Charlotte for ever…

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(Et oui, Charlotte continue à m’emballer, tout autant que Serge, que voulez-vous… voir par ici : critique Rouge tagada)

Louane a un lourd secret à porter, surtout pour une jeune lycéenne de 16-17 ans. Et comment vivre une telle situation sans pouvoir la partager, notamment avec ses parents ? Louane se sent seule, un peu abandonnée. Elle se confie alors à Cécile, une copine du lycée, avec qui elle n’avait pas trop d’affinités auparavant. Et pourtant, cet événement va les rapprocher et leur révéler davantage de points communs qu’elles n’auraient pu imaginer. L’une et l’autre vont s’épauler dans ce que d’aucuns nommeraient « un accident de parcours », d’autres une « belle galère » et pour la surmonter, Louane sera soulagée de pouvoir être solidement accompagnée.

Bien obligée de divulgâcher (terme tellement plus imagé… ) la thématique, celle de la grossesse précoce chez les adolescentes pour laquelle Charlotte Bousquet nous propose un récit touchant, abordant de manière juste la complexité de la situation : le sentiment de culpabilité, les doutes, les peurs, l’obligation de choisir et de se décider. L’histoire de Louane pourrait paraître si ordinaire mais bousculant tellement la vie d’une jeune fille. D’où l’intérêt de traiter, encore de nos jours, ce sujet. Et le fait que ces deux lycéennes se confient l’une à l’autre, démontre aussi ici que les relations entre jeunes sont loin d’être figées, amenant parfois de belles rencontres. Surtout que Louane et Cécile sont des jeunes filles « entières » qui au vu de la situation ne jouent pas les faux-semblants, obligées de se dévoiler, ce qui induit naturellement cette aide et solidarité.

Charlotte Bousquet nous avait déjà séduit avec ces histoires de pré-adolescents (« Rouge tagada », « Mots rumeurs, mots cutters »…) ciblant des sujets proches des jeunes lecteurs, qui se retrouvent invariablement dans ses histoires. Les dessins de Stéphanie Rubini renforçaient l’identification et un partage d’émotions.

Ici, on s’attaque aux plus grands et les sujets s’adaptent, forcément, mais ça ne les dévalorise pas pour autant. Au contraire. Je trouve que – encore une fois – ce sont des récits qui s’adressent aux jeunes avec franchise, authenticité et maturité. Un peu moins d’innocence et d’insouciance, certes. Mais on maintient l’espoir et l’idée que la vie continue même si parfois des situations changent les individus et qu’elle en devient autrement. Pas  toujours lisse (c’est sûr) mais toujours supportable et pas plus angoissante. C’est la vie… Et les figures de jeunes filles qui sont proposées se veulent tantôt débrouillardes, autonomes mais aussi fragiles et tellement encore en apprentissage, en construction et en devenir. Des attraits psychologiques qui parleront à nombre de lecteurs.

Dans « Secret pour secret« , petit changement et non des moindres, les illustrations sont de Jaypee. Même si ça nous trouble un peu, nous les habitués de Tagada, Bulles, Mots cutter & Co, le choix est judicieux. C’est un autre âge, un autre univers, d’autres relations et préoccupations (d’ailleurs les adultes ne sont pas totalement absents, mais plus en retrait, plutôt facilitateurs que décideurs). Bienvenue au lycée ! Il fallait que l’angle d’attaque en soit changé. Les dessins nous emportent dans la stratosphère juvénile, sans souci. Le choix des couleurs et des points de vue reflète bien les états d’âme de Louane et ses peurs. Là encore, on y retrouve un partage et ressenti d’émotions. Pour moi, en tout cas, le contrat est rempli !

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« Secret pour secret« . Charlotte Bousquet et Jaypee. Gulf stream, 2017. Coll. Les graphiques. 15 euros

« Barricades » est un autre titre, qui fait suite dans la série, abordant une thématique aussi interrogative pour des jeunes d’aujourd’hui, celle de la transidentité. Déjà embrigadé dans ma PAL.

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Des bidules, des truffes et des machins !

TruffeMachin_DP_300-1Truffe et Machin sont de joyeux frères lapins et Emile Cucherousset et Camille Jourdy nous racontent – dans ce petit roman – trois de leurs histoires, ou devrait-on dire plutôt, trois de leurs fabuleuses journées. Ainsi, tantôt, Truffe et Machin vont se lancer à la recherche d’une idée perdue (génial !), tantôt ils partiront à la chasse aux ombres (excellent !), tantôt ils se mettront en tête de retrouver leurs dents (parfait !). Autant d’aventures qui les mèneront à rencontrer d’autres personnages de la forêt (quelques fois aussi loufoques qu’eux), à se retrouver dans des situations abracadabrantes, voire flippantes… mais avec toujours beaucoup de courage, de solidarité et de fraternité,  sans oublier l’espièglerie et la tendresse. Car ces lapereaux n’en restent pas moins des enfants,  qui reviennent chaque soir auprès de « môman », qui peut les gronder (c’est sûr) mais aussi les réconforter. Et ça, quand même, c’est plutôt bien pratique…

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Ce sont de petites histoires qui se dévorent avec de grands éclats de rire et beaucoup d’empathie. Ben oui, qui n’a jamais eu l’idée de retrouver ses dents de lait… ? Ces deux frères, attendrissants, ont des idées bien saugrenues et sont un délice de joie, de bonne humeur et de positivité. Et quelle originalité de trouvailles et d’inventions de la part d’Emile Cucherousset, avec ces situations qui transmettent nombre d’émotions, et qui plairont sans aucun doute aux jeunes lecteurs. C’est aussi plein de philosophie et quelques leçons de vie (comme par exemple, occuper un temps qui est loin d’être perdu). Par ailleurs, on retrouve dans les dessins de Camille Jourdy une belle sensibilité (qui m’avait déjà touchée dans « Rosalie Blum »), avec des dessins frais, « rieurs » (si, si c’est possible) et garnis de petits détails qui attisent une belle curiosité.

Bref, un sacré duo qu’on a hâte de retrouver…  autant les frères lapins, que leurs créateurs.

« Truffe et machin« . Emile Cucherousset et Camille Jourdy (ill.). MeMo, 2017. Coll. « Petite polynie ». 8 euros

La collection « Petite polynie » est une nouveauté chez MeMo, qui propose de petits romans à partir de 7 ans et elle est très, très, très prometteuse. Merci !

Extrait :  » Truffe et Machin sont épuisés lorsqu’ils arrivent enfin devant leur terrier. Ils s’assoient quelques instants et pensent à l’idée qu’ils ne retrouveront plus. Pour un peu, ils laisseraient s’écouler quelques gouttes de chagrin sur leurs joues. Mais, comme tout ça est bien trop mélancolique à leur goût, ils se mettent à regarder passer les trains imaginaires de la nuit, dans le silence. « 

Les étrangers

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Nord de la France. C’est la fin de la journée, une sortie de collège normale, les élèves papotent nonchalamment sur le trottoir et se quittent peu à peu, pour un retour à la vie familiale. Mais Basile, lui, décide de ne pas rentrer directement. L’ambiance n’est pas au beau fixe en ce moment chez lui, et il n’a pas envie d’y retourner. Il hésite, se ballade, erre et finit par se retrouver sur une friche de gare désaffectée. Là, il y rencontre un « vieux » copain de l’école primaire (qu’il avait un peu oublié) et découvre un quotidien de squat. Mais ils ne sont pas seuls et quand arrivent trois autres jeunes, Basile se trouve bien vite mêlé et emporté par une histoire de kidnapping de mineurs réfugiés. Sans jamais comprendre pourquoi, au début en tout cas, il est entraîné dans une course poursuite qui le terrifie et qui l’amènera au poste, où ses parents seront obligés de venir le récupérer. Il aura certes vécu une « aventure » dangereuse, mais qui le changera irrémédiablement.

Un roman écrit à quatre mains, direct, incisif, qui nous plonge dans une dure réalité des réfugiés, des sans-papiers, ceux qui souhaitent passer de l’autre côté : le fameux « eldorado » anglais mais qui nous secoue aussi sur la question du trafic, des passeurs, des profiteurs… Le rythme est entraînant, amenant une lecture rapide du récit. Et le destin de ces migrants va permettre à Basile, un peu auto-centré (genre ado. quoi ;-)), de découvrir ce qui se passe à deux pas de chez lui. La précarité, la fragilité, la peur… Et le fait que les protagonistes soient des mineurs isolés sensibilisent davantage, incontestablement. Malgré deux-trois éléments de peu de vraisemblance (on dira… mais parfois je manque d’imagination), c’est un récit intelligent et percutant, un suspense bien mené et même oppressant. La couverture annonce le ton, récit un peu noir…. mais tellement ancré dans la réalité. A conseiller plutôt à partir de 14-15 ans.

A quand, pour E. Pessan et O. de Solminihac, une autre coopération littéraire de ce type ? Une réussite !

« Les étrangers » – Eric Pessan, Olivier de Solminihac – L’école des loisirs, 2018. Coll. Médium plus. 13 euros

C’est encore l’heure de jouer !

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Les vacances ne sont pas finies. Yes ! Alors profitez encore et allez découvrir l’exposition « C’est pas du jeu ! » qui a lieu du 6 juillet 2018 au 6 janvier 2019, au Mij de Moulins. Vous y découvrirez tout l’univers « Djeco » et les fines intuitions et belles envies de Véronique Michel-Dalès qui a créé cette entreprise, il y a plus d’un demi-siècle (déjà !) et dont les produits ont contribué à valoriser – un peu plus – la littérature jeunesse, par des choix d’illustrateurs et d’illustratrices doué(e)s et renommé(e)s. Tout ça pour s’amuser, imaginer et créer. What else ?!

Pour plus d’infos, suivez par ici : Expo Djeco Mij Moulins

Je suis ton père…

Pas de précipitation, vous ne trouverez aucun Luke Skywalker, aucun Jedi, aucun Dark Vador… ci-après. Mais peut-être que cette critique vous intéressera quand même. 😉

Après avoir découvert « Après la peine » d’Ahmed Kalouaz, j’ai enchaîné avec « La maraude » (je suis comme ça, moi). Ces deux romans ont de nombreuses similitudes, à savoir la relation père-fils, le décalage générationnel mais aussi le rétablissement de la communication, et peut-être le pardon.

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Dans ces deux ouvrages, que l’on suive le récit de Ludovic ou de Théo, c’est surtout à la figure du père que s’attaque A. Kalouaz. Celui qui a des failles, qui a des doutes, qui a de « vieux » rêves, qui s’égare, qui fuit. Dans l’un, nous avons le père qui triche avec la loi, qui se fait prendre et qui écope d’une peine de prison. Dans l’autre, nous avons celui qui perd son travail, qui déprime, qui part. Ils ont leurs différentes raisons, une envie de  rattraper le passé, de réparer une injustice ou une envie de protéger. Et leurs fils, en pleine adolescence, en pleine construction, ne les jugent pas, mais veulent surtout les « retrouver » (dans tous les sens du terme) et veulent comprendre. Cette recherche s’effectue d’ailleurs de manière concrète, sur la route, dans la rue. Elle est ponctuée de rencontres, à la découverte aussi des autres (« La maraude » aura d’ailleurs ma préférence, l’auteur y laissant la parole à quelques SDF, type témoignages. Touchant !).

Ces deux romans de la collection DoAdo, chez Du Rouergue, se lisent très facilement. La relation père-fils interroge, surtout à une période de la vie où tout compte fait (que l’on soit adulte ou jeune), chacun se cherche malgré le décalage de l’âge, de la perception de la vie, de l’avenir. Pas de faux-semblant entre père et fils. Et l’idée que l’un est toujours fort, grand, protecteur, courageux et surtout le « chef » de famille ne repose, tout compte fait, sur rien. Aux fils donc de grandir, de devenir responsable, de se faire adulte. C’est un échange de personnalités judicieux qu’Ahmed Kalouaz amène très bien dans ces histoires.

L’avantage également, bien que ce soit de plus en plus courant, c’est d’avoir des protagonistes masculins. Une prescription plus aisée face à quelques lecteurs (et non lectrices, si vous avez bien compris) fâchés avec la lecture ou juste réticents concernant les romans.

« Après la peine » 2014 et « La maraude » 2016 d’Ahmed KALOUAZ, Du Rouergue. Collection DoAdo.

« Tout à l’heure, un homme du groupe de la place Notre-Dame m’a dit de sa voix caverneuse : « Tu vois, petit, la bonté, ça peut devenir une faiblesse, ici, si tu fais pas attention. » J’ai pensé à mon père, si doux avant que le sol se dérobe sous ses pieds, incapable de violence et de brutalité. » Théo, « La maraude« 

Il arrive, il arrive !

Voilà, s’il vous reste encore quelques manques de cadeaux (et on est certaines que c’est le cas), surtout en Littérature jeunesse (pas bien, pas bien ! ;-)), on vous propose VIVEMENT :

  • Pour les plus jeunes : le drôlissime, brillantissime, tendrissime et dernier album de Gilles Bachelet, « Une histoire d’amour » qui fait du plus basique de nos objets du quotidien des surprises et nouveautés. Une poésie au liquide vaisselle et un humour à vous faire récurer les casseroles un bon moment. Et surtout c’est un album qui sonne le : Pourquoi on ne vivra plus jamais de la même façon, dans nos maisons, et qu’on continuera – encore et toujours – à croire en l’amour.
  • Pour les plus grands « enfants », un très bel album (coup de coeur de début d’année 2017), celui de Henry Cole chez Little Urban : « Chat perdu« . Cet illustrateur américain de talent, nous emmène dans une aventure de toute beauté, tant les dessins au crayon sont travaillés, les détails des décors captivants et les situations réalistes. C’est un album sans texte magnifique, qui nous incite très vite à chercher et retrouver ce « fameux » chat perdu. Un itinéraire à travers la ville, revisitée à l’occasion.
  • Pour les ados., « Le groupe » sera un choix de roi. Si, si je vous assure. Jean-Philippe Blondel ne cessera de nous étonner, tant sa finesse psychologique est grande, concernant autant les ados que les adultes. Tant il aime nous mener par le bout du nez et nous surprendre (une chute très intelligente). Tant ses personnages sont touchants. Tant il est capable de nous donner envie de lire et d’écrire. Trop fort ! Tant ce « groupe » qui paraît tellement réservé, voire exclusif, nous semble si proche. Une belle idée du dévoilement, de la sincérité et du partage à travers le papier, les mots couchés. Se révéler enfin être celui qu’on est vraiment, faire tomber les barrières et s’assumer. Une leçon transmise aux jeunes lecteurs, mais qui nous parle aussi quand on pense être (enfin) devenus grands. C’est chez Actes sud junior. Ca se dévore.

Et si vous avez encore besoin d’idées, nous avons aimé aussi : 

Il est maintenant temps de vous souhaiter un très joyeux Noël.

Offrez et soyez gâtés ! C’est cet échange qui comble tout le monde en cette fin d’année. Et surtout lisez, lisez et partagez…

Puis, … la cerise sur le gâteau !

La der des ders, et encore une journée de stage pas comme les autres. En effet, Astrid Lemonnier participe à une opération proposée par l’Agence régionale du livre et de la lecture de Haute-Normandie, « Un libraire adopte un éditeur » : http://www.arl-haute-normandie.fr/actualite-operation-un-libraire-adopte-un-editeur-585.html

Installation, la veille de la rencontre

Les agences régionales sont aussi des partenaires essentiels pour développer l’animation en librairie. Ici, l’idée, c’est de mettre en relation deux métiers du livre pour une meilleure connaissance de l’environnement et des atouts / contraintes de l’un et l’autre. C’est également l’occasion pour les éditeurs, et même auteurs, de parler au mieux de leurs écrits à des clients rencontrés dans un contexte familier et de proximité comme une librairie. Ainsi, nous passons ce samedi en compagnie de Sébastien Mousse, de L’atelier Mosésu (cf. http://www.atelier-mosesu.com) et de Sophie Jomain, auteure de romans young adults.

Ambiance inattendue à la librairie et discussions argumentées – de la part des uns et des autres – autour de la littérature et de la lecture. Et bien-sûr, séance de dédicace.

Sophie Jomain, auteure, et Sophie, jeune lectrice

Pendant ce temps-là, au rayon jeunesse, j’ai envie de vous parler de mes deux dernières lectures coups de coeur. Une collection, tout d’abord, celle de « L’heure des histoires » de chez Gallimard. De petits albums faciles à manipuler et au prix sympathique de 5,50 euros. Des auteurs et illustrateurs dont le talent n’est plus à prouver. Des contes, des aventures, des histoires d’amitié ou juste des récits de vie, tout y est pour partager un bon moment de lecture en famille ! Impossible de ne pas y trouver un thème de prédilection, de belles illustrations, des univers rêvés et un tremplin pour l’imaginaire. Début de parution en 2010 et régulièrement des nouveautés. À partir de 3 ans.

Bon, j’ai une GRANDE préférence pour « Zagazou » de Quentin Blake, publié en 2010 que je conseillerai d’ailleurs – ce n’est pas paradoxal – à tous les parents d’ados que je connais. Parce que ça fait rire et que d’un seul coup, ça fait du bien. 😉

Deuxième coup de coeur, c’est la BD « Sacha et Tomcrouz« , tome 1, d’Anaïs Halard et de Bastien Quignon, des Editions Soleil (qui publie également les Carnets de Cerise), dans la collection Métamorphose.

Un petit garçon, Sacha, curieux et très intéressé par les expériences scientifiques, se fait offrir à son anniversaire un chihuahua (alors qu’il voulait un rat…). Ce dernier, pas très docile, également curieux et plutôt fouineur, se retrouve un matin couvert d’une sorte de gelée incandescente. Est-ce cette matière qui entraîne Sacha et son chien, à leur insu, dans un autre lieu et un autre temps ? Nous le saurons sûrement au cours de leurs différentes aventures. Mais dans ce premier tome, ils devront déjà se dépatouiller et se débarrasser d’une bande de vikings féroces et pas très malins.

C’est une BD très accessible, qui plaira aux fans de fantastique, de science et de magie à partir de 9-10 ans. Il y a même des fiches qui donnent quelques repères historiques ou expliquent en détail l’expérience scientifique qui permet à Sacha, de se sortir de mauvaises situations, et tout à fait réalisable à la maison. Le dessin est frais et encourage, sans souci, l’immersion. Une série, qui devrait trouver des adeptes très vite.

En définitive et pour terminer ce « tour du propriétaire », ce stage de 15 jours fût une expérience très enrichissante. Humainement déjà (encore un Grand merci à Astrid de m’avoir accueillie), professionnellement puisque je me suis rendue compte que le métier de libraire comporte plusieurs facettes (illumination totale) dont certaines inattendues, et puis littérairement bien-sûr. La littérature de jeunesse est un champ vaste, avec des parcelles bien limitées ou pas. Les métiers, qui en assurent l’exploitation, sont nombreux et la récolte n’est pas toujours bonne. Il faut parfois éviter de suivre les sillons, en prenant quelques risques. Un travail de terrain – sur un bon terreau – permet de la connaître, de la valoriser et de la prescrire. Le circuit court demeure donc, essentiel. Du producteur au distributeur, il faut garder en tête le plaisir du consommateur : le « petit » lecteur à qui on transmet le fameux plaisir de goûter, manger, dévorer, engloutir … des tonnes de livres. Et surtout au diable les quotas !

L’espace réservé aux enfants

La librairie, côté « grands »

Une « histoire de papier », une librairie indépendante en pays de Bray. Ce n’est pas qu’une chance, pour de simples lecteurs, c’est une libraire qui – pour nous – s’est engagée !!