Du Lejonc et de l’Orient.

Parfois, les dates de parution nous offrent de beaux enchaînements.

Depuis quelques semaines je me sens en Orient à la librairie et ça ne fait pas de mal de se promener un peu.

Le jardin du dedans-dehors de Régis Lejonc, évoque l’Iran et se combine joliment avec plein d’autres ouvrages  évoquant l’Orient. Cet album est écrit par une italienne qui a vécu en Iran dans les années 1980, Chiara Mezzalama. Il est édité par les Éditions des Éléphants. Voici la couverture :

 

Dedans, c’est la maison douillette, les rires de la fratrie, la chaleur de la famille réunie dans cet oasis de verdure et de fontaines, d’arbres majestueux. Mais ce dedans est aussi un dehors, les enfants sont toujours à l’extérieur pour jouer dans cet univers fabuleux de folle végétation et d’oiseaux colorés. Le vrai dehors, c’est la révolution, les cris, les armes, les larmes, la peur. Ils n’y vont jamais.

Un jour, un enfant du dehors pénètre dans le dedans et vient bousculer les habitudes de la fratrie. Pas farouche, la petite fille fait connaissance en lui offrant son tee-shirt en guise d’amitié. Plus tard, à son tour, il lui fera un cadeau qu’elle gardera pour toujours au fond d’une poche.

Moi ça m’a donné envie de revoir le film de Jean Renoir, Le fleuve. Certes, c’est en Inde, mais il y a aussi dedans des enfants qui jouent dans un jardin fabuleux, et pendant la lecture de cet album je n’ai cessé de penser à ce film.

Galerie Photo - Le Fleuve de Jean Renoir - DVDClassik

Le jardin du dedans-dehors, est un livre rare sur une situation politique rarement abordée pour les enfants, le petit frère de Persépolis dont la magnifique réédition en intégrale vient de pointer le bout de son nez (et hop un enchaînement, ni vu ni connu !)

Je rappelle au passage que Persépolis est à mettre entre toutes les mains et qu’il n’est pas interdit de regarder le film en plus. L’Association propose ici une intégrale reliée qui approche de la beauté de l’édition américaine, mais qui selon moi manque de dorures et d’arabesques… Mon côté bling bling, peut-être ?

En parlant d’arabesques : la reine des poils qui se tortillent, des tapis qui ondulent et des papiers-peints qui ondoient : Zeina Abirached illustre chez Marabout le livre Manger libanais, de Kamal Mouzawak (et re-hop encore un lien tiré par les cheveux…). On peut aussi en profiter pour lire cet article sur la cuisine en BD…

J’ai été servie en plumes, roues qui tournent, décors qui jaillissent et tout le tralala dans le sublime pop-up La légende du Roi serpent Zahhar. Un incroyable ouvrage ouvragé par Hamid Rahmanian et Simon Arizpe d’après le Livre des Rois écrit par Ferdowsi (je recopie la couverture, là). Je vais faire comme si j’étais au courant que ce livre a été écrit en Perse au XIe siècle.

 

Ce livre tout bonnement stupéfiant est publié par Les Rêveurs. Et encore attendez de voir l’intérieur, et là encore mes piètres photos font pâle figure face à la magnificence de la chose…

Quelques images de l’intérieur qui se déploie sous mes mains ébahies.

Un livre pour des mains minutieuses mais qu’on peut montrer aux plus jeunes pour les émerveiller.

La parution de La légende du Roi serpent Zahhak, n’est pas sans rappeler qu’un nouveau Lamia Ziadé Ma très grande mélancolie arabe, n’est pas de refus non plus…

Et oui, je triche ! Je cache des livres pour adultes dans cet article… Mais veuillez me pardonner car j’avais tant aimé son précédent livre Ô nuit, ô mes yeux !, que je ne peux m’empêcher d’en parler à tout le monde. Des romans graphiques qui se lisent comme des soap opéras ! Pour tout savoir des potins de stars, de la société et de la politique au Proche-Orient. Magnifiquement illustré et envoûtant. (Bien qu’honnêtement, le sujet au départ ne me passionnait pas des masses).

A point nommé, le voilà, c’est le coffret des 3 volumes  L’Arabe du futur ! Tout le monde connaît, presque tout le monde l’aime, il nous fait marrer même quand il joue au foot avec un chien en guise de ballon ou qu’il va à l’école avec un sac plastique à la place d’un cartable. A la librairie une fois on m’a demandé si j’avais les BD écrites par « le gentil arabe »!!! Shocking.

Sinon, bonne chance pour trouver quelqu’un qui n’a aucun des 3 à qui vous pourrez l’offrir… Sinon abattez-vous sur le tome 3 des Cahiers d’Esther qui est savoureux ! L’entrée au collège lui a donné un bel élan.

Et puis, tiens, j’y pense… Il y a quelques mois nous avions voyagé en Irak avec Lewis Trondheim et son épouse Brigitte Findakly, le temps d’un Coquelicots d’Irak.

Brigitte y raconte son enfance paisible dans un Irak bien différent de celui de 2017 puis son arrivée en France. Une beau récit pour ados et adultes.

De quoi faire une belle balade orientale en BD en cette mi-automne, n’est-ce pas ?

Pour finir la boucle, je termine sur Régis Lejonc qui a deux albums qui paraissent coup sur coup. Décidément c’est ma fête !

L’album Tu seras ma princesse, écrit par Marcus Malte et illustré par Régis Lejonc est publié chez Sarbacane. Un de ces albums dont on se dit : Mais quel merveilleux cadeau de naissance pour une fille !.  Alors oui, c’est pas de son âge mais qu’importe, elle l’aura pour plus tard. Ce livre c’est de la poésie pour les yeux et les oreilles, jugez-en par vous même avec ces quelques images :

 

Et franchement mes photos ne rendent pas du tout hommage à la beauté de l’ouvrage… En conclusion ce livre est une magnifique déclaration d’amour d’un papa à sa fille, à vous fiche la larme à l’oeil.

Chacune des pages d’illustration pourrait donner lieu à une affiche ! Tiens, d’ailleurs, connaissez-vous celle éditée par La Maison est en carton sur le thème d’Alice au pays des merveilles ? Je vous suggère un petit clic sur le lien…

Bonnes lectures !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je ne suis pas un auteur jeunesse. Vincent Cuvellier.

Quelle joie de retrouver Vincent Cuvellier « à confesse » ! Car si j’aime l’écrivain de fiction qu’il est, j’adore encore plus qu’il se livre sans façon. Déjà, dans La fois où je suis devenu écrivain, j’avais pris un plaisir dingue à lire ses confessions d’élève médiocre au talent fou.

Dans Je ne suis pas un auteur jeunesse, lui  au « charisme d’une palourde », lui qui se revendique le spécialiste du « petit livre rigolo » ne veut pas entendre parler d’auteur jeunesse. Et faut pas le chercher avec ça :

J’imagine un musicien qui ferait des disques pour enfants et qui dirait « je suis compositeur jeunesse ».

N’a t’il pas franchement raison ?

Dans ce nouvel ouvrage, l’auteur nous raconte son métier, sa passion, ses galères, ses joies, ses colères. Comme d’habitude, toujours sur un ton juste, dans le langage oralisé qui le caractérise avec cette manie jubilatoire du bon mot au bon endroit. Le mot qu’il faut : grossier si nécessaire, soutenu si la situation l’exige. J’ai trouvé très intéressant en tant que libraire et participant à l’organisation d’un salon de BD, de lire son avis sur les rencontres avec les scolaires ou l’organisation des salons du livre… J’ai été choquée qu’il ait été invité dans des classes où les maîtresses n’avaient même pas pris la peine de faire découvrir un de ses livres aux élèves. M’est avis qu’il a bien fait de se casser même si ça lui a valu une certaine réputation d’emmerdeur. Tant pis. Y a des limites.

J’ai beaucoup aimé que l’auteur convoque ses figures paternelles et de référence et qu’il les fasse intervenir tout au long de ses confessions. C’est le général De Gaulle qui intervient le 1e, et le général faut pas le titiller. Il se plait à bousculer Vincent Cuvellier « Tu arrêtes de faire ouin-ouin, et tu essaies une dernière fois de devenir écrivain ».

Puis on croise aussi Lino Ventura en train de « slurper » des pâtes. Il se laisse pas emmerder Lino, parce que c’est bien de pas se laisser marcher sur les pieds. Puis, Claude François l’inattendu qui débaroule. Tous ces personnages tissent avec l’auteur de savoureux dialogues, viennent tantôt lui botter le cul tantôt l’apaiser.

Quel soulagement d’écrire un article sans trop surveiller son langage !

Merci Vincent Cuvellier d’avoir depuis tant d’années libéré la parole et les mots de leur carcan. Merci d’avoir remisé la double négation au placard. Merci de cette franchise nécessaire à propos de votre métier parfois ingrat. Merci de dire aux élèves médiocres qu’ils ne seront pas rien dans la vie pour autant.

Lisez Vincent Cuvellier ! Il y en a pour tous les âges. Gavez-vos gosses d’Émile, la série culte pour les jeunes lecteurs qui parle de vieilles dames, de poubelles et d’enterrement, avec parfois des soupçons d’endives au  jambon. Et puis, tous ses romans, qui se dévorent si vite. Aucune excuse ne sera tolérée !

 

 

Les optimistes meurent en premier, Susin Nielsen.

 

Chère Susin Nielsen, une fois encore des millions de mercis ne suffiraient pas.

J’en viens à me demander si un jour vous écrirez un livre bof-bof ou si nous sommes condamnés à ne lire que des romans extraordinairement malins sur l’adolescence. Ne vous plantez-vous donc jamais ? Ce n’est pas que je le souhaite mais une telle perfection sur une si longue durée… Déjà à l’époque où vous étiez scénariste pour Degrassi, la série pour ados qui nous a tou(te)s fait fantasmer, vous aviez tout compris sur ces petits êtres dont l’âge varie entre 12 et 18 ans.

Grande prêtresse de l’ado tourmenté, déglingué, amputé, orphelin, alcoolique, dépressif ; malgré tous ces tourments, vos livres ne sont que lumière, joie, rire et espoirs les plus fous. On entre dans vos histoires par la petite porte, on s’immisce dans l’intimité généralement pas folichonne d’un groupe d’ados et l’on en ressort fort, fort comme jamais. Convaincu que la vie vaut d’être vécue malgré tout. Heureux aussi un peu, d’avoir passé ce cap, ces années folles pendant lesquelles tout et rien n’est possible à la fois.

Alors merci encore. Comme pour Ambrose le roi du scrabble, comme pour Henry K larsen, comme pour Violette qui voulait marier sa mère à George Clooney et tous les autres héros des romans précédents. Merci de les ramener à la vie.

Dans ce nouveau roman, Petula de Wilde a plein de manies qui exaspèrent tout le monde. Mais ce n’est pas de sa faute, elle croule sous la culpabilité depuis que sa petite sœur est morte. Alors, dans son établissement scolaire, elle va toutes les semaines fréquenter « le club des tarés ». Il y a là, une alcoolo/toxico, un amputé/mytho, un qui a été privé de l’enterrement de sa mère et qui s’en remet pas. J’en passe… Aucun, d’entre eux n’est bien sûr que faire de l’origami avec Betty la psy stagiaire va les sortir du marasme psychologiques dans lequel ils sont englués. Ils n’en ont même rien à faire.

Pourtant dans ce club des toc-toc, il va finir par y avoir une alchimie bénéfique et tous sauront exorciser leurs démons, sous l’oeil brillant de larmes de Betty qui n’est pas peu fière de sa session de déglingués.

Une fois de plus Susin Nielsen a tout compris. Encore un roman merveilleux sur ces (in)oubliables années boutonneuses et fildeferrées.

 

Et comme le dit la 1e page :

Le pessimiste a plus souvent raison que l’optimiste,

Mais l’optimiste s’amuse davantage…

Et ni l’un ni l’autre ne peuvent arrêter le cours des évènements.

ROBERT A. HEINLEIN.

 

 

 

La Cabane aux livres saison 2 !

Aujourd’hui nous avons reçu de bien bonnes nouvelles de Véronique Dumon, attachée de presse de La Cabane à Histoires ! Nous nous faisons une joie de la partager avec vous !

« La Cabane à histoires », la série qui a pour ambition de donner envie de lire aux enfants.

Diffusée à la télévision depuis le 5 novembre 2016 sur Piwi+, puis éditée en DVD* (un volume 2 est en préparation pour début  2018) et disponible en VOD chez Arte Edition depuis mars, elle ouvre ses portes depuis le 31 mai dernier sur grand écran (Gébéka), proposant aux habitués de retrouver au cinéma les histoires qu’ils aiment, et à ceux qui ne la connaissent pas encore, de venir s’y installer, le temps de 7 histoires au fil des saisons (999 têtards, Brigitte la brebis et Michel le Mouton, Dragons père et fils, Cornebidouille, Le festin de Noël, La Véritable histoire du Grand Méchant Mordicus, Mon Chien qui pue). Autant d’occasions de franchir le seuil de cette cabane déjà connue dans une 15ne de pays autour du monde.

 

La cabane à histoires était aussi en juin en compétition officielle au Festival international du film d’animation d’Annecy, avec « Rosa-Lune et les loups » d’après l’album de Magali Le Huche (Didier Jeunesse).

 

Et l’actualité aujourd’hui, c’est le tournage de la 2ème saison qui bat son plein en région parisienne. Toujours réalisée par Célia Rivière et produite par le producteur français Dandelooo avec le studio Caribara installé à Paris et Annecy, cette nouvelle saison sera composée de 23 nouveaux épisodes. 23 nouveaux albums issus de 16 maisons d’édition, à explorer (« Méchant petit prince » de Grégoire Solotareff – L’école des Loisirs, « Gina la Gorgone » de Nadja – Playbac, « Le pire anniversaire de ma vie » de Benjamin Chaud – Hélium Actes Sud…), à animer, à lire et à découvrir à la télévision en 2018 sur Piwi+.

 

Le concept : 9 enfants (5 amis ont rejoint Lisette, Fanny, Antoine et Tiago cette saison pour accompagner les jeunes téléspectateurs dans leurs nouvelles découvertes littéraires), se retrouvent dès qu’ils ont un moment, par petits groupes, dans une cabane cachée dans les arbres. Ils y partagent l’histoire de leurs livres préférés, « plongent » dans les images et, surtout, donnent envie aux autres de la lire. Ou d’apprendre à lire pour pouvoir la partager à leur tour avec d’autres enfants.

 

BD 2017 : séance de rattrapage.

Oh la la ! Il y a tant de bandes dessinées dont je n’ai pas eu le temps de vous parler !

J’ai rencontré des héros et héroïnes à vous faire vibrer des jours entiers ! Ils s’appellent Momo, Chaussette, Dagobert, Merlin, Verte, Félix, La fouine, Calliope, Sucre de pastèque, Eugène, Ursule, Anastabotte… J’ignore pourquoi ils ont tous des noms originaux ou qui étaient démodés avant mais qui reviennent en force. Ceux qui ont des noms d’animaux en sont vraiment, rassurez-vous. Ceux qui portent des noms de vêtements ne sont pas des habits pour autant…

sfar

21,90€ ed. Flammarion.

Commençons par celui qui n’est pas franchement une bande-dessinée : A cause de la vie de Véronique Ovaldé au dessin et Joann Sfar au texte (une bien piètre blague s’est dissimulée dans cette phrase). Personnellement chaque fois que j’ai montré ce livre à un client, il m’a dit « Ah, mais oui, ils sont passés à La grande librairie ; ils avaient l’air si complices ! ». J’ai donc été chaque fois bien aidée puisque apparemment les deux zigotos ont sacrément fait le show.  Et mon boulot avec. Va peut-être falloir que je finisse par regarder ce replay par ailleurs.

C’est donc l’histoire d’une jeune ado qui elle aussi a un nom qui était à la mode avant (mais qui n’a pas fait de revival depuis et que je ne citerai pas pour ne vexer aucune Nathalie lectrice). Elle décide donc de  se faire appeler « Sucre de pastèque », ce que je trouve nettement moins joli et facile à porter. En même temps on est dans le bon timing popularité du prénom car on est dans les 80’s. Tout ce paragraphe ne sert donc à rien.

Elle aime exagérer, se plumer les cheveux, piquer du rouge à lèvres en cachette, écouter les Smiths (en lien une de leur chanson que j’adore et qui existe en version revue et corrigée par Ebony Bones). Elle attend le prince charmant en se prélassant dans son vieil appartement. DING DONG ! Le voilà, tout chétif et craintif. Début d’une folle et belle histoire d’amitié entre deux gamins du même immeuble qui réinventent une façon d’être amis en se voyant à peine, à grands renforts d’ingéniosité.

Un livre inclassable pour tous les publics qui aiment les histoires touchantes et farfelues. Avec de jolies illustrations de Joann Sfar et un texte minutieux, malicieux, généreux de Véronique Ovaldé. Immense coup de cœur. Je l’ai serré dans mes bras quand je l’ai fini. C’est dire si je l’ai aimé.

verte

14,00 €, ed. Rue de Sèvres.

Elles vous sont certainement familières. Verte, Ursule et Anastabotte sont 3 sorcières de la littérature jeunesse nées sous la plume de Marie Desplechin dont les aventures sont parues en roman sous les titres Verte, Pome et Mauve. Il y a fort à parier qu’il y aura 3 BD aussi… Dans cette adaptation fort fidèle au roman, je n’ai donc pas été déçue du tout de retrouver ces trois générations de nanas. Des personnages pétillants, une magie inoffensive ou bienfaitrice et surtout, surtout cette bonne idée de proposer à Magali Le Huche d’illustrer cet album. Le résultat est pimpant comme tout, joliment coloré et plein de motifs mimis comme tout ! Alors c’est un grand oui pour cet album !

 

momo

16 €, ed. Casterman.

Momo… ah, Momo ! Lisez Momo, je vous en conjure ou je démissionne ! Car tant de beauté et de subtilité ne peuvent passer inaperçues et méritent bien un caprice de libraire. Moi aussi je peux taper des pieds dans les rayons en chouinant.

A l’illustration : Rony Hotin, subtile combinaison de Miyazaki et Vivès (y a pire, non ?) nous emporte loin, très loin dans l’émerveillement. Le scénario de Jonathan Garnier nous fait faire le yoyo des émotions, le grand huit des sentiments. C’est certainement l’une des plus belles et tristes histoires d’enfance que je connaisse. Et moi j’adore chialer et rire en même temps alors je me mets à soupçonner que messieurs Hotin et Garnier aient écrit ce livre pour moi (mais ça devient n’importe quoi).

Sublime et aux avis unanimes (du moins parmi mes collègues et tous ceux qui l’ont lu).

Officiellement pour enfants, mais franchement on s’en tape et on l’offre à tous ceux qui aiment la BD.

bambou

12,00€, ed. Rue de Sèvres.

Allez, hauts les cœurs ! Une histoire positive, pleine d’espoir pour le futur et la nature…

Une forêt de bambou se meurt. Et oui ! C’est triste,  mais c’est comme ça (que commence l’histoire en tout cas, parce qu’après je vais encore passer pour celle qui n’aime ni les animaux, ni la nature, ni les gosses etc.)

Il suffit de regarder la couverture pour être les pupilles toutes écarquillées par la splendeur de l’illustration, par le choix des couleurs et les attitudes et expressions des personnages.

Animaux et humains vont s’unir afin de sauver la forêt dont les bambous disparaissent les uns après les autres. Une très jolie histoire de Richard Marazano auteur d’un certain nombre de mes séries chouchoutes, notamment pour la jeunesse Yin et le dragon, Le monde de Milo, Le rêve du papillon, etc.

J’ai été vraiment émue à la lecture de cette BD et ne regrette pas un instant cette dangereuse balade en forêt.

chaussette

10,95€, ed. Delcourt.

Loïc Clément et Anne Montel, auteurs d’un de mes chouchous : Le temps des mitaines, poursuivent leur singulière œuvre qui ne ressemble à nulle autre parmi les BD jeunesse. Si j’hésite à utiliser l’adjectif mignonne à l’encontre de leur œuvre, c’est qu’on peut parfois l’associer à « cul-cul ». Et aussi parce que finalement ce n’est certainement pas assez flatteur pour refléter l’esprit de leurs albums. Que dire alors ? Des livres coquets, délicats, croquignolets, ravissants, aux teintes subtiles plus que de raison (le boulot d’Anne) et aux histoires tantôt intrigantes : Le temps des mitaines T1 se lit comme une enquête policière, tantôt engagées comme dans Le temps des mitaines t2 dans lequel les personnages prennent conscience de plein de choses de grands.

Mais toujours et avant tout profondément humaines et attentives aux autres. C’est une des choses que j’aime chez eux, on sent qu’ils aiment les gens et aussi qu’ils ne veulent pas prendre les enfants pour des imbéciles.

Dans Chaussette, une amitié discrète prend forme entre un petit garçon à la curiosité aiguisée et sa vieille dame de voisine. Un joli duo s’amorce au fil des pages. On déambule avec la « vieille » Chaussette et son chien Dagobert dans une ville pleine de couleurs pastel et de vie. On s’y sent bien dans ce quartier !

Et en prime, ça fera plaisir à ma cliente orthophoniste d’hier qui voulait que je fasse passer ce message aux éditeurs : « Imprimez vos livres en écriture attachée et pas en majuscules ». Parce que c’est vrai que la belle écriture d’Anne est quand même plus jolie. Et si ça peut aider les enfants en difficulté de lecture, je relaye ce message avec plaisir.

voleur

10,95€, ed. Delcourt.

« Portés par une joie immense, nos deux amoureux mirent fin à leur quête dans un festival de scintillements… »

A vos souhaits ! Si Félix est dans le coin lorsque vous éternuez, méfiez-vous ! Il pourrait bien vous piquer votre souhait pour le mettre en bocal… Une idée de Loïc Clément (oui, le même qu’au-dessus) qui s’offre ici une parenthèse en compagnie de Bertrand Gatignol. Changement radical d’illustration donc pour cette histoire. Gatignol dont je trouve le travail admirable, me fait toutefois d’habitude un peu peur parce qu’il aime bien les ogres, les marmites et les nonosses à ronger. Malgré tout, j’ai ouvert cet album avec grand enthousiasme parce que je me suis dit qu’il n’allait quand même pas infliger des trucs pareils aux gosses. Par ailleurs connaissez-vous Pistouvi ? Soit dit en passant…

pistouvi

L’alliance de ces deux talents Clément + Gatignol, c’est le combo magique ! Moderne, inventif, avec une fin en feux d’artifices, cet album est une pépite.

Les aventures de Félix le collectionneur de souhaits et de Calliope qu’on dirait sortie tout droit de la Grèce antique, sont fabuleuses et émouvantes. Dans un monde où il n’y a qu’eux qui compte, ils errent à la recherche de leurs désirs les plus chers dans un Paris à la fois réel et qui pourtant semble étrangement imaginaire. En vain.

Et nous on a la larme à l’oeil de tant de poésie et de beauté.

Les bonus à la fin ont un intérêt certain pour tous les curieux de l’édition. Les secrets de la création de l’album, les négociations avec l’éditeur, les arguments des uns et des autres offrent une belle conclusion à ce magnifique Voleur de souhaits.

 

Et voilà, c’est fini pour aujourd’hui. Sachez que ça me tue de ne pas vous parler du prochain Bastien Vivès qui sort début mai que j’ai dévoré d’une traite et que je ne fais qu’y penser depuis… Mais franchement, vous mettre l’eau à la bouche pour un livre pas encore paru, ça se fait trop pas.

Une autre fois !

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Maison Eliza

Ce n’est pas dans nos habitudes de faire de la publicité, toutefois ce charmant communiqué de presse a atterri dans notre boîte mail et nous nous faisons un plaisir de le partager avec vous.

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De très beaux livres illustrés pour les enfants de 3 à 9 ans
et les adultes passionnés.

Une maison d’édition jeunesse solidaire et responsable.

Un engagement solidaire :

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Maison Eliza aimerait donner aux enfants (et aux grands) la possibilité, grâce aux livres, de s’évader, de rêver, de laisser leur esprit vagabonder, de stimuler leur créativité, de découvrir, de voyager et surtout de gagner en liberté.

Trop d’enfants n’ont pas cette chance. Ainsi, Maison Eliza souhaite s’engager de manière durable pour que le plus grand nombre d’enfants ait accès à la lecture.

Pour 5 livres vendus, Maison Eliza donne 1 livre à un enfant qui a peu accès à la culture grâce à des partenariats mis en place avec des associations.
Ces associations nous soutiennent déjà dans cette démarche :
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Un engagement responsable :

Chez Maison Eliza, les personnages sont bien traités ! Ils sont tous imprimés en France ou en Europe proche et pour chaque arbre abattu pour nos papiers, au moins un nouvel arbre est planté.
Nos sorties en février : 
eliza6-copieMonsieur Martin a quelques centimètres en moins. Du haut de sa petite taille, personne ne le remarque jamais, malgré tous ses efforts. Jusqu’au jour où il commence à grandir, grandir…
Auteure – Illustratrice : Caroline Attia
 Dès 4 ans
 Différence, Tolérance
 Cartonné  20 x 22,5 cm  36 pages
 En vente le 13 février
Une Italie
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La recette des arancini siciliens, la statue immergée de Padre Pio, les fontaines de Rome… Une Italie vous embarque pour un parcours poétique à la découverte de ses régions. Un panorama tout en aquarelle et une manière atypique d’appréhender le pays. L’Italie est la première destination d’une série de livres de voyage.

 Auteur – Illustrateur : Johan Dayt
 Dès 7 ans et pour toute la famille
 Découverte, voyage
 Broché  12,5 x 22 cm   88 pages
 En vente le 13 février

Actuellement en librairie :
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les ouvre-blogueuses retournent à l’école

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On avait juré qu’on ne nous y reprendrait plus ! Après avoir sué sang et eau lors du Master LIJE du Mans, nous avons décidé de nous inscrire à l’Université de Liège… Bon sang, je m’éloigne encore plus de chez moi !

Pas grave, pas besoin de prendre le train ni rien, tout se fait derrière son clavier. Bien au chaud chez nous nous reprenons donc encore une fois le chemin de l’école…

Le premier qui se MOOC va m’entendre. (J’ai un peu honte de cette blague).

Si vous êtes motivés et un peu dingue aussi voilà le lien pour tout savoir sur cette formation en ligne :

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:ulg+108002+session01/about

Il y a aussi une page Facebook !

Motivé(e)s !