Les optimistes meurent en premier, Susin Nielsen.

 

Chère Susin Nielsen, une fois encore des millions de mercis ne suffiraient pas.

J’en viens à me demander si un jour vous écrirez un livre bof-bof ou si nous sommes condamnés à ne lire que des romans extraordinairement malins sur l’adolescence. Ne vous plantez-vous donc jamais ? Ce n’est pas que je le souhaite mais une telle perfection sur une si longue durée… Déjà à l’époque où vous étiez scénariste pour Degrassi, la série pour ados qui nous a tou(te)s fait fantasmer, vous aviez tout compris sur ces petits êtres dont l’âge varie entre 12 et 18 ans.

Grande prêtresse de l’ado tourmenté, déglingué, amputé, orphelin, alcoolique, dépressif ; malgré tous ces tourments, vos livres ne sont que lumière, joie, rire et espoirs les plus fous. On entre dans vos histoires par la petite porte, on s’immisce dans l’intimité généralement pas folichonne d’un groupe d’ados et l’on en ressort fort, fort comme jamais. Convaincu que la vie vaut d’être vécue malgré tout. Heureux aussi un peu, d’avoir passé ce cap, ces années folles pendant lesquelles tout et rien n’est possible à la fois.

Alors merci encore. Comme pour Ambrose le roi du scrabble, comme pour Henry K larsen, comme pour Violette qui voulait marier sa mère à George Clooney et tous les autres héros des romans précédents. Merci de les ramener à la vie.

Dans ce nouveau roman, Petula de Wilde a plein de manies qui exaspèrent tout le monde. Mais ce n’est pas de sa faute, elle croule sous la culpabilité depuis que sa petite sœur est morte. Alors, dans son établissement scolaire, elle va toutes les semaines fréquenter « le club des tarés ». Il y a là, une alcoolo/toxico, un amputé/mytho, un qui a été privé de l’enterrement de sa mère et qui s’en remet pas. J’en passe… Aucun, d’entre eux n’est bien sûr que faire de l’origami avec Betty la psy stagiaire va les sortir du marasme psychologiques dans lequel ils sont englués. Ils n’en ont même rien à faire.

Pourtant dans ce club des toc-toc, il va finir par y avoir une alchimie bénéfique et tous sauront exorciser leurs démons, sous l’oeil brillant de larmes de Betty qui n’est pas peu fière de sa session de déglingués.

Une fois de plus Susin Nielsen a tout compris. Encore un roman merveilleux sur ces (in)oubliables années boutonneuses et fildeferrées.

 

Et comme le dit la 1e page :

Le pessimiste a plus souvent raison que l’optimiste,

Mais l’optimiste s’amuse davantage…

Et ni l’un ni l’autre ne peuvent arrêter le cours des évènements.

ROBERT A. HEINLEIN.

 

 

 

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