Maxime, le retour !

Anne Percin pourrait écrire quinze millions de Maximades que je les lirais toutes !

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Voici le quatrième opus des aventures de Maxime, un ado plein de doutes et d’humour qui s’est transformé petit à petit en jeune adulte. Dans ce tome, il parvient à enrôler son groupe de rock, une bande improbable composée de son oncle, de l’ami de celui-ci et d’un flic, pour des vacances musicales. Se joignent à eux son amoureuse, ses deux meilleurs ami(e)s ainsi que sa petite sœur. Au programme : le festival de la moule, à Arcachon.

Même si j’ai trouvé ce volume moins hilarant que les précédents (Maxime deviendrait-il plus sage en grandissant ?), j’ai pris un énorme plaisir à partager les vacances de Maxime et de sa famille de cœur. Et comme toujours la BO est remarquable !

Je m’en vais maintenant me lancer dans la lecture de Sally Jones.

Vous vous en souvenez ? Gaëlle nous en faisait l’éloge ici.

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Noël avant l’heure !

Eh bien voilà, mon amie et collègue Cathy et moi avons été chargées de dépenser le reliquat de budget « bibliothèque » de notre école. Imaginez notre joie à l’idée d’acheter des livres sans que ce soit de notre poche.

Nous voilà donc parties mardi dernier faire nos emplettes dans une des librairies de notre ville. Et nous sommes revenues, après deux heures de recherche heureuse, heures qui sont passées de manière imperceptible, avec deux cartons remplis.

Je ne vais pas vous faire de liste aujourd’hui mais je reviendrai vous parler de ceux qui nous auront le plus plu. Parmi ceux-là il y aura surement :

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parce qu’ils m’ont tapé dans l’œil. Je vous en dis plus courant janvier. Je pense demander aux élèves d’écrire de brèves notes pour faire découvrir aux autres ces nouvelles acquisitions.

J’en profite pour vous souhaiter de très joyeuses fêtes de fin d’année !

La conquête de l’Ouest

Ce swestern-girloir, je viens de finir Western girl d’Anne Percin et j’ai pris beaucoup de plaisir à me lover sur mon canapé pour le déguster alors que le ciel nous abreuvait encore de sa prodigalité. J’avais déjà adoré Comment (bien) rater ses vacances. Et je crois que je vais suivre le filon de cette auteure car elle parvient à me faire, moi jardinière quadragénaire et accessoirement mère de trois lutins, me projeter dans ses personnages et ressentir leurs émois d’ado et que son humour me fait hurler de rire.

Bon, cet ouvrage n’est pas aussi hilarant que ne l’était Comment …, qui m’a fait me mordre la lèvre inférieure de peur que mes enfants ne paniquent à la vue de leur mère gloussant et pleurant tout à la fois derrière un livre. Premièrement parce que ce n’est pas très convenable : un peu comme avoir un orgasme en public, surtout quand le public ce sont ses propres enfants. Deuxièmement, parce qu’ils demandent toujours pourquoi je pleure de rire et que ce n’est pas drôle quand il faut leur expliquer pourquoi des phrases comme « Et ensuite… Boum. Non, pas exactement boum. Plutôt schpof. Les aubergines avaient explosé. » me font pouffer. J’y retrouve le même plaisir jubilatoire que lorsque je lisais Wodehouse.

Même si l’humour est plus discret dans cet opus, une chose reste et elle m’enchante : ce sont toutes ces références musicales. Moi qui ai une culture musicale ténue je fais de belles découvertes, sans sentiment d’imposture à la pensée de subtiliser les écouteurs d’un ado à la crinière improbable ou d’une cowgirl frenchie, mais plutôt comme si s’affichaient sur l’écran les titres de la BO du film, ce qui me semble une idée géniale !

Anne Percin réussit l’exploit d’écrire l’histoire d’une jeune fille passionnée de chevaux et de country sans mièvrerie. Elle nous parle aussi de tolérance et de découverte de l’autre.

A découvrir et à faire découvrir !

Ed. du Rouergue, collection doAdo. 12,60€

Missak, l’enfant de l’Affiche rouge

Vendredi dernier, alors que je faisais un petit tour dans la classe de ma collègue et amie, alléchée par les couleurs et les dessins de cet album, j’ai ouvert Missak, l’enfant de l’Affiche rouge. Et là, je dois dire que j’ai amèrement regretté de ne pas m’être fait le plaisir de me l’offrir la semaine précédente. En effet, nous avions eu le plaisir de rencontrer Laurent Corvaisier, l’illustrateur, lors de la séance de dédicace à la Médiathèque du Mans.

Je savais déjà que j’aimais le style de Corvaisier -mon budget plus que limité par les réjouissances des dernières fêtes ne m’avait pas autorisée, hélas, à céder à la tentation d’enrichir ma bibliothèque- mais, cette lecture fut un véritable coup au cœur. J’ai été bouleversée par le texte. Didier Daeninckx, à travers un récit à la première personne, nous raconte la vie de Missak Manouchian depuis son enfance heureuse en Arménie avant le massacre de son peuple et son exil au Liban puis en France, jusqu’à ce matin de février 1944 où il rédige une lettre d’adieu à sa femme, juste avant son exécution pour faits de résistance. Cette lettre figure d’ailleurs en fin d’album accompagnée de photographies et d’une brève biographie de Missak Manouchian.

En ces temps incertains et grisâtres, aux accents nauséabonds de patriotisme et de nationalisme mal placés, à mon humble avis, il devient urgent de souligner le courage, l’engagement et le dévouement de ces étrangers que l’on stigmatise. Des hommes et des femmes, des immigrés, se sont battus et se sont sacrifiés pour une certaine idée de la France ; peut-être celle de « Liberté, Egalité, Fraternité » allez savoir !

Aux Editions Rue du Monde, collection Grands portraits, 60 pages, 17€ ; de 9 à  99 ans.