Orphelins 88 de Sarah Cohen-Scali

Au début du confinement, il y avait donc tout en bas de mon tas, Orphelins 88. Lui, il appartenait clairement à la catégorie des « c’est pas le moment ». Lire un truc pas drôle pendant la période pas drôle je me disais que je ne supporterais pas. Je me rappelle encore de la claque de Max et j’avais aussi un peu peur de la déception. Je me souviens aussi de mes heureuses rencontres avec Sarah Cohen-Scali. La première fois à Villeurbanne après l’avoir interviewée pour le blog (toujours en ligne) et la seconde à Montreuil en 2018 quand je lui ai acheté ce livre. J’ai donc tout lu jusqu’à ce qu’il ne reste plus que ce roman qui me narguait.

Ce livre c’est quoi ? La suite de Max ? Oui et non. Ce n’est pas Max tome 2 en tout cas ! Mais plutôt un autre volet  de l’Histoire, une continuité.  Une digne continuation de cette partie de l’histoire de l’Allemagne au sortir de la guerre.  Aucun personnage en commun avec Max ici, juste la suite de l’Histoire celle avec un grand H et non pas celle du héros précédent. Un même pays, une même catastrophe. Alors que tout devrait enfin aller mieux, la situation n’est pas si idyllique qu’elle le devrait et les ravages sont nombreux. C’est ici le sort de millions d’enfants orphelins qui est mis en avant.


La guerre est finie mais au final pas dans tous les esprits. C’est ce que vont découvrir les adolescents hébergés au foyer d’Indersdorf. Mais malgré la terreur qu’il règne encore par endroits, ce lieu leur apporte le réconfort nécessaire à leur reconstruction, la tendresse, la nourriture, l’amitié puis l’amour à l’âge où leurs hormones se mettent à frétiller.
Tous venus d’horizons divers, parfois même a priori incompatibles, leurs destins s’emmêlent dans ce foyer salvateur. Le héros est en quête de son identité, la plupart cherchent leur famille. Je me suis vraiment prise au jeu, voulant à tout prix découvrir qui était vraiment ce Josh.


Comme pour le roman Max on est dans un pur récit historique inspiré de faits et ici de personnages réels. Tous les secrets de la construction du roman sont révélés à la fin.


Une fois encore j’ai été bouleversée par la dureté de cette histoire mais aussi ébahie par les moments de tendresse et de grâce qui la ponctuent. Un équilibre précis et précieux, savamment alimenté tout au long de l’histoire.
Sarah Cohen-Scali passionnée d’histoire se documente copieusement avant d’entamer ses récits. Il en ressort des ouvrages poignants qui mettent en exergue le pire et le meilleur des êtres humains.


C’est donc une autre claque après Max et non pas une sous sous suite par défaut. Un ouvrage bien à propos qui revient sur le sujet des Lebensborn et leurs ravages. Et je découvre avec joie qu’un troisième volet est paru !

Orphelins 88, de Sarah Cohen-Scali, ed. Robert Laffont, 15,90€.

 

 

Il y avait donc tout en bas de mon tas, Orphelins 88. Lui, il appartenait clairement à la catégorie « c’est pas le moment ». Je me rappelle encore de la claque de Max. Et de mes heureuses rencontres avec Sarah Cohen-Scali. La première fois à Villeurbanne après l’avoir interviewée pour le blog (toujours en ligne) et la seconde à Montreuil en 2018 quand je lui ai acheté ce livre.

Ce livre c’est à nouveau l’horreur en puissance, les ravages de la guerre font surface douloureusement pour des millions d’enfants. Pourtant la seconde guerre mondiale est en théorie finie en juillet 1945 Europe.
Mais pas dans tous les esprits. C’est ce que vont découvrir les adolescents hébergés au foyer d’Indersdorf. Mais malgré la terreur qu’il règne encore par endroits, ce lieu leur apporte le réconfort nécessaire à leur reconstruction.
Tous venus d’horizons divers, parfois même a priori incompatibles, leurs destins s’emmêlent dans ce foyer salvateur. Le héros est en quête de son identité, la plupart cherchent leur famille. Je me suis vraiment prise au jeu, voulant à tout prix découvrir qui était vraiment ce Josh.
Comme pour le roman Max on est dans un pur récit historique inspiré de faits et ici de personnages réels.
Une fois encore j’ai été bouleversée par la dureté de cette histoire mais aussi ébahie par les moments de tendresse et de grâce qui la ponctuent. Un équilibre précis et précieux, savamment alimenté tout au long de l’histoire.
Sarah Cohen-Scali passionnée d’histoire se documente copieusement avant d’entamer ses récits. Il en ressort des ouvrages poignants qui mettent en exergue le pire et le meilleur des êtres humains.
C’est donc une autre claque après Max et non pas une sous sous suite par défaut. Un ouvrage bien à propos qui revient sur le sujet des Lebensborn et leurs ravages.

Orphelins 88, de Sarah Cohen-Scali, ed. Robert Laffont, 15,90.

Par Gaëlle.

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