Tablier d’automne

Pour la trame de ma racontine de saison autour de quelques-uns des symboles de l’automne, j’ai sorti mon tablier multi-poches. Cette séance s’adressant aux tout-petits, elle mêle donc lectures, chansons, jeux de doigts et accessoires qu’ils peuvent manipuler à l’issue des histoires.

Chaque poche cache un petit élément qui appelle un livre, une chanson ou un jeu de doigt au choix.J’aime alterner les formes pour capter l’attention du public. Les différentes composantes sont modifiables au gré des envies, en fonction de l’âge des enfants et/ou de leur attention le jour J mais aussi des histoires qu’on a (ou pas) sous le coude. Voici la sélection de l’édition 2018:

  • une marionnette à doigt représentant un animal de la forêt:

-une chouette: livre Un peu perdu, Chris Haughton, Ed. Thierry Magnier

-un renard: chanson « J’ai vu le loup, le renard et la belette »

-un cerf: livre Dans sa maison, un grand cerf, Jutta Bauer, L’école des loisirs

-une souris: chanson « Les souris multicolores »

-un lapin: chanson « Mon petit lapin (s’est sauvé dans le jardin) »

-un blaireau: livre Le petit bonhomme des bois, Pierre Delye, Martine Bourre, Didier Jeunesse

-un écureuil: livre-marionnette Petit écureuil, Hélène Chetaud, Casterman

  • une figurine en tissu représentant un aliment

– un fruit ici la pomme (on peut aussi mettre en avant certains légumes d’automne): livre Pomme, pomme, pomme, Corinne Dreyfuss, Ed. Thierry Magnier

-un champignon: chanson « J’ai ramassé des champignons »

  • un vrai élément ramassé en balade comme

-une coquille d’escargot: livre Escargot rêve, Béatrice Fontanel, Céline Caneparo, Sarbacane

-une feuille morte: livre Le vent m’a pris, Rascal, Pastel

-un fruit, ici la noisette (mais il y a aussi le marron, la noix…)


Pour cette poche, j’ai revisité l’album La noisette d’Eric Battut chez Didier Jeunesse d’après l’idée soufflée par une internaute (Merci Estelle pour ne pas te nommer si tu passes par là 😉 ) qui s’était elle-même inspirée de cette vidéo:

Dans ma version, j’utilise des figurines en bois tirées du set de 9 petits animaux de la forêt de la marque Le Toy Van (qui comprend au total renard, ours, écureuil, lapin, tortue, souris, faon, hérisson et dont je vous reparlerai à l’occasion!).

J’ai choisi de représenter la noisette sur un cube en bois comme dans les propositions des copines et le petit ver de terre qui sort à la fin du récit est dissimulé grâce à du papier adhésif transparent (de la marque Filmolux, un des fournisseurs professionnels en bibliothèque) scotché sur l’une des faces. Pour la racontée, j’ai préféré ne pas faire sauter les animaux (cubes ou figurines) mais plutôt frapper sur mes cuisses avec mes mains invitant ainsi le groupe d’enfants à m’imiter; succès garanti! Les petits tapent et répètent ainsi de plus en plus fort au fil de l’histoire la phrase-refrain « ils sautent sur la noisette ».

 

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La vie en noir et blanc

Parce que les premiers livres qu’on offre à découvrir aux tout-petits sont des ouvrages en noir et blanc (car on rappelle que leur vision en développement perçoit au début les contrastes), voici une petite sélection de parutions récentes.

Mon livre-mobile en noir et blanc, Sunny Kim, Albin Michel Jeunesse, 2016

Ce livre-mobile est idéal pour stimuler le nouveau-né. On déploie le livre accordéon autour de bébé: les parties mobiles attisent la curiosité et la capacité de concentration, les images en noir et blanc développent la vision, le recto présentant des formes géométriques et le verso des animaux éveillent au monde qui l’entoure. Léger, à un prix abordable (8€50), c’est un livre qu’on pourra montrer souvent à son petit car on peut facilement prolonger la complicité en y associant des comptines à l’image du titre suivant…

A noter, dans la même série: Mon livre-mobile de toutes les couleurs

 

Petit chat et ses amis, Surya Sajnani, Casterman, 2017

Chat, chien, raton-laveur, lapin, chouette et abeille se succèdent sur le recto de ce livre accordéon, en tissu cette fois. Avant que le bébé puisse manipuler l’objet par lui-même, il est intéressant de le proposer à regarder lorsque le tout-petit est sur son tapis d’éveil, à plat dos tantôt sur son côté gauche, tantôt sur son côté droit et en position à plat ventre, face à lui.

Pour créer du lien avec son enfant, rien de mieux que de lui « lire » le livre lorsqu’il est dans vos bras, sur vos genoux, en vous plaçant à ses côtés sur le tapis d’éveil… Mais on peut se trouver désarçonné(e) de lire un livre à un si petit, un livre en tissu sans texte qui plus est… Quelques pistes pour vous approprier l’ouvrage et donner vie aux pages: imiter le cri de l’animal, prénommer l’animal/accoler un adjectif, un verbe ou une couleur à l’animal en créant une rime pour jouer avec les sonorités de la langue etc. Prenons l’exemple de notre abeille: bzzzz bzzz bzz, elle bourdonne/elle vrombit, salut Mireille, la vieille abeille qui veille/sommeille/balaie, petite abeille vermeille! On peut également chanter une comptine, exécuter un jeu de doigt, réciter un poème, un haïku, une fable, un couplet de chanson, un texte bref qui vous plaît en somme et associé à l’animal. De même qu’un peu plus tard, vous pourrez poursuivre la démonstration du livre par la lecture d’un album ayant l’animal comme personnage principal.

« Voici une ruche,

Mais les abeilles, 

Où sont-elles?

Elles sont cachées au fond de la ruche, 

Et elles vont sortir une à une:

1,2,3,4,5! »

A noter, dans la même série: Petit ours et ses amis (autour des animaux sauvages)

Safari, Surya Sajnani, Casterman, 2017

Safari, c’est un imagier cache-cache conçu pour initier les petites mains aux puzzles explique l’éditeur. Page de gauche, une devinette et page de droite, l’animal représenté. Le « puzzle » consiste plutôt en un système de trois glissières permettant de (dé)former la silhouette animale. Pour les petits yeux les plus alertes, des paires de petites bêtes se sont cachées derrière les glissières: papillons, abeilles, coccinelles et escargots. Ce tout-carton costaud est parfait pour apprendre à manipuler l’objet-livre et travailler la motricité fine.

A noter, dans la même série: Animaux (autour des animaux domestiques)

Si comme moi vous avez aimé le coup de crayon de Surya Sajnani, qui a crée Petit chat et ses amis et Safari, allez fureter du côté de la Wee Gallery qu’elle a fondé avec son mari enseignant à la naissance de leur premier enfant. Vous y découvrirez ses publications en anglais, des jouets, des cartes, des couvertures, des oreillers, des mobiles, des céramiques, tout pour enrichir l’univers de bébé…en noir et blanc bien-sûr!

Le chat, Céline Lamour-Crochet, Editions Mouck, 2016

Enfin, pour clore cette sélection, un petit récit tout simple mais efficace. Avec les quatre lettres du mot « chat », Céline Lamour-Crochet fait un calligramme et même d’autres dessins qui racontent une histoire. Super original et créatif! Les éditions Mouck étoffe ainsi leur catalogue avec une collection destinée aux 0-4 ans baptisée « Petit Ly »; des parutions à suivre!

A noter, dans la même série: Le chien

BD 2017 : séance de rattrapage.

Oh la la ! Il y a tant de bandes dessinées dont je n’ai pas eu le temps de vous parler !

J’ai rencontré des héros et héroïnes à vous faire vibrer des jours entiers ! Ils s’appellent Momo, Chaussette, Dagobert, Merlin, Verte, Félix, La fouine, Calliope, Sucre de pastèque, Eugène, Ursule, Anastabotte… J’ignore pourquoi ils ont tous des noms originaux ou qui étaient démodés avant mais qui reviennent en force. Ceux qui ont des noms d’animaux en sont vraiment, rassurez-vous. Ceux qui portent des noms de vêtements ne sont pas des habits pour autant…

sfar

21,90€ ed. Flammarion.

Commençons par celui qui n’est pas franchement une bande-dessinée : A cause de la vie de Véronique Ovaldé au dessin et Joann Sfar au texte (une bien piètre blague s’est dissimulée dans cette phrase). Personnellement chaque fois que j’ai montré ce livre à un client, il m’a dit « Ah, mais oui, ils sont passés à La grande librairie ; ils avaient l’air si complices ! ». J’ai donc été chaque fois bien aidée puisque apparemment les deux zigotos ont sacrément fait le show.  Et mon boulot avec. Va peut-être falloir que je finisse par regarder ce replay par ailleurs.

C’est donc l’histoire d’une jeune ado qui elle aussi a un nom qui était à la mode avant (mais qui n’a pas fait de revival depuis et que je ne citerai pas pour ne vexer aucune Nathalie lectrice). Elle décide donc de  se faire appeler « Sucre de pastèque », ce que je trouve nettement moins joli et facile à porter. En même temps on est dans le bon timing popularité du prénom car on est dans les 80’s. Tout ce paragraphe ne sert donc à rien.

Elle aime exagérer, se plumer les cheveux, piquer du rouge à lèvres en cachette, écouter les Smiths (en lien une de leur chanson que j’adore et qui existe en version revue et corrigée par Ebony Bones). Elle attend le prince charmant en se prélassant dans son vieil appartement. DING DONG ! Le voilà, tout chétif et craintif. Début d’une folle et belle histoire d’amitié entre deux gamins du même immeuble qui réinventent une façon d’être amis en se voyant à peine, à grands renforts d’ingéniosité.

Un livre inclassable pour tous les publics qui aiment les histoires touchantes et farfelues. Avec de jolies illustrations de Joann Sfar et un texte minutieux, malicieux, généreux de Véronique Ovaldé. Immense coup de cœur. Je l’ai serré dans mes bras quand je l’ai fini. C’est dire si je l’ai aimé.

verte

14,00 €, ed. Rue de Sèvres.

Elles vous sont certainement familières. Verte, Ursule et Anastabotte sont 3 sorcières de la littérature jeunesse nées sous la plume de Marie Desplechin dont les aventures sont parues en roman sous les titres Verte, Pome et Mauve. Il y a fort à parier qu’il y aura 3 BD aussi… Dans cette adaptation fort fidèle au roman, je n’ai donc pas été déçue du tout de retrouver ces trois générations de nanas. Des personnages pétillants, une magie inoffensive ou bienfaitrice et surtout, surtout cette bonne idée de proposer à Magali Le Huche d’illustrer cet album. Le résultat est pimpant comme tout, joliment coloré et plein de motifs mimis comme tout ! Alors c’est un grand oui pour cet album !

 

momo

16 €, ed. Casterman.

Momo… ah, Momo ! Lisez Momo, je vous en conjure ou je démissionne ! Car tant de beauté et de subtilité ne peuvent passer inaperçues et méritent bien un caprice de libraire. Moi aussi je peux taper des pieds dans les rayons en chouinant.

A l’illustration : Rony Hotin, subtile combinaison de Miyazaki et Vivès (y a pire, non ?) nous emporte loin, très loin dans l’émerveillement. Le scénario de Jonathan Garnier nous fait faire le yoyo des émotions, le grand huit des sentiments. C’est certainement l’une des plus belles et tristes histoires d’enfance que je connaisse. Et moi j’adore chialer et rire en même temps alors je me mets à soupçonner que messieurs Hotin et Garnier aient écrit ce livre pour moi (mais ça devient n’importe quoi).

Sublime et aux avis unanimes (du moins parmi mes collègues et tous ceux qui l’ont lu).

Officiellement pour enfants, mais franchement on s’en tape et on l’offre à tous ceux qui aiment la BD.

bambou

12,00€, ed. Rue de Sèvres.

Allez, hauts les cœurs ! Une histoire positive, pleine d’espoir pour le futur et la nature…

Une forêt de bambou se meurt. Et oui ! C’est triste,  mais c’est comme ça (que commence l’histoire en tout cas, parce qu’après je vais encore passer pour celle qui n’aime ni les animaux, ni la nature, ni les gosses etc.)

Il suffit de regarder la couverture pour être les pupilles toutes écarquillées par la splendeur de l’illustration, par le choix des couleurs et les attitudes et expressions des personnages.

Animaux et humains vont s’unir afin de sauver la forêt dont les bambous disparaissent les uns après les autres. Une très jolie histoire de Richard Marazano auteur d’un certain nombre de mes séries chouchoutes, notamment pour la jeunesse Yin et le dragon, Le monde de Milo, Le rêve du papillon, etc.

J’ai été vraiment émue à la lecture de cette BD et ne regrette pas un instant cette dangereuse balade en forêt.

chaussette

10,95€, ed. Delcourt.

Loïc Clément et Anne Montel, auteurs d’un de mes chouchous : Le temps des mitaines, poursuivent leur singulière œuvre qui ne ressemble à nulle autre parmi les BD jeunesse. Si j’hésite à utiliser l’adjectif mignonne à l’encontre de leur œuvre, c’est qu’on peut parfois l’associer à « cul-cul ». Et aussi parce que finalement ce n’est certainement pas assez flatteur pour refléter l’esprit de leurs albums. Que dire alors ? Des livres coquets, délicats, croquignolets, ravissants, aux teintes subtiles plus que de raison (le boulot d’Anne) et aux histoires tantôt intrigantes : Le temps des mitaines T1 se lit comme une enquête policière, tantôt engagées comme dans Le temps des mitaines t2 dans lequel les personnages prennent conscience de plein de choses de grands.

Mais toujours et avant tout profondément humaines et attentives aux autres. C’est une des choses que j’aime chez eux, on sent qu’ils aiment les gens et aussi qu’ils ne veulent pas prendre les enfants pour des imbéciles.

Dans Chaussette, une amitié discrète prend forme entre un petit garçon à la curiosité aiguisée et sa vieille dame de voisine. Un joli duo s’amorce au fil des pages. On déambule avec la « vieille » Chaussette et son chien Dagobert dans une ville pleine de couleurs pastel et de vie. On s’y sent bien dans ce quartier !

Et en prime, ça fera plaisir à ma cliente orthophoniste d’hier qui voulait que je fasse passer ce message aux éditeurs : « Imprimez vos livres en écriture attachée et pas en majuscules ». Parce que c’est vrai que la belle écriture d’Anne est quand même plus jolie. Et si ça peut aider les enfants en difficulté de lecture, je relaye ce message avec plaisir.

voleur

10,95€, ed. Delcourt.

« Portés par une joie immense, nos deux amoureux mirent fin à leur quête dans un festival de scintillements… »

A vos souhaits ! Si Félix est dans le coin lorsque vous éternuez, méfiez-vous ! Il pourrait bien vous piquer votre souhait pour le mettre en bocal… Une idée de Loïc Clément (oui, le même qu’au-dessus) qui s’offre ici une parenthèse en compagnie de Bertrand Gatignol. Changement radical d’illustration donc pour cette histoire. Gatignol dont je trouve le travail admirable, me fait toutefois d’habitude un peu peur parce qu’il aime bien les ogres, les marmites et les nonosses à ronger. Malgré tout, j’ai ouvert cet album avec grand enthousiasme parce que je me suis dit qu’il n’allait quand même pas infliger des trucs pareils aux gosses. Par ailleurs connaissez-vous Pistouvi ? Soit dit en passant…

pistouvi

L’alliance de ces deux talents Clément + Gatignol, c’est le combo magique ! Moderne, inventif, avec une fin en feux d’artifices, cet album est une pépite.

Les aventures de Félix le collectionneur de souhaits et de Calliope qu’on dirait sortie tout droit de la Grèce antique, sont fabuleuses et émouvantes. Dans un monde où il n’y a qu’eux qui compte, ils errent à la recherche de leurs désirs les plus chers dans un Paris à la fois réel et qui pourtant semble étrangement imaginaire. En vain.

Et nous on a la larme à l’oeil de tant de poésie et de beauté.

Les bonus à la fin ont un intérêt certain pour tous les curieux de l’édition. Les secrets de la création de l’album, les négociations avec l’éditeur, les arguments des uns et des autres offrent une belle conclusion à ce magnifique Voleur de souhaits.

 

Et voilà, c’est fini pour aujourd’hui. Sachez que ça me tue de ne pas vous parler du prochain Bastien Vivès qui sort début mai que j’ai dévoré d’une traite et que je ne fais qu’y penser depuis… Mais franchement, vous mettre l’eau à la bouche pour un livre pas encore paru, ça se fait trop pas.

Une autre fois !

soeur

 

 

 

 

Pour faire un gâteau…

3 recettes de gâteaux vous sont proposées aujourd’hui: un livre-disque, un docu-fiction et un album poétique. A vos fourneaux!

gâteaudeouistiticécilebergameLe gâteau de Ouistiti, Cécile Bergame, Cécile Hudrisier (ill.), Timothée Jolly, coll. « Polichinelle », Didier Jeunesse, 2013, 17,70 €

Tout comme son papa, Ouistiti veut faire la cuisine. Aidé de son amie la Souris, il décide de préparer un gâteau au chocolat et à la confiture. Aujourd’hui, il veut tout faire tout seul : verser la farine dans le saladier, casser les oeufs… et surtout croquer les morceaux de chocolat !

Paru dans la collection « Polichinelle », ce livre-disque est un délice pour les petites oreilles. Musiciens, conteurs, chanteurs et illustrateurs s’associent pour raconter sur des musiques originales des histoires à mimer, à chanter, à partager avec les petits! A la fin de chaque livre: des idées de jeux, des conseils et les partitions! Dans cet opus, la partie musicale dure environ 15 mn. On est invité à mettre en scène les 5 comptines grâce à des jeux de doigts;  écoutez quelques extraits sur le site de Didier Jeunesse.

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Mon voyage en gâteau, Alice Brière-Haquet, Barroux (ill.), Océan éditions, 2012, 15,20 €

Une envie de gâteau? Il te faut un peu de farine, un morceau de terre, un peu de beurre, une pincée de soleil… Ce livre t’emmènera faire les courses en un tour du monde, avant de te donner la meilleure des recettes : celle du bonheur à partager, la recette d’un gâteau à la vanille à personnaliser!

Cet album offre un voyage à la source des ingrédients dʼun délicieux gâteau. Les enfants vont découvrir non seulement les secrets de la nature, des paysages, mais aussi des hommes et des femmes qui font des métiers quʼils ne connaissent pas forcément. Un album pour tous les petits aventuriers, gourmands et curieux!

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Un jour Moineau, Anne Herbauts, Casterman, 2014, 14,50 €

Ce matin-là, quand Matin veut ouvrir sa porte, elle est bloquée… Impossible à bouger ! Or à ce moment, le Jour Moineau passe à la fenêtre. Hé, le Jour ! Que se passe-t-il à mon paillasson ? Un rocher, un éléphant, un météore ? En fait c’est une Géante, qui ronfle effondrée devant la porte ! Bigre, comment la réveiller ? Lui chatouiller l’odorat, peut-être ?

Cet album-là est un récit à savourer à voix haute afin de se délecter de la moindre syllabe… Chaque mot et chaque phrase sont mesurés, pesés puis saupoudrés sur la page où compotent déjà les illustrations d’Anne Herbauts. Divers éléments de la maisonnée se succèdent pour porter conseil au cuisinier: escalier, pendule, corniche, plancher, grenier, édredon, ampoule, poêle, chaise ou encore fenêtre prennent la parole et composent une recette poétique voire onirique à la saveur d’antan.

Chaque soir à onze heures et Le jardin de minuit (ou : Des pendules dans la BD.)

Étonnamment, deux des meilleures BD lues ces derniers jours ont pour point commun une pendule mystérieuse…

Autre point commun, toutes deux sont adaptées de romans jeunesse, l’un que j’avais lu et chroniqué, l’autre que je ne connaissais que de nom.

Le premier est le roman de Malika Ferdjoukh Chaque soir à onze heures, adapté en BD par Eddy Simon et illustré par la talentueuse Camille Benyamina

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Le second est Tom et le jardin de minuit, roman de Philippa Pearce paru en 1958 et toujours disponible chez Folio junior. Il est ici sublimement adapté par Edith  (faut-il encore présenter Edith?) sous un titre un peu plus court.

Ces deux albums ont pas mal de choses en commun (en plus de la pendule…) Je pense par exemple qu’ils s’adressent à un large public, allant bien au delà des enfants pour Le jardin de minuit et des adolescents pour Chaque soir à onze heures. Parce qu’ils ont cette magie qui fait qu’ils vont toucher toutes personnes sensibles à la beauté des images et un récit suffisamment intrigant et cohérent pour capter toutes les attentions.

Du côté de Philippa Pearce et Édith, la pendule est un détonateur pour se faufiler dans le fantastique. Lorsque Tom entend sonner les douze coups de minuit, il s’enfuit de sa chambre pour ouvrir une porte qui mène dans un jardin fabuleux. Là, au milieu des pelouses, des fleurs et des arbres il croit être invisible. Là, le temps s’écoule à une autre vitesse, il file comme le vent ! Tom rencontre une jeune fille, Hattie, qui revêt une apparence légèrement différente selon les jours. Au fil de la lecture on découvre qu’elle vieillit, ce qui n’est pas le cas de Tom qui reste un petit garçon.

imageTom et Hattie (et un pouce) dans le merveilleux jardin imaginé par Édith

Alors qu’il pensait s’ennuyer chez son oncle et sa tante, Tom vit un été merveilleux. Il partage ses secrets à propos de ce jardin magique dans une tendre correspondance avec son frère convalescent resté au domicile familial. Tom ne veut plus rentrer chez lui et cherche à profiter tant qu’il peut de ce jardin, de sa jeunesse…
Un jour il devra faire le deuil de ces vacances magiques et rentrer chez lui, grandir et devenir un adolescent, puis un adulte ! Et oui Tom, toi aussi tu vas y passer un jour…

Les illustrations d’ Edith sont comme à l’accoutumée sublimes. Pleines de tendresse envers les enfants, leur rendant un sublime hommage. Avec Édith, l’enfance parait toujours merveilleuse et ça fait tellement de bien ! Une grande dame de la BD dont on ne parle sûrement pas assez.

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La pendule bizarre de la famille Fils-Alberne…

Dans l’adaptation de Chaque soir à onze heures, la pendule est plus inquiétante. Située dans la demeure étrange des enfants de l’illustre famille Fils-Alberne baptisée Fausse-malice, la pendule se grippe tous les soirs à 23h. C’est étrangement à 23 h que madame Fils-Alberne s’est suicidée il y a quelques temps de cela. Cela effraie beaucoup la benjamine de la famille, Marni, qui ressent toutes les nuits une présence inquiétante dans sa chambre.
Elle a de quoi être angoissée la petite… Les deux parents morts suite à une sordide affaire, elle vit accompagnée de ses frères et domestiques dans une grande maison un peu antique… Régulièrement, ils reçoivent des menaces ce qui n’est pas pour les rassurer. Mais cet album n’est pas angoissant pour autant. C’est aussi et avant tout un portrait moderne des ados d’aujourd’hui. L’héroïne, Willa, semble tout droit sortie d’une virée chez H et M. Tandis que son amie Fran, héritière d’une famille possédant de célèbres hôtels semble plutôt habituée à des marques un peu plus luxueuses. Les héros, au réalisme époustouflant, évoluent dans un Paris de rêve où les lumières jaillissent de toutes parts ; même dans la pénombre la plus inquiétante. Fran est un genre de pin-up contemporaine et Willa une fille à laquelle on peut facilement s’identifier.

 

Fran la pin-up version 2015  et son frère Iago vus selon Camille Benyamina

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Willa sur les toits de Paris sublimés par l’illustratrice…

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La prochaine fois je vous parlerai d’une série qui devrait aussi plaire aux filles adolescentes et qui traite d’une lycéenne capable de dialoguer avec les morts. Sa vie d’ado insouciante va être perturbée par ce don mais lui permettre de fantastiques rencontres.

C’est palpitant, superbe et ça s’appelle Bouche d’ombre. Une série illustrée par Maud Bégon et écrite par Carole Martinez (oui, la dame qui écrit de très bons romans). Le lien renvoie vers une interview tellement géniale que je me demande su c’est bien encore la peine d’écrire un article !

 

Et ça c’est la couverture du tome 2 tout juste paru cette semaine, juste pour vous mettre l’eau à la bouche !

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Le jardin de minuit d’Edith est publié chez Soleil dans la collection Noctambule. 100 pages de lecture pour 17,95€. Conseillé dès 8/9 ans et sans limite !!!

Chaque soir à onze heures d’Eddy Simon et Camille Benyamina est publié chez Casterman. 96 pages pour 18€. Conseillé dès 12/13 ans et sans limite !!!

Albums & DVD

Quel illustrateur n’a pas rêvé un jour de voir bouger ses images ? Les 4 illustrateurs qui vont suivre ont eu la chance de réaliser ce type de projet en publiant leur album accompagné d’un court-métrage. 

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La mare aux têtards, Guillaume Delaunay, Autrement Jeunesse, 2010, 18 €

Gobi le triton vit dans sa mare avec une bande de têtards et d’autres petites bêtes aquatiques. Il aime faire sa sieste sur une feuille de nénuphar, mais tout le monde semble vouloir l’en empêcher: têtards, pluie, carpe… 

A l’origine de cet ouvrage, il y a un dessin animé créé par Guillaume Delaunay et le studio d’animation et de création La Station Animation. Une vingtaine d’épisodes ont été écrits et présentés à différentes chaînes de télévision mais…C’est le projet d’album qui a vu le jour! Pour autant, le pilote d’environ 3 mn est présenté en DVD dans l’album où sa technique d’aquarelle se prête parfaitement au microcosme de la mare.

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Beau voyage, Samuel Ribeyron, Editions Corridor, 2010, 18 €

Beau voyage raconte une histoire d’ amitié entre un enfant et son grand-père pépiniériste. Pour faire le tour du monde, il faut une boussole dans son coeur et un compas dans l’oeil. Il faut connaître le nord, le sud, l’est, l’ouest et les cinq continents. Ce grand-père connaît tout ça depuis longtemps…
 
L’album est accompagné d’un DVD qui prolonge l’histoire du livre dans un film d’animation d’environ 8 mn réalisé en animation volume. Il a été publié aux éditions Corridor qui offrent une belle collection intitulée  » Un petit court et puis… ». Il s’agit donc de livres illustrés accompagnés d’un film d’animation sur support DVD. « Les éditions Corridor proposent des résidences pour les auteurs, illustrateurs et réalisateurs. A disposition, un studio-atelier, tout le matériel technique et un accueil hors du commun pour réaliser son projet » dixit Samuel Ribeyron sur son blog.

Samuel Ribeyron est auteur-illustrateur. Il conçoit l’illustration en trois dimensions. Il coupe, colle, sculpte, peint et rafistole tout ce qui lui passe sous le nez. Il modèle ses personnages en terre, les prend en photo et campe les décors tout autour. Il crée ainsi un monde original et plein de tendresse, en carton-pâte et pâte à modeler. Il travaille également pour le cinéma d’animation (au studio d’animation Folimage où il est décorateur volume), la scénographie, la communication, avec la conception d’affiches, de programmes culturels ou encore de pochettes d’albums. Il a ainsi confié à Amélie-les-crayons, artiste avec laquelle Samuel a déjà collaboré pour la réalisation de plusieurs des pochettes de disques de la jeune femme, la musique du court-métrage Beau voyage.

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La lettre, Anne Herbauts, Casterman, 2005, 14,95 €

« Anne Herbauts a reçu une bourse pour un travail d’expérimentation sur la narration. Depuis longtemps elle souhaitait s’essayer au cinéma d’animation en volume. Elle a donc écrit une histoire « pour » ce support spécifique. En deux ans, elle a réalisé un film de 8 minutes et 12 secondes, Et Jean s’est perdu dans ses pensées. Elle évoque avec humour ce travail si particulier qui crée un étrange rapport au temps et impose de se questionner sur la notion de temps qui passe. Le film raconte la rencontre entre Jean, un ours, un certain Monsieur Cuillère à thé en train d’infuser ses pensées et un corbeau bavard et bruyant, percepteur de pensées.

Son éditeur, Casterman, lui a proposé de faire un livre en rapport avec ce film d’animation : La lettre. Anne Herbauts n’avait pas pensé à la complémentarité d’un support livre lors de la création du film. Elle ne voulait pas faire ce qu’elle qualifie de « livre emballage ». Le livre n’a donc rien à voir avec le DVD. C’est un ouvrage très graphique dans lequel on retrouve des photographies d’objets présents dans le film. Ces objets furent le point de départ de la création du livre ».

Extrait des soirées illustrées de La Joie par les livres, jeudi 06 octobre 2005

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La chose perdue, Shaun Tan, Gallimard Jeunesse, 2012, 22,50 €

Enfin, l’ovni australien Shaun Tan présente La chose perdue, à la fois dans un album et dans un court-métrage. Lui aussi est un touche-à-tout puisqu’il a successivement illustré des livres, dessiné pour des magazines de science-fiction et d’horreur destinés aux adolescents, travaillé pour divers studios pour lesquels il a participé à plusieurs réalisations en tant que concepteur graphique, publié des bandes dessinées, conçu des pochettes de CD, réalisé de fresques murales etc. En 2011, il est récompensé à Bologne par le jury du prix Astrid Lindgren

Lastman, de Vivès, Sanlaville et Balak.

N’avez-vous jamais éprouvé toute la peine du monde à trouver une BD pour ados qui ne soit ni trop classique, ni trop neuneu ?

Il est légitime d’avoir l’impression qu’entre Astérix et Les nombrils (titres choisis au hasard), il n’y a rien… Pourtant, en cherchant bien, on peut trouver des séries qui sortent du commun et allient tout un tas de qualités : graphisme impec, narration au top, suspense etc… Parmi ces bijoux il y a Lastman, projet protéiforme conçu d’emblée pour exister sur plusieurs supports (manga + anime + jeux vidéo) et dont la version en BD est imparable.

balakvivesBalak-Vivès-Sanlaville (dans le bon ordre, s’il vous plait !)

Aux manettes ils sont 3 : le plus connu est sans doute Bastien Vivès, qui, depuis qu’il s’est mis à la BD a décidé d’être remarqué par tout le monde pour toutes ses créations… C’est très réducteur mais je n’en citerai que deux qui vont vous faire dire « ah oui, c’est lui » : Le goût du chlore et Pollina. Mais le jeune homme a déjà un CV long comme le bras bien qu’il n’ait QUE 30 ans. Et oui, ça agace.

A ses côtés évoluent Balak dont le site Delitoon nous apprend ceci : « Expert en découpage, Balak s’est fait connaître dans le monde de l’animation comme story-boarder, il est aussi un spécialiste et théoricien de la bande dessinée numérique qui conseille notamment les studios Marvel. » Le troisième larron de l’affaire est Michaël Sanlaville « est un as du mouvement et des cadrages. Auteur complet, il a publié le Fléau Vert. Il est aussi illustrateur et story-boarder pour les plus grandes productions desin annimé en France ». Comme je cite, les fautes ne sont pas de moi… Mais je ne vais pas me plaindre car je ne savais rien de ces 2 auteurs et que je n’allais pas inventer non plus.

Avec tout ça on a bien compris qu’on va avoir du lourd dans Lastman, série à peu près inracontable, au carrefour entre Dragon ball, Nefertiti, Rambo et que sais-je encore ?

L.10EBBN001591.N001_LASTMANt1_JAQ_FRLastman T1. Dès la couverture on comprend que c’est un manga. Souple, épais, en noir et blanc mais avec les premières pages en couleur, rythme, découpage etc… tout y est pour mettre en route pour de bon le manga à la française.

Dans cette série qui comprend pour le moment 6 volumes sur les 12 prévus, on peut dire que l’on est scotchés par l’art du mouvement et par la narration qui nous cessent de nous envoyer de partout. Les changements de monde nous font virevolter d’une époque à l’autre dans une profusion d’action qui nous fait tourner la tête.

Je vais essayer de faire court et simple pour vous donner l’essentiel de la série.

On débute on ne sait où et on ne sait quand. Un groupe d’enfants et d’ados s’entraîne à combattre pour un tournoi annuel. L’ambiance est bon enfant, les personnages attachants. En tête de file le très jeune et trop trop mignon Adrian Velba (un patronyme doux comme une peau de pêche mais vous verrez plus loin que c’est censé évoquer autre chose…).

Adrian à qui l’on a envie de faire de gros câlins, c’est lui :

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Les couleurs sont sublimes dans les premières pages du manga mais le noir et blanc est top aussi !

Adrian fait partie de l’école de Maître Jansen et comme pour tous ce combat revêt une importance capitale mais au dernier moment, son coéquipier ne peut participer au combat. C’est dans ce décor qui pourrait représenter la Renaissance (?), rois et reines vêtus comme François 1e, ou un village médiéval ; que déboule sur une moto notre fier Richard Aldana. Oui, sur une moto ! On se demande si on a bien vu, mais c’est bien ça.

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A côtés des autres zozos déguisés en Robin des bois, il n’a pas trop le look de l’époque…

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Mais d’où sort ce satané gaillard ?

Pour le moment on s’en fiche me direz-vous car il tombe bien le Richard, il va pouvoir faire équipe avec notre petit Adrian qui est ravi ravi d’avoir un coéquipier de dernière minute pour le tournoi. Le tournoi… parlons-en, là aussi on va passer un bon moment ! Les combats, bien qu’ils s’inspirent certainement de certains combats japonais à la DBZ n’en ont pas la longueur infernale. Au contraire, le rythme et le découpage imposé par les auteurs ne nous laisse aucun répit. Au passage on note quelques pointes d’humour insérées tout du long, dont cette bonne blague qui m’a bien fait rire :

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Ça vous rappelle quelques-uns ?

Là, en gros je vous passe le déroulement des combats parce que je ne vais pas tout vous raconter. Je vais juste pour donner quelques infos croustillantes ! Il y a aussi de l’amoooooooooooooooooooour… Et comment ne pas tomber amoureux de la tellement jolie maman d’Adrian, je vous le demande ?

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Adrian, trop content d’avoir un coéquipier, présente Richard à sa jolie môman.

Bon, vu comme ça elle a pas l’air commode la boulangère du village, mais c’est une maman poule qui ferait n’importe quoi pour son fiston (vraiment n’importe quoi). La beauté de Marianne rend tous les hommes fous mais seul lui importe son fiston. Enfin, ça c’était avant que Richard débarque sur sa grosse moto…

La série mêle habilement tous types d’histoires, du combat, du romantisme, de l’héroïsme, de la mythologie etc… Pourtant on ne s’y emmêle pas trop les pinceaux et tout est habillement mené. Le premier tome assez classique pose les bases : on y comprend que diverses écoles de combat s’affrontent et on découvre le monde dans lequel vivent Adrian et Marianne sa maman boulangère. on évolue dans un monde tendance « médiéval/renaissance ». L’arrivée de Richard, venu apparemment d’un autre monde vient bousculer nos certitudes d’avoir face à nous une série historique. Le tournoi se déroule sur les deux premiers volumes de la série, il ne s’étale pas en longueur. Ces deux tomes plantent le décor de ce côté ci du monde, on y fait connaissance des combattants, de la cour du roi etc…

Puis, on découvre que Marianne Velba a une grosse moto planquée quelque part et qu’elle est experte en combat elle aussi. Et là, je n’en dis pas plus parce que ça va valdinguer. Si j’ai un petit bémol sur le tome 3 qui m’a moins convaincue, je reste vraiment emballée par cette série novatrice, créative et menée de 6 mains de maîtres.

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N’hésitez plus à vous lancer dans l’univers de Lastman que vous soyez ados ou adultes, l’ennui n’y est pas invité.

Ah oui, j’ai oublié de vous dire que si les noms des personnages sonnent doux à l’oreille, ils sont largement inspirés des obsessions mammaires des auteurs et rendent hommage à certains gens de l’univers pornographique ! Parents, n’ayez crainte, on n’est pas pour autant dans une série de cette teneur… Point trop de dévergondage dans Lastman surtout de l’action.

Petit plus, le côté album Panini qui complète chaque titre, on redevient gamin en collant les vignettes de nos personnages préférés…

N’hésitez pas un instant à aller découvrir Lastman sur le site Delitoon.

Vous pouvez aussi aimer sans restriction la page facebook consacrée à la série. On est déjà 6234 à aimer mais faites du bruit pour Lastman !

Du côté des auteurs ils sont eux aussi on line et c’est par pour Bastien Vives, ici pour Balak et dans ce coin pour Sanlaville.

 Lastman est publié dans le label KSTR de chez Casterman. Éditeur historique mais pas encore ringard comme le prouve chaque volume qui coûte 12,50 € (et ça les vaut bien !)

 L.10EBBN001591.N001_LASTMANt1_Ip001p216_FRBon sang, mais jusqu’au vont-ils nous emmener ?

Gros coup de cœur pour cette série découverte grâce à un inconditionnel : Vincent de BD Fugue Annecy !