Maison Eliza

Ce n’est pas dans nos habitudes de faire de la publicité, toutefois ce charmant communiqué de presse a atterri dans notre boîte mail et nous nous faisons un plaisir de le partager avec vous.

eliza

De très beaux livres illustrés pour les enfants de 3 à 9 ans
et les adultes passionnés.

Une maison d’édition jeunesse solidaire et responsable.

Un engagement solidaire :

unnamed

Maison Eliza aimerait donner aux enfants (et aux grands) la possibilité, grâce aux livres, de s’évader, de rêver, de laisser leur esprit vagabonder, de stimuler leur créativité, de découvrir, de voyager et surtout de gagner en liberté.

Trop d’enfants n’ont pas cette chance. Ainsi, Maison Eliza souhaite s’engager de manière durable pour que le plus grand nombre d’enfants ait accès à la lecture.

Pour 5 livres vendus, Maison Eliza donne 1 livre à un enfant qui a peu accès à la culture grâce à des partenariats mis en place avec des associations.
Ces associations nous soutiennent déjà dans cette démarche :
eliza3-copie eliza4-copie eliza5-copie

Un engagement responsable :

Chez Maison Eliza, les personnages sont bien traités ! Ils sont tous imprimés en France ou en Europe proche et pour chaque arbre abattu pour nos papiers, au moins un nouvel arbre est planté.
Nos sorties en février : 
eliza6-copieMonsieur Martin a quelques centimètres en moins. Du haut de sa petite taille, personne ne le remarque jamais, malgré tous ses efforts. Jusqu’au jour où il commence à grandir, grandir…
Auteure – Illustratrice : Caroline Attia
 Dès 4 ans
 Différence, Tolérance
 Cartonné  20 x 22,5 cm  36 pages
 En vente le 13 février
Une Italie
eliza8-copie

La recette des arancini siciliens, la statue immergée de Padre Pio, les fontaines de Rome… Une Italie vous embarque pour un parcours poétique à la découverte de ses régions. Un panorama tout en aquarelle et une manière atypique d’appréhender le pays. L’Italie est la première destination d’une série de livres de voyage.

 Auteur – Illustrateur : Johan Dayt
 Dès 7 ans et pour toute la famille
 Découverte, voyage
 Broché  12,5 x 22 cm   88 pages
 En vente le 13 février

Actuellement en librairie :
eliza10

les ouvre-blogueuses retournent à l’école

mooc

 

On avait juré qu’on ne nous y reprendrait plus ! Après avoir sué sang et eau lors du Master LIJE du Mans, nous avons décidé de nous inscrire à l’Université de Liège… Bon sang, je m’éloigne encore plus de chez moi !

Pas grave, pas besoin de prendre le train ni rien, tout se fait derrière son clavier. Bien au chaud chez nous nous reprenons donc encore une fois le chemin de l’école…

Le premier qui se MOOC va m’entendre. (J’ai un peu honte de cette blague).

Si vous êtes motivés et un peu dingue aussi voilà le lien pour tout savoir sur cette formation en ligne :

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:ulg+108002+session01/about

Il y a aussi une page Facebook !

Motivé(e)s !

Sally Jones, de Jakob Wegelius.

Je n’en démordrai pas ! Sally Jones est le meilleur livre que j’ai lu en 2016.

sally

Sally Jones, de Jakob Wegelius, ed. Thierry Magnier, 16,90 €.

L’héroïne, appelée Sally Jones (attention ! d’une seule traite, pas seulement Sally) est une gorille, ce n’était pas gagné que je me passionne pour sa vie. Et pourtant je ne me souviens même pas depuis quand je n’avais pas ressenti pareille émotion en lisant un roman pour ados ! Si je cherche bien, je crois que ça remonte à Black Out de Brian Selznick et ça doit faire une paire d’années…

Alors oui, je ne lis plus beaucoup de romans car je suis désormais libraire « spé BD » mais j’ai à cœur de découvrir encore des livres pour enfants.

Sally Jones ce sont deux ouvrages écrits par le suédois Jakob Wegelius, à la fois auteur et illustrateur de génie. Un roman paru en juin, puis un album « préquel » dans lequel on découvre la vie de Sally Jones avant l’histoire narrée dans le roman.

sally2Sally Jones, la grande aventure, de Jakob Wegelius, ed. Thierry Magnier, 15,50 €.

Pensant que je n’aurais jamais le temps ni le courage de lire un si gros roman, j’ai fait tout l’inverse ! Attirée par les gravures de l’album, je l’ai parcouru pensant simplement faire une jolie découverte. Mais j’ai été renversée par la vie de cette gorille malchanceuse. Rarement l’empathie m’aura autant envahie pour un personnage romanesque. Ici une petite vidéo alléchante… Dans le foulée j’ai dévoré le roman y pensant jour et nuit. Un soir j’ai même fait la tronche à mon mari parce qu’à cause de je ne sais plus quoi je n’avais pas eu le temps de lire Sally Jones le soir…

Malmenée par la vie depuis sa naissance, son existence n’a rien de bienheureux. Volée, vendue, esclave de maîtres tous plus ou moins indignes, Sally Jones va connaître bien des tourments mais aussi rencontrer de vrais amis prêts à tout pour elle. Punaise, heureusement parce que sinon ce serait carrément la cata.
Tour à tour cambrioleuse de haut vol, mécanicienne, réparatrice d’accordéons, joueuse d’échecs…. L’étendue de ses talents et sa remarquable intelligence font d’elle une compagne admirable. Bien que non douée de la parole elle est une véritable amie pour tous ceux qui veulent son bien. Le premier à croire en elle et à lui donner le goût de la liberté c’est Henry Koskela, dit Le Chef, marin qui va lui apprendre la mécanique. Tous deux vont devenir inséparables. Pendant tout le roman Sally n’aura de cesse de parcourir le monde pour faire innocenter son ami accusé à tort de meurtre.

C’est parti pour un mémorable voyage qui part des pentes de l’Alfama de Lisbonne au Palais du Maharadja de Bapur ! La partie portugaise de l’histoire fait la part belle à la ville de Lisbonne. On sent tout l’amour qu’a l’auteur pour cette ville qu’il dépeint admirablement. On sent les odeurs de nourriture et d’embruns et l’on est bercé par la douce voix d’Ana Molina et le cri des goélands qui planent sur les toits de la ville. Au rez de chaussée, dans son atelier où il conçoit et répare des accordéons, Luigi Fidardo est perplexe à l’idée de cohabiter avec une gorille… Mais personne ne résiste aux désirs d’Ana qui veut à tout prix sauver Sally Jones ! Tout comme moi Luigi succombe.
Tous aux petits soins pour cet improbable colocataire, ils auront le cœur lourd lorsque Sally Jones partira pour l’Inde chercher les preuves de l’innocence du Chef. Eux restent à quai, mais moi je file avec elle sillonner les mers !

De nouveau seule et vulnérable, Sally Jones quitte le cocon douillet de l’Alfama pour une périlleuse traversée et une enquête minutieuse à travers l’Inde. Cette autre partie du roman, tout autant réussie, fait la part belle à la grandiloquence des maharadjas. Profusion de saveurs, de couleurs, de pierres précieuses, Sally Jones découvre un univers impitoyable en entrant au service du Maharadja. Tous jaloux de ce singe qui leur spolie leur travail, les employés du palais vont lui faire la vie dure…

Roman d’aventure dans lequel les ambiances sont impeccablement posées, l’on ne peut que tourner les pages à un rythme effréné. Y a des gens qui appellent ça un « page turner » mais je n’aime pas trop ça.

La langue est belle, les images qui défilent devant nos yeux sublimes.

Je suis fière de dire que j’ai ri et pleuré en lisant Sally Jones ! Je n’arrêtais pas de tout commenter, ce qui gênait un peu les lectures de mon mari qui sait dorénavant tout de ma nouvelle meilleure amie ! Sally par-ci, Sally par-là, le pauvre, heureusement qu’il est compréhensif… Parce que je n’arrêtais pas de lui taper sur l’épaule pour lui raconter des passages. Parfois il me regardait un peu inquiet parce qu’il ne savait pas si je riais ou si je pleurais, parfois c’était les deux à la fois… Sally Jones est un livre vivant !

Je vous conseille vivement de lire un extrait (le début du roman).

Je vous déconseille de taper « Sally Jones » dans un moteur de recherche car il y a que des filles vraiment chelou qui apparaissent.

Je vous déconseille aussi de taper Sally Jones tout court sinon je vous fracasse la tête.

20 décembre…

 img_1736

Dead dead demon’s dededede destruction !!!

C’est bien le titre de cet étonnant manga qu’il ne faut pas rater. Entraînez-vous à le prononcer avant d’aller chez votre libraire…

Dans une société japonaise post Fukushima, il se trame des choses bizarroïdes sans que rien ne se déclenche vraiment. Alors on vit comme avant même si on a un gros gros gros vaisseau extraterrestre au dessus de la tête… La vie d’adolescentes qui gardent la pêche et leurs délires de lycéennes malgré ce spectre qui plane.

Sublimement dessiné. Gros coup de cœur. Ados/adultes.

d’Inio Asano aux éditions Kana, 5,95€.

Ma vie de scénariste : Marie Manand

Marie MANAND est une de nos blogueuses. Et désormais une scénariste de livres pour enfants, en plus de son activité de scénariste pour la télévision. Nous l’avons rencontrée en 2011 lors de notre 1e année de Master à l’université du Mans. Elle était un peu timide, les joues roses, ses cheveux frisottaient joliment. Elle hésitait beaucoup entre un diplôme de littérature pour la jeunesse et un de cinéma. Autant vous dire qu’on l’a perdue en route ! Mais nous la retrouvons aujourd’hui avec enthousiasme et nous ne lui en voulons pas un instant d’avoir abandonné notre Master pour prendre un autre chemin. Toutes ces années Marie a contribué au blog, souvent pour nous parler cinéma. Aujourd’hui c’est elle qui se raconte un peu. (N’oubliez pas qu’elle est timide et qu’elle rougit facilement.)

Gaëlle : Coucou Marie ! Tu es contente d’être de l’autre côté de la chronique ?

Je suis plutôt intimidée ! Heureusement que cette toute première interview est menée par une amie !

MARIE ET SES FILMS

Gaëlle : Toi qui est scénariste, il paraît qu’au pluriel on doit dire scenarii et non pas scénarios. Mais en vrai, toi qui est dans le milieu, qui utilise ce mot (à part moi, mon mari et les profs de latin). Je veux des noms !

J’avoue que toutes les personnes que j’ai entendu parler de « scénarii » ne sont en réalité… Pas scénaristes. Donc même si ça fait connaisseur de l’employer, en vrai pas tellement !

Gaëlle : Quand on regarde ton CV , on s’aperçoit que tu n’as pas vraiment quitté la littérature jeunesse finalement ! Beaucoup de tes histoires sont adressées à un jeune public. Certaines sont issues de la bande-dessinée même, j’imagine que c’est un choix de ta part de t’adresser aux enfants ?

C’est un vrai plaisir. Même si j’aime écrire pour les adultes aussi, écrire pour les enfants a quelque chose de joyeux, tendre… Et puis avouons-le : j’aime quand les histoires se terminent bien. Et ça tombe bien, car c’est toujours le cas dans les séries d’animation !

Gaëlle : D’ailleurs, comment on parle le jeune ? Y a t’il un langage de l’âge ? Je suppose que tu es très attentive aux dialogues et que tu y fais entrer l’air du temps. Tes personnages ont-ils le seum ? Sont-ce des bg et des lpb ? Tkt y a pas de bonne réponse ! (PS : il est possible que ces expressions soient déjà démodées…)

Justement, comme les expressions se démodent très vite, il vaut mieux éviter de les employer au risque de trop « dater » le scénario (sauf si c’est voulu). Le mieux est de s’efforcer à dialoguer naturellement, avec un langage simple, du quotidien… Et pourquoi pas d’inventer un argot juste pour ton héros, comme dans Titeuf !

Gaëlle : Tu travailles seule dans ton coin ou toujours en équipe ? Que préfères-tu ? Je crois que tu fais aussi partie d’un collectif SOAP. Peux-tu nous en dire plus sur ta manière de travailler ? As-tu un bureau mal rangé dans un coin de ton appartement ou un endroit dédié à ton travail ?

J’ai effectivement un bureau dans un coin de mon appartement… Mais je ne l’utilise pas beaucoup ! Je préfère largement la table du salon, au grand désespoir de mon copain qui voit mes dossiers et mes cahiers trainer un peu partout.

J’écris parfois seule, parfois en binôme ou même en trinôme, cela dépend des projets ; parfois avec d’autres scénaristes, parfois avec un(e) réalisateur/trice, ou producteur/trice… C’est bête à dire, mais c’est surtout une histoire de rencontre. Malgré tout, il est vrai que ce métier peut vite devenir solitaire si l’on n’y prête pas attention !

C’est aussi pour cette raison que je fais partie d’un collectif de scénaristes, SOAP (Sons of a Pitch). Nous nous réunissons deux fois par mois pour discuter de nos projets, nos envies, et pour avoir des retours constructifs et bienveillants sur nos textes. Ce collectif m’est très précieux, car il me permet aussi de me confronter à d’autres professionnels, et donc d’apprendre et de m’améliorer en permanence.

Je dis ça car je serais incapable de bosser chez moi…

Ha ça, je te comprends ! Heureusement, j’ai la solution : un chat et une théière. Avec ça, tu carbures toute la journée.

MARIE ET SES LIVRES

molang1

Il y a quelques jours, la Molangmania a débarqué en librairie ! J’allais dire « quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ton nom sur la couverture !», mais j’avoue que tu nous avais averties de la parution de cette série (et en plus j’ai pas vu ton nom sur la couverture). GRRR ! Ca ne m’a pas plu mais je l’ai trouvé en tout petit sur la 4e de couverture quand même…

Gaëlle : Quand je vois tous les projets que tu as en développement pour le cinéma et tous ceux qui bouillonnnent sûrement dans ta tête, je me demande quand tu as eu le temps de te consacrer à ta série de livres jeunesse. Tout cela m’intrigue ! On veut tout savoir. Tout d’abord : comment t’es-tu retrouvée à mettre des mots sur des émoticônes coréens ? Est-ce l’éditeur qui t’a contactée ou les as-tu démarchés ?

J’avais rencontré à plusieurs reprises les éditrices de Flammarion Jeunesse, à qui j’ai proposé moult histoires sans que ces projets n’aboutissent. Mais je crois que ma persévérance a payé, et qu’elles étaient également intéressées par mon profil de scénariste télé. Elles m’ont donc proposé d’écrire toute la série des Molang, et je me suis empressée de leur dire oui !

Gaëlle : Il paraît que Tchoupi est un manchot (source éditeur), peux-tu nous confirmer que Molang est un lapin ?

Il semblerait en effet. D’ailleurs, tout le monde croit que ça s’écrit Mölang, à cause de la couverture, mais non : il s’agit de ses oreilles (de lapin donc) !

Gaëlle : Dans quelle mesure as-tu été libre dans ce projet d’écriture ? Est-ce toi qui a proposé les sujets ou t’a t’on imposé des titres (les saisons, le déguisement etc…)

J’ai été relativement libre. Quand je dis « relativement », c’est qu’il y a toujours des règles à respecter : l’âge des lecteurs tout d’abord, puisqu’il s‘agit de livres à destination de la petite enfance, ce qui influence forcément les thématiques abordées. Mais aussi des problématiques très concrètes, comme le nombre de pages ou la longueur du texte (pour les petits livres en carton). Après, j’ai pu écrire toutes les histoires que je souhaitais !

  th 14373052581538661507theffdgb8m

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gaëlle : Une chose m’intrigue cependant… Pourquoi 4 petits formats pour les bébés et un grand album ? Une idée à toi ?

Il y aura en réalité 11 petits formats, les 7 prochains devraient sortir dans les mois qui viennent. J’avoue que je n’en sais rien, c’est une excellente question : il faudra que je la pose à mes éditrices !

Gaëlle : Ces histoires ont-elles un rapport quelconque avec la série TV ? As-tu toi même un lien avec cette série en tant que scénariste ?

Je n’ai jamais écrit pour cette série, et je me suis d’ailleurs interdit d’en regarder des épisodes pour ne pas être tentée d’en reproduire les histoires dans les livres, qui sont très différents. A l’inverse, Millimages, la société de production qui a créée et fabrique la série, lit tous mes textes.

Gaëlle : J’imagine que c’est très compliqué d’écrire des histoires toutes simples pour les bébés ? Je crois que Jeanne Ashbé a dit dans un article de Citrouille quelque chose comme « Je ne m’abaisse pas au niveau des tout-petits: je me hisse à leur hauteur». Qu’en penses-tu ? Comment as-tu appréhendé l’écriture pour les tout-petits qui ne représentent pas ton public habituellement ?

Ce n’était pas évident. Thèmes trop compliqués, ou à l’inverse trop décousus, il faut trouver le juste milieu. C’est difficile de révolutionner le genre… Mais je me suis efforcée à faire de mon mieux, et surtout à traiter avec tendresse le coeur du projet : la relation entre Molang et Piu Piu. J’ai beaucoup appris tout au long de l’écriture de ces 12 livres, et j’appréhende mieux, désormais, la narration pour les tout-petits. J’espère que j’aurai l’occasion d’écrire encore pour eux !

Gaëlle : Molang figure en 1e page du catalogue d’achat des droits étrangers de Flammarion, penses-tu faire le tour du monde avec tes lapins?

Mais j’espère bien ! Et je t’enverrai des cartes postales. Merci beaucoup pour cet échange !