Benjamin Lacombe et Sébastien Pérez, invités d’honneur du salon du livre de Margny-lès-Compiègne

Il y a quelques mois, je vous faisais part du prix ficelle qui réunissait plusieurs médiathèques de l’Oise autour d’une sélection d’albums jeunesse. Dans quelques jours, à l’occasion du salon du livre de Margny-lès-Compiègne, les lauréats de ce prix seront dévoilés! Et l’équipe nous l’assure quelques surprises nous attendent… Peut-être aurons-nous la chance de rencontrer quelques uns des gagnants!

affiche margny 2014 Le thème du salon, organisé par l’équipe de la médiathèque Jean Moulin, pour cette 15e année consécutive, est celui des duos : Sébastien Pérez et Benjamin Lacombe représentent l’un des duos auquel on pense spontanément lorsqu’il est question d’album pour la jeunesse : le duo auteur-illustrateur. Ils viendront donc s’exprimer à ce sujet et peut-être nous dévoiler quelques uns de leurs secrets lors de la rencontre prévue ce samedi à 15h à la médiathèque. En attendant, pour les plus impatients, il est d’ores et déjà possible d’y admirer les illustrations originales de Benjamin Lacombe. En effet, ses peintures à l’huile et à la gouache, époustouflantes par la maîtrise dont l’artiste fait preuve, sont exposées depuis deux semaines et seront encore visibles jusqu’au 22 octobre. Une date à retenir car il s’agit de la date de sortie de leur prochain album Les super-héros détestent les contes de fées. Vous découvrirez d’ailleurs en avant-première, au sein de l’exposition quelques planches originales de cet album! les super héros détestent les artichauts

Alors avis à tous les curieux! courrez faire de nouvelles découvertes! Pour consulter le programme complet du salon qui a lieu ce week-end, rendez-vous sur le site de la médiathèque.

Et pour vous mettre encore plus l’eau à la bouche, voici une petite sélection d’albums pour les touts-petits sur le thème du DUO, présentés hier lors de la rencontre partage organisée par l’association Grandir Ensemble.

lolaLola, d’Olivier Dunrea, Kaleidoscope, 2005. Lola, la petite oie jaune et ses petites bottines rouges qui vont l’amener à créer un duo avec une autre oie…

toiToi, de Martine Bourre, éditions Memo, 2008. Le duo protecteur mère-enfant? Grand-petit?

2petitesmains2 petites mains et 2 petits pieds de Mem Fox, Helen Oxenburry et Anne Krief, chez Gallimard, 2010. Comme le titre l’indique pour le duo formé par les deux mains, les deux pieds, une manière d’associer des bébés d’origines différentes et pourtant si semblables…

grodoudou et moiGrodoudou et moi, Didier Levy, Selma Mandine, Gauthier Languereau, 2011. La relation de l’enfant avec son doudou.

papaye-et-mamanguePapaye et Mamangue, de Lydia Gaudin Chakrabarty, éditions Chandeigne, 2012. Un album duo! Papaye d’un côté et Mamangue de l’autre. Album graphique sur la création d’un bébé et sur le duo père-enfant / mère-enfant.petite soeurPetite sœur, d’Iris de Moüy, l’école des loisirs, 2014. Le duo frère-sœurernestErnest, Catherine Rayner, Alice Jeunesse, 2014. Deux acolytes, un grand et un petit, jeu avec l’espace et le format du livre.voila voilaVoilà, voilà, Ilya Green, Didier jeunesse, 2014. Duos insolites d’enfants et d’animaux associés par la rime de leur nom.duo rigoloDuo rigolo qui es-tu?/ Duo rigolo où vas-tu?, Guido Van Genechten, Mijade, 2014. Imagiers associant des duos d’animaux par des points communs.

le petit curieuxLe Petit Curieux, d’Edouard Manceau, Milan , 2014. Livre jeu, le  duo « livre-lecteur », le duo « moi et le monde qui m’entoure ».DunCoteEtDeLautreD’un côté…, et de l’autre de Gwendoline Raisson et Ella Charbon, l’école des loisirs, 2014. Livre duo, deux histoires séparées par un mur, deux visions de la situation.

bonjour, au revoirBonjour, au revoir, Delphine Chedru, Albin Michel, 2014. Livre jeu, sur les duos contraires. A voir en bleu et en rouge.

Table ronde avec Elzbieta, Lionel Koechlin et Albertine

Le vendredi 29 septembre 2013, au Festival des illustrateurs de Moulins (Allier), Albertine, Elzbieta et Lionel Koechlin tenaient table ronde. Ils étaient interrogés par Anne-Laure Cognet. Voici pour vous, un compte-rendu non exhaustif (article déjà publié sur le blog du CRILJ en décembre 2013).

 . Pourquoi ce thème du cirque est-il si présent dans vos livres ?

 Elzbieta – Je ne suis jamais allée au cirque mais un cirque itinérant passait chaque année à Mulhouse. Les roulottes me fascinaient. Elles représentaient pour moi un univers mystérieux d’aventure et de voyage, tout en apportant aussi la sécurité de la maison. J’ai horreur du réalisme dans les dessins. Le cirque est pour moi une caricature de notre société.

 Lionel Koechlin – Je suis d’accord avec cette idée. Sous un chapiteau, on trouve le risque, la couleur, le danger. Il s’agit d’un concentré des ingrédients de l’Art, et d’un concentré de l’existence aussi. La piste est un cercle symbolique avec une entrée et une sortie. Je vais souvent au cirque. Le cirque doit rester poétique. Il ne vaut mieux pas connaître la réalité difficile du cirque. Il faut conserver le mystère. Pour moi le cirque est une manière de fuir le réel.

 Albertine – Je n’aime pas le cirque, cela me met mal à l’aise, mais j’ai fait un livre sur le cirque pour le Festival, Circus. C’est un laboratoire, un challenge, j’ai beaucoup aimé me prêter à cet exercice et j’ai simplifié mon dessin. Créer des livres, c’est un jeu sérieux : on se fait plaisir. Il faut se surpasser mais il y a toujours une part du dessin qui m’échappe. Nous construisons nos histoires à deux avec mon amoureux qui est écrivain. Je pense que je suis incapable d’écrire une histoire. Il y a une part d’enfance très grande dans ce travail de création.’

 Elzbieta : Si je devait être un personnage de cirque, je serai forcément un clown.

 . Quelle est la part de l’incident ?

 Lionel Koechlin – Quand on travaille sur un sujet, cela augmente notre perception de la chose : on capte plus facilement les informations dessus. Je recherche le dessin de travers, celui qui va ouvrir des portes.

 Elzbieta – Je n’essaie pas d’imposer une image, je la laisse venir. J’ai un travail plus large, qui va plus loin que l’album jeunesse : mon travail pour adultes comme m es carnets que publie cette année L’Art à la page sous le titre Journal 1973-1976. Il ne faut pas trop ‘vouloir’, il faut faire confiance à l’image qui sort.

journal elzbieta

 Albertine – Je suis tout à fait d’accord. Il y a quelque chose qui nous échappe et on a envie d’y revenir. On hésite, on est en panne. En fait, on veut aller plus loin. Dans ces cas là, je montre mes dessins à Germano et s’il approuve, alors je ne me pose plus de questions.

 Lionel  Koechlin – Je pense que beaucoup de livres pour enfants seraient bien pour les adultes. Il faut conserver l’équilibre instable du croquis, sur lequel il ne faut pas revenir car mieux serait moins bien.(1) La perspective classique est une convention que j’ai envie de détourner. Mes dessins ne sont pas réalistes. Je dessine comme on ne l’attend pas, par négation de la perspective notamment. Voir, par exemple, Croquis parisiens chez Alain Beaulet en 2010.

croquis parisiens

 Elzbieta – Mon premier livre était Petit Mops créé en 1972 et paru en France en 2009 aux éditions du Rouergue. J’ai appris à dessiner dans mon journal personnel. Cela a donné lieu à un style, celui que l’on retrouve dans ma dernière publication à l’Art à la page. Ce sont des dessins des années 1970. Je suis toujours fascinée par ce que l’on peut faire à partir du noir. Ces premiers dessins sont le fondement de tout. Petit Mops était une expérience : je voulais savoir ce que les enfants peuvent comprendre d’un dessin si minimaliste. Je suis une autodidacte. Ce sont les éditeurs qui m’ont demandé de mettre de la couleur dans mes dessins. Comme j’ai été contrainte par ça, j’ai voulu compenser en faisant des livres sur tout ce qui me passait par la tête. D’où des livres aux sujets très variés.

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 . Parlez-nous du format de vos livres…

 Albertine – Pour Les Gratte-Ciel (La joie de lire, 2011), j’ai utilisé la photocopie et ajouté les éléments de la maison étapes par étapes. Dans la création d’un livre, il y a Germano, il y a l’idée et il y a moi. Pour ce livre, la verticalité s’est imposée d’elle-même, le format allait de soi. Je porte aussi beaucoup d’intérêt à la banalité.

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    Dans Ligne 135 (La joie de lire, 2012): le format est important, il définit quelque chose. C’est l’espace dans lequel va se dérouler l’histoire. Celle-ci est née d’un passage de notre vie. Nous nous trouvions sur un monorail à Tokyo quand nous avons eu l’idée de faire un livre là-dessus.

ligne 135

 Elzbieta – Après Petit Mops, j’ai compris que les enfants étaient des êtres très intelligents. Ils fonctionnent d’une façon assez proche de celle de l’artiste. Oui le format du livre est important, c’est le théâtre de l’histoire. L’édition impose des contraintes, c’est une industrie. Le livre est très contraignant. On ne fait pas ce qu’on veut, ce n’est pas la même chose que l’œuvre de l’artiste qui, lui, est libre.

 Lionel Koechlin – J’ai testé le pop-up avec Pop-up Circus (Gallimard jeunesse, 2008).  et faire un pop-up, c’est formidable. Le cirque est un sujet rêvé pour ça. J’ai d’abord dessiné plusieurs propositions, plusieurs points de vue, puis l’ingénieur papier a mis le projet en relief.

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 . Comment envisagez-vous la question de la gravité ?

 Elzbieta – Je pense à l’enfant à qui je m’adresse. Je pense que c’est important de traiter de sujets importants aussi pour eux. Par exemple, dans Petit lapin Hoplà (Pastel, 2001), j’ai voulu traiter le sujet de l’enterrement et donner du sens à cet acte. Je pense qu’il faut donner de la matière aux enfants. Leur permettre de digérer ces événements de la vie.

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 Lionel Koechlin – J’ai envie de légèreté. Je ne veux pas traiter de sujets graves car je ne me sens pas à l’aise pour ça. Il y a d’autres auteurs qui le font et je trouve ça bien, mais moi je n’en ai pas envie.

 Albertine – C’est une belle question… On ne peut pas vivre sans être traversé par beaucoup de choses et il faut faire avec tout ça. Quand on fait le livre, on a besoin d’une porte de sortie, de légèreté pour traiter les choses.

 . Quels sont les projets auxquels vous travaillez ?

 Elzbieta –  Je prépare un livre théorique sur les contes traditionnels et l’enfance.

 Lionel Koechlin – Je prépare un livre pour adultes, les mémoires d’un directeur de cirque. J’ai exploré différentes branches dans mon dessin et je vais peut-être revenir sur l’une d’entre elles.

 Albertine : « Plusieurs livres arrivent Mon tout petit, Bibi, album sans texte, sur l’enfance et La Femme canon. J’ai aussi un projet d’exposition avec l’Art à la Page.

 . Pourquoi avoir parlé d’abandon ? (question du public à Elzbieta)

 Elzbieta – Un jour, j’ai vu une famille passer devant un SDF. La petite fille et le SDF se sont regardés, ils ont échangé quelque chose à ce moment là. C’est ce qui m’a donné envie d’écrire Petit-Gris (Pastel, 1995). L’enfant a en lui quelque chose qu’il ne sait pas, mais qui lui permettra d’agir mieux que ses parents. Les enfants ont une vie privée très profonde. Tous les thèmes qui touchent l’enfance les intéressent. Je prends les enfants au sérieux. On les réduits en leur apprenant. J’espère qu’ils vont nous sauver.

Elzbieta-Petit-Gris

(1) Cette réflexion sur l’incidence dans le dessin nous renvoie à André François qui affirmait que « c’est le dessin qui nous dit quand il est terminé. »

Prix Ficelle

pib2014Un prix littéraire jeunesse qui relie plusieurs « petites » bibliothèques du Compiégnois, , du canton d’Attichy et de la Communauté de Communes des deux Vallées,  soutenues par la médiathèque départementale de l’Oise.

Initié, il y a 4 ans par la médiathèque Jean Moulin de Margny-lès-Compiègne, les lauréats sont révélés chaque année à l’occasion de leur salon du livre, qui a lieu en Octobre. Mais c’est maintenant qu’il faut voter ! A tous les habitants de la région ! Il vous reste jusqu’au 15 juin pour lire les albums de la sélection concoctée par les bibliothécaires du réseau.

En effet, le prix récompense exclusivement des albums, et des albums récents. Il se compose de 3 catégories : 3-5 ans,  6-7 ans et 8-10 ans.

Et tout le monde peut voter ! Petits et grands ! Quand je dis grand, oui je pense à vous messieurs, dames : parents, grands parents, oncles, tantes, grands frères, grandes sœurs… tous sans exception !

Votre grand privilège si vous avez dépassé l’âge de 10 ans, c’est de pouvoir choisir votre album préféré pour chaque tranche d’âge ! Soit 3 fois plus de chances de voter !

C’est aussi l’occasion de voir si enfants et adultes ont les mêmes goûts… chacun a sûrement sa petite idée sur la question. Ce prix littéraire a vocation à créer du lien entre les lecteurs, toutes générations confondues et aussi entre les lecteurs et les auteurs et/ou illustrateurs (qui seront peut-être présents lors du salon du livre…) et enfin entre les lecteurs et les bibliothécaires. Encore une belle opportunité d’échanger, de partager, de se réunir autour de la littérature de jeunesse!

Découvrons la sélection :

3-5 ans

ouvre ce petit livreOuvre ce petit livre, Jesse Klausmeier, SuzyLee, Kaléidoscope, 2013Un livre animé pour faciliter l’apprentissage de la lecture, qui se décline en plusieurs livres imbriqués les uns dans les autres.Un album dédié aux amoureux des livres.

 

Reveilles-les-premiers-1Réveillés les premiers !, Komako Sakaï traduit du japonais par Corinne Atlan, l’Ecole des loisirs, 2013Anna ouvre un œil et se rend compte qu’elle est la seule réveillée, avec le chat Shiro. Elle descend silencieusement, vole des cerises et du lait, regarde la lune, joue avec la poupée de sa sœur, puis avec sa boîte à musique et ses crayons de couleur.Un album très doux et tendre, pour ces moments uniques où l’on se sent presque seul au monde et où l’on jouit d’une liberté qui semble infinie.

 

chouette, pas chouetteChouette, pas chouette, Jeff Mack, Casterman, 2013, Les albums CastermanHistoire d’un lapin à l’optimisme inaltérable, et d’une souris au pessimisme non moins tenace.Mon préféré : il apprend à voir toujours la vie du bon côté !

 

et voilà le loupAu secours, voilà le loup !, Cédric Ramadier, Vincent Bourgeau, l’Ecole des loisirs, 2013, Loulou et compagnieUn livre animé pour les plus jeunes mettant en scène le loup.Jeu avec la peur du loup grâce à l’objet livre.

 

cover Je, tu, il ...Je, tu, il m’embête,Michel Van Zeveren, l’Ecole des loisirs, 2013, PastelMaître loup demande aux enfants de ne pas faire de bêtises lorsqu’il s’absente. Aujourd’hui, petit loup décide d’embêter petit lapin, tandis que petite souris embête petit loup. Un sanglier arrive et se fait embêter par petite biche, lorsque les trois petits cochons interviennent. Tout ce petit monde finit par s’ennuyer.Mais qu’est ce que ça signifie s’embêter ?

 6-7 ans

la bonne humeur de loup grisLa bonne humeur de Loup gris, Gilles Bizouerne, Ronan Badel, Didier Jeunesse, 2013Loup gris se réveille d’excellente humeur et part en quête de nourriture. Mais les proies qu’il chasse sont bien plus malignes que lui. Le bélier, le mouton, le chien, le cochon et le cheval vont tout faire pour lui gâcher sa journée. Une adaptation du conte populaire Le loup perd sa proie.Pas très futé ce loup…

 

abominable-sac-a-main-L’abominable sac à main, André Bouchard, Seuil Jeunesse 2013L’histoire d’un sac à main glouton qui avale tout ce que son propriétaire glisse à l’intérieur : un stylo bille, un bonnet de laine, un biscuit sec, une liste de courses, et surtout les clés de la maison !Beaucoup d’humour et de vécu dans cet album inspiré d’un objet phare de la gent féminine 😉

 

point d'exclamationPoint d’exclamation, Amy Krouse Rosenthal, Tom Lichtenheld, Gallimard-Jeunesse, 2013Une histoire autour du point d’exclamation ou comment faire pour trouver sa voie, se démarquer des autres, etc. Nous avons tous en nous un point d’exclamation. La question est de savoir comment le trouver…Comment mêler l’apprentissage de la ponctuation avec l’apprentissage de la vie ! Un album très graphique, très efficace. Mon préféré !

 

Pecheur_et_le_cormoran-Le pêcheur et le cormoran, Stéphane Sénégas, Kaléidoscope, 2013Un petit pêcheur et un cormoran découvrent avec bonheur une méthode de pêche, autrefois utilisée en Chine.Très bel album, très délicat, notamment grâce à ses illustrations à l’encre de Chine. Evocation de la différence, de l’amitié et de la solidarité… j’ai longuement hésité.

 

la petite fille qui voulait voir des éléphantsLa petite fille qui voulait voir des éléphants, Sylvain Victor, Atelier du poisson soluble, 2013Nina est en visite chez sa tante. Elle veut voir les éléphants et découvre l’Afrique dans sa réalité actuelle.De la déception de ne pas trouver ce que l’on recherche à la joie de découvrir beaucoup plus. Encore un bel album !

 

 8-10 ans

la reine des grenouillesLa reine des grenouilles ne peut pas se mouiller les pieds, Davide Cali, Marco Soma, Rue du Monde, 2013Une grenouille trouve une couronne, s’en coiffe, et exige alors que toutes les autres lui obéissent. Mais quand elle la perd lors d’un concours de plongeon, son autorité est remise en question. Une histoire pour réfléchir à la notion de pouvoir et aux règles imposées au sein d’un groupe.Très belles illustrations, une histoire qui incite à se poser des questions, les grenouilles semblaient vivre très bien toutes ensembles avant que l’une d’entre elles ne s’autoproclame reine. Quand l’action des uns perturbe l’univers des autres…

 

pieds nusPieds nus, Rémi Courgeon, Seuil Jeunesse, 2013Un jour, Tim décide qu’il ne portera plus de chaussettes et de chaussures. Le temps passe et sa décision est maintenue. Il décide de créer des chaussures et en fait sa fortune, mais il vend tout pour partir à l’autre bout du monde, pieds nus. Il rencontre alors dans une forêt des gens sans habits et comprend que c’est là qu’il veut vivre. Un album sur la détermination et la liberté.Cet album fait particulièrement écho avec moi qui adore les chaussures… un hymne à la liberté d’être.

 

tout d'un loupTout d’un loup, Géraldine Elschner, Antoine Guilloppé, l’Elan vert, 2013Abandonné dans un chenil, un chien-loup est bien malheureux. Il rêve de grands espaces et de l’attention d’un maître. Un jour, un berger qui recherche un chien pour veiller sur son troupeau s’arrête devant lui.Mon préféré, très touchant surtout pour les amoureux des chiens et des animaux en général, comme moi !

 

couvECL-LouiseNYCLouise de New York : la détective, Jean Poderos, Gaia Guarino, Ed. courtes et longues, 2013Louise est vieille et moche mais c’est une grande détective. Elle a déjà résolu l’affaire du chien perdu de Môssieur Thomas ou encore celle du collier de Madame Madame. Aujourd’hui, tout le quartier est plongé dans le noir. Avec son chat Clairon, elle mène l’enquête au coeur de New York.Hommage à l’imagination des enfants !

 

couv-pourquoi-les-chiens-ont-la-truffe-humidePourquoi les chiens ont la truffe humide ?, Kenneth Steven, Oyvind Torseter, Cambourakis 2013Les auteurs proposent une variation autour de l’arche de Noé : au temps du Déluge, un vieil homme décide d’embarquer des animaux sur un bateau pour les sauver de l’inondation. Mais une avarie se déclare et le bateau prend l’eau.Plutôt drôle, mais j’ai eu peur que le chien se noie ! Finalement c’est bien grâce à lui si tout le monde est sain et sauf 😉

 

Et maintenant Lecteurs et Lectrices aux urnes ! Rendez-vous dans l’une des 15 Bibliothèques participantes : Attichy, Chelles, Chiry-Ourscamp, Choisy-au-Bac, Coudun, Cuise-la-Motte, Le Meux, Le Plessis-Brion, Margny-lès-Compiègne, Pierrefonds, Saint-Jean-aux-Bois, Saint-Sauveur, Thourotte, Tracy-le-Mont, Trosly-Breuil.

Roberto Innocenti

Festival des Illustrateurs, Moulins

(septembre 2013)

Voici un petit compte-rendu (non exhaustif mais j’espère assez fidèle) des rencontres avec Roberto Innocenti, animées par Emmanuelle Martinat-Dupré (26/09) et Lucie Cauwe (27/09) et avec Laura Rosano dans le rôle de traductrice. Une semi-découverte pour moi et un vrai coup de cœur à partager !

Roberto Innocenti est né en Toscane en 1940. Il a reçu le prix Hans Christian Andersen en 2008. Avant de se consacrer à l’illustration, il a fait plusieurs métiers : il a été vendeur et a aussi travaillé pour des studios d’animations. Dans les années 1980, il rencontre Etienne Delessert qui lui demande d’illustrer Cendrillon, c’est son premier pas dans le monde de l’illustration jeunesse.

– Vous êtes autodidacte, comment êtes-vous venu au dessin ?

Je partage avec beaucoup de gens de ma génération le fait d’être autodidacte. Dessiner ça s’apprend en dessinant.  J’ai commencé assez tôt l’illustration, à 25 ans, mais je ne pouvais pas en vivre. Donc j’ai fait d’autres boulots et je suis revenu à l’illustration jeunesse beaucoup plus tard. C’est un métier que l’on fait avec beaucoup de passion, l’important c’est d’y croire, il faut travailler avec plaisir.

Normalement quand je commence à illustrer, l’idée est déjà bien claire, bien fixée. De tous les travaux que j’ai fait, à chaque fois je m’adressais au grand public. C’est une volonté de ne pas rester dans la sphère privée. J’ai choisi d’être figuratif pour communiquer de façon la plus claire possible. Mais j’essaie d’éviter le réalisme, ça ne m’intéresse pas. Ce qui est de l’imaginaire est lié à mon envie de m’amuser. Je compare souvent l’écrivain au réalisateur de films, au metteur en scène : ce qui compte c’est l’histoire et pas tellement l’image.

– Vous situez-vous plutôt dans le réalisme ou l’expressionnisme ?

Je ne sais pas, cela dépend du texte. Il est important pour moi de ne jamais tomber dans le stéréotype. La technique est suggérée par le texte. Par exemple, j’aimerai faire de l’impressionnisme mais je n’ai pas encore trouvé le texte qui s’y prête.

– Quelles sont vos références artistiques ?

Bruegel, Hokusaï… La peinture est complètement différente de l’illustration. L’illustrateur s’adresse, raconte quelque chose comme l’écrivain. Il n’est pas dans une démarche privée comme l’artiste.

– Pourquoi avoir choisi des époques précises pour les Contes ?

cendrilon2Les contes de fées commencent par « il était une fois », ils ne sont pas datés. C’est pour cela que j’ai utilisé une image ancienne typique pour commencer l’histoire : celle de la grand-mère qui tricote. J’ai choisi de créer une Cendrillon dans l’esprit du film Certains l’aiment chaud  avec Marylin Monroe. C’est une femme ambitieuse. J’ai sorti l’héroïne de l’éternel en la plaçant dans un cadre historique précis, l’Angleterre des années 1920. L’année du mariage est 1929, c’était une époque frivole, légère qui selon moi s’adaptait très bien au personnage. L’humour et l’ironie sont nécessaires aussi pour que les enfants grandissent.

la petite fille en rouge

Au contraire, dans La petite fille en rouge, j’ai transposé l’histoire très dure du Petit Chaperon rouge, dans un espace réel. La forêt devient un monde envahi par la publicité. C’est un avertissement pour les parents, la banlieue est plus dangereuse que la forêt.

Quant à Pinocchio, au moment de fêter son centenaire, on s’est rendu compte que s’il avait beaucoup été illustré, ce n’était jamais en Toscane. Pourtant l’auteur était Toscan et cela se ressent, certaines expressions sont typiques de cette région. Mon éditeur m’a alors suggéré le projet et j’ai donc voulu l’illustrer dans le décor de la Toscane. Pinocchio comme Rose Blanche et le Petit Chaperon Rouge pinocchiosont des personnages guides. Pinocchio nous fait découvrir la Toscane. Pour moi, l’illustration doit amener l’enfant à se poser des questions. C’est pourquoi les portraits des personnages sont caricaturaux (un peu comme dans le cinéma Italien). J’utilise la perspective pour montrer différents points de vue. Le style est un atout pour se faire remarquer mais cela peut devenir une prison. Dans Pinocchio, il y a une partie de moi. Pinocchio naît à l’âge d’entrer dans la scolarité mais il est démuni, il ne connaît rien de la vie, un peu comme moi qui ai eu une enfance perturbée par la guerre.

– Vous avez aussi illustré Le chant de Noël de Charles Dickens. Il y a un lien entre vous deux, vous avez tous les deux arrêté l’école vers 12/13 ans pour aider votre famille.un-chant-de-noel

Oui, c’est vrai et d’ailleurs, je suis tout à fait d’accord avec lui lorsqu’il disait, qu’il a écrit pour les enfants, pour montrer que c’est un temps qui doit être protégé, réservé à l’apprentissage. Face au déferlement des images aujourd’hui, je me demande si l’enfant va encore avoir la capacité d’imaginer. Le rôle de spectateur est très long tandis que le rôle d’acteur est de moins en moins sollicité.

– En insistant sur des événements du quotidien et des faits historiques, est-ce une manière pour vous de transmettre un témoignage politique ? / Concernant les livres qui parlent de l’Histoire, qu’est-ce qui vous a poussé à écrire l’histoire de Rose Blanche, petite allemande qui découvre les camps ?

rose blanche 1Je suis né pendant la guerre et celle-ci m’a beaucoup marqué, elle a figuré dans ma vie comme un troisième parent. En observant les livres édités à l’étranger, j’ai voulu moi aussi écrire quelque chose de poignant. C’est un livre destiné à ma fille. Je voulais la mettre au courant à travers une histoire « tendre », acceptable pour un enfant. Je pense que c’est la curiosité de l’enfant qui va lui permettre de grandir. C’est le premier livre que j’ai conçu, dont j’ai écrit les textes. Il a été refusé par toutes les maisons d’édition italiennes car, en Italie tout le monde voulait ignorer cette période historique (le fascisme). Il est donc resté dans un tiroir pendant 4 ans, avant que je ne le montre à Etienne Delessert lorsqu’il est venu me demander d’illustrer Cendrillon. Après cette première édition aux Etats Unis (Creative Editions), il a été traduit en allemand, en français, en coréen… Ce livre représente un vrai tournant dans ma vie. Il a notamment reçu la Pomme d’or de Brastilava (1985). Les Allemands lui ont donné le prix pour la paix. J’ai été rassuré sur le fait que l’illustrateur était libre et pouvait aborder ce type de sujets. Mais, lorsque j’ai été reçu à Montreuil et salué pour ce livre, j’étais déçu qu’il ne soit pas encore publié en Italie. Il a fallu attendre 20 ans pour ça et si je suis reconnu internationalement, en Italie je suis méconnu. La force de l’illustration c’est de ne pas avoir besoin d’être traduite. Comme dans un film, l’illustrateur doit faire des recherches sur  les décors, les costumes, la mise en scène. Cela demande parfois un important travail de documentation en fonction du sujet de l’histoire, s’il s’agit d’une fiction ou non.

Par exemple, pour créer l’image du ghetto, je me suis inspiré de photographies du ghetto de Varsovie, surtout pour les personnages. Dans ce cas, je ne pense pas que ce soit approprié d’inventer. Illustrer ces événements, c’est une façon de dire « moi je suis au courant ». La petite fille, Rose Blanche, est un modèle réel, vivant. Cette histoire est une fiction à partir de faits réels. Roberto Innocenti a été le premier illustrateur à représenter un camp de concentration. L’absence de ciel tout au long de l’album correspond à l’absence d’espoir. Le ciel n’apparaît qu’à la fin du livre quand la guerre est terminée et que l’enfant disparaît.

De mon point de vue, l’illustrateur doit être libre. Si je ne trouve pas d’éditeur, le livre ne paraîtra pas car je ne suis pas prêt à faire des changements.

L-etoile-D-erika L’étoile d’Erika est une histoire vraie. On a l’impression d’être dans un reportage de guerre, à cause des photos que vous avez dessinées.

Lorsque j’insère des photos dans mes images c’est une manière d’incorporer de la réalité dans la fiction. Aujourd’hui, la photo est considérée comme une vérité, elle a fonction de documentation. C’est ainsi que je l’utilise.

Les images sont très dépouillées, contrairement au foisonnement de détails de vos dessins habituels.

Les visages ne sont pas montrés car je ne peux pas les inventer.

– Comment est née l’idée de L’Auberge de Nulle Part, où vous craignez de perdre votre imaginaire?

l_auberge_de_nulle_partJustement je n’avais pas d’idée au moment de la création de ce livre. Du coup, je me suis posé la question : que faire quand on a pas d’idée ? On peut copier les autres, d’où cette histoire avec tous ces personnages connus qui sont source d’inspiration. Ce sont des citations. J’ai repoussé volontairement les personnages imaginaires, je voulais des prototypes. Le dessin est moins technique, plus léger, cet album est un amusement du début à la fin ! Le texte a été écrit d’après mes images par J. Patrick Lewis. C’est le seul livre que j’ai inventé où il n’y a pas un sens caché important. C’est un livre de citations littéraires.

– Comme un acrobate, avez-vous peur d’entrer en piste ?

On a toujours peur au départ d’un livre, on se demande si cela a un sens. La publication répond en partie à la question mais c’est surtout la rencontre avec le public qui me rassure et me permet d’entrer en piste avec un peu moins de craintes lors des livres suivants.

– Si vous deviez changer de métier, par exemple, travailler dans un cirque, que seriez-vous ?

Je n’aimerai pas trop en faire partie, je trouve ça triste aujourd’hui. Pourtant comme tous les enfants j’aimais le cirque. Si je dois y entrer, je pense que ce serait en tant que directeur, par rapport à mon ventre (rires).

– Avez-vous un livre en cours ?

Non car j’ai besoin du calme de l’atelier pour me mettre à travailler. Le moment est peu propice actuellement mais j’ai une idée qui me travaille et qui va demander du temps. Ce sera l’histoire d’un bateau à partir d’un poème, une visite de l’océan.

– Combien de temps prenez-vous pour faire une illustration ?

Ça dépend des livres, pour L’Auberge de Nulle Part, il a fallu environ 7/8 mois. Cela peut aller jusqu’à 2 ans si j’ai besoin de beaucoup de documentation. Après cela dépend de la technique et de l’image. Par exemple, l’image de la fuite de Pinocchio m’a pris beaucoup de temps car il y a de la perspective et une recherche architecturale poussée.la fuite de pinocchio

Bibliographie

  • Roberto Innocenti, Christophe Gallaz, Rose blanche, Gallimard Jeunesse, 1990
  • Charles Dickens, Un chant de Noël, Gallimard Jeunesse, 1991
  • E.T.A. Hoffmann, Casse-noisette, Gallimard Jeunesse, 1996
  • Charles Perrault, Cendrillon, Grasset Jeunesse, 2001
  • Roberto Innocenti, J. Patrick Lewis, L’Auberge de nulle part, Gallimard Jeunesse, 2002
  • Ruth Van der Zee, L’Étoile d’Erika, Milan, 2003
  • Carlo Collodi, Les Aventures de Pinocchio, Gallimard Jeunesse, 2005
  • Roberto Innocenti, J. Patrick Lewis, La Maison, Gallimard jeunesse, 2010
  • Aaron Frisch, La Petite fille en rouge, Gallimard jeunesse, 2013

la maison

Pour faire plus ample connaissance avec Roberto Innocenti et son univers, je vous invite à aller voir cette courte vidéo montée par le Musée de l’Illustration Jeunesse de Moulins :vidéo1

Vous pouvez compléter ce compte-rendu avec celui de Martine Abadia, sur le site du CRILJ : Roberto Innocenti, un magicien. Vous y retrouverez également d’autres articles sur le Festival des illustrateurs de Moulins 2013.

Galerie Jeanne Robillard

J’ai découvert il y a quelques semaines la galerie Jeanne Robillard. Une galerie parisienne dédiée à l’Illustration Jeunesse où l’on propose un travail remarquable et où l’ambiance est très conviviale. Je vous invite donc à aller la découvrir également, actuellement c’est Jacques de Loustal qui y expose son travail d’illustration pour la jeunesse notamment Les contes de la forêt vierge d’Horacio Quiroga… (cela devrait rappeler des souvenirs aux personnes qui ont suivi le Master 1 du Mans…).

Le site de la Galerie est très bien fait, vous pourrez y retrouver les expositions en photos et en vidéos. Une manière très enrichissante de découvrir nos chers illustrateurs décrivant leurs propres œuvres. Des illustrateurs qui s’expriment devant la caméra pour nous parler de leur technique, de leur parcours… voilà qui est vraiment très intéressant et assez rare pour  être souligné.

Vous pourrez ainsi y retrouver : Sacha Poliakova, Marcelino Truong, Rebecca Dautremer, Martin Jarrie, Géraldine Alibeu, Albertine, Laurent Corvaisier, Elodie Nouhent, Eric Puybaret… et bien d’autres!

Les expositions présentées par la Galerie sont itinérantes, il est possible de les louer. Et pour les amateurs qui aimeraient accrocher quelques originaux sur leurs murs, allez consulter la liste des ventes.

Exposition André François, le Phoenix

André François ça vous dit quelque chose ? Les larmes de crocodile… Bien sûr! Grand classique de littérature pour la jeunesse édité en 1956 par Robert Delpire puis réédité dans son format original en 2004.

Lettre des îles Baladar , le texte de Jacques Prévert illustré par André François édité pour la première fois aux éditions Gallimard en 1952 et réédité en 2007.


Mais pas seulement, souvenez-vous du « chat-livre », le logo de la Bibliothèque des enfants du Centre Georges Pompidou créée  en 1977.

Et celui-ci, on ne le présente plus…


Etonnés ou, au contraire, grands admirateurs, vous êtes invités au vernissage de l’exposition André François, le Phoenix. Cela se déroule samedi 11 février 2012, à partir de 16h au Centre de Ressources sur l’Album et l’Illustration de Margny-les-Compiègne (rappelez-vous, je vous en avais déjà parlé dans cet article).

Vous n’êtes pas disponible ? Pas de panique, un autre rendez-vous est fixé le lundi 26 mars 2012, de 14h à 17h, André François en son atelier : projection de films et documents commentée par Janine Kotwica. Et sinon, vous avez le temps, l’expo dure jusqu’au 12 mai 2012 !
Elle rassemble toutes les œuvres rescapées de l’incendie de son atelier en 2002. Plus ou moins mangées par les flammes, les illustrations d’André François n’en sont que plus majestueuses. C’est un hommage très émouvant composé par Janine Kotwica, la directrice artistique du Centre, qui est aussi l’une de ses plus grandes admiratrices. L’artiste s’est éteint en 2005, ses œuvres ont résisté aux flammes, elles témoignent encore aujourd’hui de son talent. André François est considéré comme l’un des plus grands créateurs du XXe siècle. Pour le découvrir ou le redécouvrir n’hésitez pas une seconde, allez rendre une petite visite au Centre (plus de renseignements ici).

Autres livres pour la jeunesse illustrés par André François réédités récemment :

On vous l’a dit ? texte de Jean l’Anselme, publié par Robert Delpire.

Ri-di-cu-le (dont le titre d’origine était Qui est le plus marrant?) réédité par l’école des loisirs, en 2011.

Le petit Brown, (ce livre n’avait jamais été publié en France), éditions Memo, 2011.

Arthur le dauphin qui n’a pas vu Venise, texte de John-Malcom Brinnin.

Dernières parutions :

1993, Le fils de l’ogre, texte de François David, éditions Motus.

2002, Le calumet de la paix, texte de François David, éditions Lo Païs d’enfance.

N’oublions pas cependant que l’illustration pour la jeunesse n’a été qu’une infime partie de l’œuvre d’André François. Peintre, affichiste, sculpteur et grand dessinateur de presse, il a effectué de nombreuses couvertures pour Télérama, Le nouvel observateur, Punch, New Yorker, VST et d’autres.

Max Ducos

Connaissez-vous Max Ducos ? Jeune artiste peintre et illustrateur, il a déjà publié quatre grands albums aux éditions Sarbacane. Vous aimez l’art, l’architecture, les jardins, les histoires où le héros tente de découvrir un mystérieux secret… alors les livres de Max Ducos sont fait pour vous ! Chacun de ses albums nous transporte dans un univers différent que l’auteur s’atèle à nous faire découvrir au travers de longues histoires riches en rebondissements, illustrées avec gaieté, précision et minutie par ses talents de peintre.

Pour les amateurs d’architecture, je conseille Jeu de piste à Volubilis, son premier album, où une jeune fille découvre que chaque pièce de la villa dans laquelle elle vit renferme un indice qui la rapproche chaque fois plus du secret caché par cette mystérieuse demeure. On ne peut que se laisser embarquer dans cette histoire aux couleurs vives.

Pour les amateurs d’art, suivez Eloi au musée dans sa quête de L’ange disparu. Cet album nous fait  voyager au cœur des tableaux de maître. Le temps d’une aventure nous découvrons ou redécouvrons de nombreuses œuvres d’art allant du XVIIe au XXe siècle. Max Ducos nous propose là un passage ludique dans l’histoire de l’art, réveille notre sensibilité et notre regard artistique.

Dans un autre genre, tous les enfants qui aiment dessiner, créer, s’inventer des histoires de dragon – animal mythique, source d’un imaginaire foisonnant – apprécierons Le Carnaval des dragons. Les élèves d’une école de Draguignan participent au grand concours d’invention d’un dragon.

Enfin, découvrez Vert Secret qui au travers d’un parcours en compagnie de Flora et Paolo, vous emportera dans l’univers des jardins à la française, à l’italienne et à l’anglaise. Ces jardins seront également les témoins de la naissance d’une belle amitié…