au passage qu’il adoooore la littérature pour ados et raffole notamment de Judy « Bloom » (qui je pense, est Judy Blume ; mais je peux me tromper…) et de La petite maison dans la prairie. Alors, je me suis dit en lisant cette intro que j’allais sûrement passer un chouette moment !

Et ce fut le cas.

Cet épais volume de 300 pages rassemble plusieurs histoires parues entre 2008 et 2015 chez Dark horse books. Il est publié en France chez Urban dans la chouette collection Indies. En voici un extrait dans lequel vous pouvez apercevoir les petits cartouches qui vous présentent les personnages.

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Elles sont donc 4 à être les héroïnes de ce récit qui se déroule sur un semestre. Toutes nouvelles à l’université de New York, chacune va évoluer à son rythme et faire parfois des choix surprenants.

Je vous les présente à la manière des auteurs :

Riley Wilder, musique Cat Power, compétence spéciale : forfait sms illimité. Bizut de la NYU.

Lona Lo, à 5000 km de chez elle, compétence spéciale : née a Canada.

Merissa Vasquez (la grande qui parle fort), jean à 180€, compétence spéciale : a actuellement 5 petits amis.

Ren Severin, ex-végétalienne, jean vintage, compétence spéciale : exécute un frontside 360 heelflip avec switch manual.

ny4La skateuse, la grande gueule, l’acco du portable et la parano…

Toutes les 4 sont bizuts de la fameuses New York University, toutes sont plutôt bonnes élèves (en début d’année…)

La première, filles de professeurs de littérature, a un GROS problème d’addiction à son portable… Elle renoue discrètement avec sa sœur aînée bannie de la famille. Celle-ci, cheveux rouges, rockeuse qui joue en 1e partie de Vampire Week-end, n’est pas une fille banale. La seconde, jalouse les facilités des autres, et s’imagine être discriminée par un professeur qu’elle se met à espionner dangereusement. La 3e est une grande gueule apparemment bourrée de fric qui intimide tout le monde. La 4e est une skateuse à lunettes, garçon manqué aux dreadlocks encombrantes.

On mélange le tout, on secoue un peu et un semestre plus tard…

L’une est enceinte, l’autre a abandonné la fac, une 3e a fait une grosse bêtise avec le petit ami d’une autre, une 4e se fait larguer… Lesquelles ? Je ne vous le dirai pas. 6 mois dans une vie c’est rien et pourtant il s’en passe des rebondissements pendant ces 300 pages ! La vie de ces étudiantes sera bouleversée au fil des jours et prendra pour toutes une tournure inattendue. L’euphorie de la première colocation à New York va s’estomper pour laisser place à des choix pas faciles à faire.

Le récit est ponctué de musique rock parfaitement intégrée à l’histoire que ce soit au détour d’un concert ou d’une écoute au casque par l’un des personnages. Tout un tas d’informations anodines viennent ponctuer le récit de façon amusante : ce qu’écoutent les héroïnes, la prononciation des noms de rues à l’américaine qui nous est indiquée…

Pendant l’histoire on visite aussi New York en suivant chacune des filles dans ses déplacements. On y découvre les quartiers, leur historique et on savoure les petites anecdotes parsemées par l’auteur sur ses propres expériences (son resto préféré par exemple…) Cette idée est un vrai plus apporté à l’histoire et nous enrichit en amenant beaucoup d’informations sur la ville.

A la fin on a le plaisir de découvrir des anecdotes des croquis préparatoires et des illustrations dont certaines en couleur comme celle-là :

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New York four est un récit sans temps mort peuplé de filles attachantes. Cet album dresse un portrait réaliste d’héroïnes en mal de repères qui se cherchent un avenir meilleur.

Pour ados et adultes.

22,50€.

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