Accueil de classe sur la banquise

Thématique récurrente des accueils de classes hivernaux, voici venir les animaux du froid et en particulier de la banquise. Pour ces élèves de grande section maternelle, cette séance à la façon d’une heure du conte constitue une conclusion à leur période de travail sur le thème.

Après avoir échangé ensemble sur l’environnement polaire et redéfini quelques mots clés, place aux histoires et chansons, proposées au fil de la constitution du puzzle en bois à niveaux:

Puzzle de la collection de jouets Vert baudet

Jeu de doigts d’intro : Brrr… il fait froid

 

Brrr… il fait froid

Claque, claque tes mains

Elles ont chaud, elles sont bien

 

Frotte, frotte ton front

Il rougit comme un lampion

 

Tape, tape tes joues

Mais pas comme un petit fou

 

Dring, dring ton nez

C’est pour bien le réchauffer

 

Gratte, gratte ton menton

Barbichette, barbichon

 

pingouin : Elle est bonne ?Jean Gourounas, L’atelier du poisson soluble, 2017

 

ourson  polaire : Coda, petit ours blanc, Rury Lee, Emmanuele Bertossi, Circonflexe, 2015

 

ours polaire : 1, 2, 3 banquise, Alice Brière-Haquet, Olivier Philipponneau, Raphaële Enjary, MeMo, 2014

 

phoque :  Phoques, Cousteau, Hachette Jeunesse, 1991

 

dauphin : Grand blanc, Antoine Guilloppé, Casterman, 2009

(bande-son Grand bleu « The big blue ouverture » 10 sec/double page)

 

baleine bleue: extrait tiré de Naissances merveilleuses, Aina Bestard, Saltimbanque éditions, 2019

 

+ oiseaux migrateurs : Vers le sud, Max Estes, La Joie de lire, 2016

 

+ Inuits (aussi appelés esquimaux) : peuple vivant dans la région du pôle nord

Flocon d’amour, Thomas Scotto, Elodie Nouhen, Actes sud junior, 2005

 

+ Neige : poème inuit

Léger comme un flocon, Judith Gueyfier, Rue du monde, 2007

 

Conclusion en chanson (sur l’air de Il était une bergère)

Il neige (X3)

et ron et ron, des flocons tout ronds
Il neige (X3)

des p’tits bedons tout ronds (X2)

Volez flocons de neige
Et ron et ron, volez tous en rond
Volez flocons de neige
Comme des papillons ron ron (X2)

Dansez flocons de neige
Et ron et ron, dansez tout en rond
Dansez flocons de neige
En joyeux tourbillons ron ron (X2)

Sens dessus dessous

Nouvelle séance avec le groupe de 6-11 ans du centre de loisirs pour « Je lis, tu dessines » avec des histoires « sens dessus dessous ». Pour donner le ton dès l’arrivée des enfants à la bibliothèque, j’avais mis quelques vêtements à l’envers comme mes chaussettes, mon pull et mes lunettes, ce qui a fait beaucoup rire les enfants. Nous sommes rentrés à reculons jusqu’à l’espace jeunesse où je leur ai fait un petit discours d’introduction en verlan 😉

Voilà le déroulé de la racontée où l’on a essayé de proposer un maximum de titres jouant avec les sens de lecture :

L’Afrique de Zigomar, Philippe Corentin, L’école des loisirs, 2000

Dans ce grand classique, Pipioli le souriceau rêve d’aller en Afrique comme son amie l’hirondelle. Le merle Zigomar accepte de l’y emmener… mais il n’a aucun sens de l’orientation. Un voyage inattendu les attend. Toute la saveur humoristique de cet album repose sur le décalage entre le texte et les images jusqu’à la chute finale.

 

Le long d’un reflet, Shinsaku Fujita, Nobi Nobi

Une petite fille et son grand frère partent explorer leur ville qui s’étend le long d’un cours d’eau. Ils admirent les façades des maisons qui se mirent dans l’onde, et observent chaque remous à la surface de l’eau. Car leur ville est certes minuscule, mais son reflet la fait paraître gigantesque !

Jeux de miroir, constructions symétriques, effets d’optiques… Cet album se découvre en grande partie à travers l’image inversée de la petite ville, qui donne au lecteur une vision de la réalité tantôt fidèle… tantôt déformée. A lire à l’endroit…ou à l’envers!

 

Mon voisin, Marie Dorléans, Editions des Braques, 2012

Un beau jour, un nouveau voisin emménage. Les bruits qui proviennent de chez lui intriguent notre héros qui, de l’autre côté de la cloison -représentée par la pliure du livre- va s’imaginer les choses les plus folles… C’est un vrai contraste entre la réalité un peu terne page de gauche (illustrée finement en noir et blanc) et l’imagination débordante page de droite (marquée par les couleurs transparentes façon rhodoïd).

C’est l’acteur Guillaume Gallienne qui raconte l’histoire dans sa version exhaustive (elle est allégée dans le livre) et les sons prennent vie. Plus que jamais, le travail sonore illumine et complète le travail graphique et l’écriture : le son devient un personnage à part entière; c’est bien pourquoi nous avons écouté le CD!

 

Océano, Anouck Boisrobert, Louis Rigaud, Hélium, 2013

Un éblouissant pop-up pour prendre conscience de la beauté et de la fragilité des océans. La conception originale convie le lecteur émerveillé à une grande expédition à la fois sur et sous la surface de l’eau.

Du port bruissant d’activité à la banquise, en passant par une mer déchaînée par la tempête et, enfin, l’idyllique lagon aux milliers de poissons, c’est un voyage dessus-dessous qui rend hommage à la diversité et la richesse du monde marin à préserver.

Plouf, Philippe Corentin, L’école des loisirs, 1991

Autre incontournable de Corentin avec cette histoire d’un loup qui a très, très faim. Au fond d’un puits, il croit voir un fromage… C’est aussi l’histoire d’un cochon trop gourmand… C’est l’histoire d’une famille de lapins trop curieuse… C’est l’histoire de… Mais chuuuuut ! Ici, c’est le format à la française doublé de la lecture verticale qui donne une nouvelle ampleur à ce drôle de récit.

Hortense au plafond, Aurore Callias, Albin Michel Jeunesse, 2009

Le soir tout en haut de la grande maison, dans sa chambre où elle a parfois du mal à s’endormir, Hortense regarde le plafond depuis son lit. Une nuit, elle y découvre Saguzar membre intrépide de la famille nocturne des chauves-souris, qui lui propose de le rejoindre au plafond. Un peu d’acrobatie et voici Hortense partie pour une aventure tête à l’envers où elle découvre comment vivent dans sa propre maison les habitants de la nuit.

Le récit à deux voix, les carnets croisés de Saguzar (en orange) et d’Hortense (en noir), se lit tout comme l’image, à l’endroit et à l’envers. Gare au torticolis!

 

Comment lire un livre ? Daniel Fehr, Maurizio A.C. Quarello, Kaleidoscope, 2019

« Hé ! Lecteur ! À quoi tu joues ? Tu tiens le livre à l’envers ! Regarde-nous ! » Les personnages de contes sont sens dessus dessous. À toi de tourner, retourner, secouer le livre pour mettre de l’ordre dans ce bazar ! Un album interactif à faire tourner la tête ! comme le résume l’éditeur.

 

Extraits de Chimères génétiques, Julie Lannes, L’atelier du poisson soluble, 2011

Attention : Herbier Génétiquement Modifié ! A partir d’expériences scientifiques réelles, Julie Lannes a imaginé une série de plantes telles qu’elles pourraient évoluer, après « greffe » de gènes d’origine animale. Ses magnifiques gravures, très poétiques, sont d’un incroyable réalisme qui les rend d’autant plus inquiétantes.

Voilà un ouvrage accessible par les plus grands. On prendra soin de lire la 4ème de couverture ainsi que les explications de la page de titre pour bien présenter et expliquer la notion d’ADN et d’OGM avant la sélection de quelques transgénèses qui bouleversent les repères des enfants (et des adultes aussi d’ailleurs).

  • Fragaria
  • Solanum tuberosum rana
  • Solanum tuberosum aequorea victoria
  • Brassica
  • Zea mays
  • Solanum lycopersicum

 

Va jouer avec le petit garçon, Clémentine Beauvais, Maisie Paradise Shearing, Sarbacane, 2016

Qui n’a pas entendu un jour son parent lui lancer l’injonction : Va jouer avec le petit garçon ! (ou la petite fille…). Notre héros, tranquillement occupé à jouer dans son monde à lui, au jardin public, se rebelle : « Et moi, je te demande d’aller jouer avec la dame qui donne à manger aux pigeons, là, sur le banc ? Et si ce petit garçon était en fait un monstre déguisé ? Et s’il m’attirait dans son royaume sous terre, où d’autres enfants esclaves sont à son service ? » C’est le début d’une aventure loufoque où l’enfant imagine un monde secret (et souterrain) et une opération de sauvetage riche en surprises !

Les animateurs ayant informés les enfants du thème du jour, certains avaient également joué le jeu en inversant leurs chaussures ou leurs vestes. Ils n’ont pas manqué d’idées pour renverser leur journée, proposant d’inverser les toilettes des filles et des garçons ou de faire un repas du dessert à l’entrée.

Quant à leur activité plastique, les enfants ont eu le choix entre la confection d’un méli-mélo de personnages présenté par exemple sur le blog (une fois n’est pas coutume) L’atelier qui dessine permettant de combiner des têtes, torses et pieds variés et une roue de personnages permettant de permuter les têtes et détaillée ici, inspirée du travail de Norman Messenger dans le livre-jeu Imagination édité au Seuil.

Dans mon panier en osier

A chaque saison, sa racontine, ce mois-ci nous voilà partis pour la cueillette de fruits équipés d’un panier en osier!

En introduction, notre comptine rituelle:

Qui se cache dans mon dos,

Ce sont mes p’tites mains coquines

Qui se cache dans mes mains,

Ce sont mes p’tits doigts coquins

Qui se cache dans ma bouche,

C’est ma langue qui bouge

Qui se cache dans mon panier d’osier,

Ce sont mes p’tits fruits !

Avoir dessiné un panier sur le tableau blanc avant la séance et en piochant les aimants dans le sac, les déposer successivement « dans » le panier et raconter l’histoire/chanter la comptine associées.

Poire :

Livre : C’est à moi, Anuska Allepuz, Mango Jeunesse, 2018

Banane :

Livre : Bébé va au marché, Atinuke, Angela Brooksbank, Ed. des éléphants, 2017

Orange :

Livre comptine : A la volette, Cécile Bonbon, Didier Jeunesse, 2008

Pastèque :

Livre : Roulé le loup, Praline Gay-Para, Hélène Micou, Didier Jeunesse, 2014

Pêche :

Comptine : « Pêche pomme poire abricot »

Cerise :

Comptine : « 1,2,3 nous irons au bois »

Livre : Le clafoutchka, Céline Dupont, Agnès Richter, L’atelier du poisson soluble, 2005

Rechanter la comptine

Pomme :

Comptine: « Pomme de reinette »

Pomme, pomme, pomme, Corinne Dreyffus, Ed. Thierry Magnier, 2015

Pomme rouge, Kazuo Iwamura, l’Ecole des loisirs, 2010

Abricot :

Comptine  (sur l’air de « J’aime la galette »)

J’aime mon abricot,

savez-vous comment?

quand il est bien beau,

avec un noyau dedans…

tra la la la la…

Lire en fin de séance pour un jeu de devinettes :

Livre : Qui se cache sous les fruits, Yusuke Yonezu, Minedition, 2011

Livre : Ramène ta fraise, Stéphane Frattini, Milan, 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montez à bord du train « Je lis, tu dessines »

Mesdames et Messieurs, bienvenue! Montez à bord du train « Je lis, tu dessines »!

Mais de quoi s’agit-il exactement?

Ce nouveau projet a été inspiré par le blog Bavard’âge, tenu par les bibliothécaires jeunesse de la médiathèque Jacques-Baumel de la ville de Rueil-Malmaison dans le département des Hauts-de-Seine.

Chez eux, le rendez-vous se baptise « Petite pause lectures & dessins » et consiste à proposer aux enfants la lecture, thématique ou non, de plusieurs livres suivie d’un atelier créatif s’inspirant des illustrations d’un des albums présentés.

Pour 2018-2019, la bibliothèque où je travaille a choisi de mettre en place un rendez-vous rituel avec le groupe des 6-11 ans de l’un des sites des centres de loisirs tout au long de l’année. L’idée est donc de proposer une activité complémentaire avec un temps de lectures d’histoires matinal à la bibliothèque qui puisse être prolongé au centre de loisirs l’après-midi par une activité plastique et ce, une fois par période soit 5 séances (il n’y a pas eu de date en première période).

Pour inaugurer la formule, les enfants ont découvert le puzzle-train « Tous à bord » signé Marc Boutavant, le célèbre illustrateur de Mouk et Chien Pourri! Et on est drôlement fière parce qu’en demandant aux enfants ce qu’ils voyaient à chaque wagon, Alexandre pour ne pas le nommer à tout de suite repéré l’un des félins de la série Chien Pourri 😀

Ce puzzle, c’est 12 pièces géantes avec des illustrations différentes au recto et au verso qui permettent de multiples combinaisons. Des animaux du cirque, de la forêt, du grand nord, de la mer mais aussi des humains malicieux et même des personnages de contes s’invitent dans ce train unique à reconstituer soi-même ! Saurez-vous reconnaître les clins d’oeil de l’illustrateur à son oeuvre?! Le puzzle complet mesure plus de 1,80m ! Et chaque wagon appelle des histoires, traditionnelles ou contemporaines. Une riche source d’inspiration pour les heures du conte des bibliothèques…

Train-puzzle « Tous à bord », Marc Boutavant, Little urban, 2016, 11,95€

Notre sélection d’histoires en lien avec certains wagons:

  1. Locomotive « Raton-laveur » : Un train passe, Donald Crews, Ed. Il était deux fois, 2009
  2. Wagon « Sorcière » : Une soupe 100% sorcière, Quitterie Simon, Magali Le Huche, P’tit Glénat, 2007
  3. Wagon « Pastèque » : Graine de pastèque, Greg Pizzoli, Ed. du Ricochet, 2015
  4. Wagon « Animaux de la forêt » : d’après La noisette, Eric Battut, Didier Jeunesse, 2011 
  5. Wagon « Gâteau » : Je veux ce gâteau, Simon Philip, Lucia GaggiottiLittle urban, 2018 chroniqué là!
  6. Wagon « Bibliothèque » : La jaquette, Kirsten Hall, Dasha Tolstikova, Ed. de la Pastèque, 2015
  7. Wagon « Mammouth » : Comment bien laver son mammouth laineux, Michelle Robinson, Kate Hindley, Milan, 2013
  8. Wagon « Boucle d’or et les 3 ours » : Bou et les 3 zours, Elsa Valentin, Ilya Green, L’Atelier du poisson soluble, 2008

Quelques précisions sur la racontée:

-d’Un train passe: si vous avez un xylophone ou un métalo-notes mutlicolore, c’est le moment de l’exhiber fièrement! A chaque parution d’un wagon coloré, vous pourrez jouer la note correspondante sur votre instrument. Succès garanti!

-de La noisette qu’on a adaptée et déjà lue récemment ici!

Concernant la production de dessins, le groupe d’enfants a construit un train, wagon par wagon, en forme de livre-accordéon.


D’autres pistes pour créer votre propre train sur l’ingénieux blog L’atelier qui dessine et notamment là. Vous pourrez trouver sur ce blog des idées d’ateliers, d’illustrations, de bande dessinée, des jeux de dessins, mais également des références de livres appréciés par les 2 intervenantes.

Prochain épisode de « Je lis, tu dessines » en janvier avec une « ribambelle d’histoires » au programme!

Jouons au téléphone arabe conté

On continue à présenter nos séances autour des contes merveilleux avec des enfants d’élémentaire. Aujourd’hui, on souhaite mettre en avant la dimension orale du conte…

« Conter, raconter, transmettre un conte ». Les contes, comme leur nom l’indique, se racontent. Ou plutôt, ils se racontaient autrefois, quand il n’y avait ni télévision ni radio, quand tout le monde ne savait pas lire et qu’il n’y avait pas de livres partout, comme maintenant. Alors, le soir pour s’occuper, se divertir et se parler, les gens se retrouvaient lors de veillées et se racontaient des histoires autour du feu ou sous les étoiles dans les pays chauds… un peu comme on se raconte aujourd’hui des blagues lors de repas de famille. Le conte transmet donc une histoire de bouche à oreille à l’origine.

A cette époque, dans tous les pays du monde, les gens qui se racontaient des histoires les avaient déjà entendues quand ils étaient enfants, racontées par leur père ou leur mère, leur voisin(e), leur grand-mère ou grand-père ou un colporteur de passage dans le village. Ce n’étaient pas des histoires écrites. Alors celui qui racontait, racontait à sa façon à lui. Il y mettait toujours un peu de lui-même, il racontait avec ses mots à lui, il rajoutait ou enlevait certains détails. C’est pourquoi l’histoire était la même, mais aussi toujours différente de celle de ses parents  ou de celle de la région d’à côté. Et toutes les façons de raconter l’histoire, toutes les versions existaient en même temps. Par exemple, une version en Bretagne, en Provence, en Corse etc. Les contes ont ainsi été transmis de génération en génération.

Après ce temps d’introduction et d’échange avec le groupe, montrer qu’un conte peut être raconté de différentes manières: à votre avis, de quelles façons différentes le conte peut être dit ?

=> faire le tour du monde avec un conte. Depuis des siècles, à travers les pays et les langues du monde entier

=> mettre au style direct en se mettant dans la peau des personnages (dans l’esprit, plus que dans le costume), style indirect qui vient naturellement

=> travailler l’interprétation, en déplacement, devant le miroir, jeu théâtral…

=> travailler autour du sens : les symboles peuvent agrémenter le conte, le compléter. Choix de tel ou tel animal/objets/lieux, symbolisant des choses différentes selon les pays…

=> prendre le contre-pied : si le gentil n’était pas si gentil et le méchant pas si méchant…

=> donner un rythme au texte : le dire en utilisant un métronome et jouer avec les rythmes possibles, rompre le rythme et le reprendre (idée de « groove »), placer de la musique, rap, slam, rimes, chant etc

Si les contes traditionnels ont été inventés oralement par le peuple, certains contes ont aussi été écrits par des auteurs précis. Ces auteurs sont:

Soit ceux qui ont mis par écrit des contes qui se racontaient oralement. Ils en ont fixé la forme. Par exemple, les frères Grimm. Ils ont été recueillir de nombreux contes dans des villages en Allemagne, parfois dans des coins très reculés et ils les ont retranscrits par écrit. Par exemple : Blanche Neige, Raiponce… Le conte est devenu très connu grâce à leur version/leur texte. Il  y a aussi Charles Perrault, celui qui a rendu célèbre le Petit Poucet ou Cendrillon ; c’était au XVIIème siècle ! On peut alors lire un extrait significatif de la langue de ce siècle!

Soit ceux qui ont inventé les histoires de ces contes. Par exemple, Pierre Gripari : La sorcière de la rue Broca ou Marcel Aymé : Les contes bleus/rouges du chat perché ou Hans Christian Andersen. Lui, a inventé ses propres contes en s’inspirant du folklore et des légendes de son pays, le Danemark. Par exemple : La Petite sirène, Le vilain petit canard, La petite fille aux allumettes, La reine des neiges…

Parfois aussi, on ne se rappelle plus d’où vient le conte et qui l’a écrit, il est donc anonyme…Par exemple : La Petite poule rousse, Boucle d’or, Les trois petits cochons etc.

Maintenant, à votre tour de transmettre un conte de bouche à oreille…mais dans une version spéciale que je vais vous laisser découvrir…et on en reparle après le jeu. C’est une sorte de téléphone arabe.

– Petit atelier autour de la mémorisation : Raconter une version courte et la faire circuler par le « téléphone arabe »

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D’après Il était une fois …contes en haïkus, Agnès Domergue, Cécile Hudrisier, Thierry Magnier

Rappeler avant tout les règles du « Téléphone arabe ». Cela consiste à faire circuler rapidement de bouche à oreille à travers une file de joueurs, une phrase énoncée par le premier d’entre eux puis récitée à voix haute par le dernier. L’intérêt du jeu est de comparer la version finale de la phrase à sa version initiale (éventuelles erreurs d’articulation, de prononciation, confusions entre des mots et des sons etc).

Les joueurs se placent côte à côte. Le premier énonce la phrase et la chuchote au deuxième qui la chuchote au troisième et ainsi de suite jusqu’au dernier qui annonce à voix haute ce qu’il a entendu. Chaque joueur dit la phrase à son voisin sans se faire entendre des autres, on ne répète pas la phrase si on n’a pas bien compris. La victoire est collective.

Etant donné qu’il y a 20 haïkus dans ce recueil, constituer 4 équipes jouant avec 5 contes et intervertir les jeux de contes au fil de la partie. On peut comptabiliser par équipe le nombre de haïkus transmis correctement, le nombre d’erreurs etc et déclarer une équipe vainqueur.

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A l’issue du jeu, rassembler les enfants, les questionner : qu’est-ce que c’étaient ces phrases ? Définir le haïku : c’est un poème très court, 3 lignes pas +, tout droit venu du Japon.

A la lueur d’un rêve

coudre et se brûler les mains

plumes d’orties

Vous aurez sans doute devinez qu’est dépeint ici le conte d’Andersen Les Cygnes sauvages

Enfin, lire l’intégralité du livre qui a inspiré le jeu; cela permet de dévoiler les illustrations et de mettre le titre du conte exact sur le haïku. Proposer aux enfants de deviner de quels contes il s’agit!

– Lecture finale :

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Bou et les 3  zours, Elsa Valentin, Ilya Green, L’Atelier du poisson soluble

En conclusion, on peut lire cette relecture de Boucle d’or et discuter de ce texte inventé, surprenant qui joue avec la langue et s’amuse avec les sons et les sens des mots : argot, langage soutenu, patois, babillage enfantin, mots-valise (= deux mots mélangés ensemble, par ex. impassiquiétude, panitrouille, sursauprise, moelleudoux, bricassa), néologismes, vocabulaire tiré de langues étrangères comme l’italien, l’anglais, le cap verdien.

– Autre atelier possible : 

« La langue paralysée » : oups, ma langue ne bouge plus ! Sans elle, je ne parviens plus à prononcer certaines lettres : les consonnes (occasion de distinguer consonnes et voyelles). Essayer de réciter sans prononcer les consonnes. Ce petit jeu permet d’imiter différentes dictions et d’en inventer. Varier le jeu : zézaiement, chuchotement, accents etc