En juin, les rencontres c’est opportun !

Roxane et l’Ouvre-Livres : une rencontre originale et agréable

 Rox avril 2014

Roxane est professeur documentaliste dans le Val d’Oise. Elle nous a contacté, il y a un moment déjà. Pour dire… c’était le 4 juin, l’an dernier. Elle nous a connu par l’intermédiaire de P. LOJKINE, sa directrice de thèse, à l’Université du Maine. Roxane ne nous a pas attendues – bien heureusement – pour croiser sa passion et ces « nouveaux » outils de communication et de partage que sont les blogs. Bien que nous lui ayons expliqué, avec délicatesse et politesse (ben oui, nous ne sommes pas des bêtes quand même…), que nous ne pouvions l’accueillir dans l’équipe des rédactrices de l’OL, nous l’avons encouragé à poursuivre l’aventure de ses différents écrits, très, très studieux, professionnels ou un peu moins*.

Par contre, nous lui avons laissé l’exclusivité d’inaugurer une nouvelle rubrique de l’OL, celle de « l’invité(e) du mois » ! C’est désormais à elle de se lancer…

* En effet, Roxane a un blog « Feuille de blog », qu’elle alimente comme elle nous l’explique du mieux qu’elle peut. Ben nous, à l’OL, on trouve que c’est déjà extra ! Une vraie modeste cette Roxane. 😉  

 

L’OL : Quel est ton parcours universitaire ?

Après l’obtention d’un baccalauréat Littéraire, option musique, j’ai étudié à l’Université de Cergy-Pontoise dans le Val d’Oise. J’ai obtenu une licence de Lettres modernes, option communication, médiation culturelle et édition en 2006. J’ai ensuite poursuivi en Master recherche « Littératures du monde francophone ». J’ai présenté un mémoire de recherche intitulé L’Idéal Féminin dans trois œuvres du XIXe siècle : Représentation et Utopie à partir de Sylvie de Gérard de Nerval, Fort comme la mort de Guy de Maupassant et Bruges-la-Morte de Georges Rodenbach. J’ai repris mes études en 2014 à l’Université du Maine où je prépare un doctorat en Littérature française en enseignement à distance.

Voir par ici : Pg de présentation 2

L’OL : Quel est ton parcours professionnel ?

L’arrivée sur le marché du travail en 2008 n’était pas facile en raison de la crise économique. J’ai tout de même obtenu un emploi après cinq mois de recherche active, à la DRH de l’Université de Cergy-Pontoise grâce à la recommandation de ma directrice de mémoire. J’étais très intéressée par les Ressources Humaines mais la réalité sur le terrain ne me convenait pas. Je me suis rendue compte, en écoutant mes amies qui étaient devenues professeures de français ou des écoles, que je voulais également enseigner. J’ai donc présenté le CAFEP de documentation : le métier de professeur documentaliste m’intéressait davantage que celui de professeur de français. En effet, la variété des missions, l’éducation aux médias et à l’information, le travail sur les sources, la pédagogie de projet et surtout l’ouverture culturelle laissent une grande marche de manœuvre et permettent un travail avec toutes les disciplines. Je pense que la principale qualité du professeur documentaliste doit être la curiosité (culture, informations, littérature, pédagogie et TICE) car il est un médiateur qui incite les jeunes à lire et découvrir ; et de manière beaucoup plus large, sa veille documentaire touche l’ensemble de l’établissement. Je suis professeur documentaliste dans un Collège lycée catholique sous contrat d’association avec l’Etat dans le Val d’Oise depuis 2011. Je prépare également des lycéens à l’épreuve facultative Cinéma-Audiovisuel depuis la rentrée 2014 et propose des Ateliers Cinéma d’animation avec une professionnelle au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains. Je viens d’obtenir la certification complémentaire Cinéma et Audiovisuel.

Voyage au CDI

L’OL : Quel est le sujet de thèse sur lequel tu travailles ? Et, pourquoi avoir choisi ce sujet ?

Mon sujet de thèse s’intitule Contes « féminins » et transferts médiatiques : perspectives culturelles et didactiques. J’ai choisi ce sujet tout simplement par passion : je suis une grande lectrice de contes merveilleux et je m’intéresse depuis longtemps aux adaptations cinématographiques, musicales et littéraires. Ma recherche comporte un volet didactique en lien avec ma profession puisqu’il s’agit également de travailler sur l’utilisation du conte en classe.

L’OL : Quelle est l’implication de la Littérature pour la jeunesse dans tes pratiques professionnelles ? Très présente ? Indispensable ? Etc.  

Je travaille au CDI du lycée et je constate que les élèves grands lecteurs sont de plus en plus rares. En première, les élèves consacrent beaucoup de temps à préparer le baccalauréat de français et ont beaucoup de classiques à lire. J’essaie de leur proposer des ouvrages qui puissent les faire renouer avec la « lecture plaisir ». Les élèves de mon lycée ont grandi avec Harry Potter et aiment les romans fantasy. En dehors de ce genre, les romans de Littérature jeunesse sortent peu. J’essaie de varier les genres et les thèmes. Pour choisir de nouvelles acquisitions, je consulte la revue professionnelle InterCDI, les avis sur les blogs des collègues et le site Babelio. J’apporte également une grande importance aux conseils des libraires avec qui je travaille. De même, j’implique les élèves dans le choix des ouvrages en prenant en compte leurs suggestions. De nombreuses BD sont proposées au CDI, mais les élèves préfèrent les mangas : j’ai créé un Club Manga en 2012 et le succès est toujours au rendez-vous ! Les élèves demandent sans cesse de nouveaux mangas. Ce Club me permet de leur présenter des œuvres de littérature japonaise, des documentaires mais aussi de proposer des activités autour de la lecture comme par exemple la rédaction d’articles ou la réalisation de book-trailer (une bande-annonce de livre, sous forme de courte vidéo).

L’OL : C’est quoi pour toi la Littérature pour la jeunesse ? Ça représente quoi ? C’est une passion, une vocation, une admiration… ?

La littérature de jeunesse est l’ensemble des œuvres éditées pour la jeunesse. La littérature de jeunesse s’adresse aux enfants lecteurs mais également aux enfants apprentis lecteurs. Les œuvres de littérature jeunesse relèvent de différents genres (albums, conte, fable, poésie, roman, récit illustré, théâtre, BD ou encore manga) qui se déclinent selon les différents âges. On entend de plus en plus parler de roman jeune adulte, créneau éditorial qui remporte un vif succès. Le substantif « littérature » inscrit donc la littérature de jeunesse dans une perspective littéraire. D’ailleurs, depuis 2002, des listes d’ouvrages sont proposées aux enseignants par le Ministère de l’Education nationale.

(Sur l’OL, Gaëlle avait proposé un article sur la littérature « crossover », pour jeunes adultes : https://ouvrelivres.wordpress.com/2016/04/07/comics-crossover-for-ever/)

La littérature jeunesse représente pour moi des œuvres qui permettent de développer l’imaginaire tout en proposant une certaine représentation du monde. J’aime reprendre cette citation de Daniel Pennac extraite de Comme un roman : « Nous lui avons tout appris du livre en ces temps où il ne savait pas lire. Nous l’avons ouvert à l’infinie diversité des choses imaginaires ». Lire, c’est donner les mots et offrir des images. Lire, c’est donner à voir et à comprendre le monde.

L’OL : À ton avis, quel rôle la Littérature de jeunesse peut-elle jouer ou joue-t-elle socialement dans notre société, notre actualité… ?

Lorsqu’on lit un ouvrage de littérature jeunesse à un enfant, il s’agit d’un moment unique. L’enfant s’éveille, fait travailler son imaginaire, pose des questions, apprend et comprend. La lecture comporte une fonction éducative et sociale. Il est également important de souligner que la littérature jeunesse est reliée à l’image qu’il s’agisse d’albums illustrés, de BD ou mangas. Lorsque l’enfant est capable de lire seul, il peut choisir les œuvres de littérature jeunesse relevant d’un genre qu’il affectionne, ou traitant d’un thème qui l’intéresse. La production éditoriale actuelle est très variée et protéiforme, chacun peut s’y retrouver. Les sujets abordés et les univers proposés en littérature jeunesse sont très nombreux. Je pense que certaines œuvres peuvent permettre aux jeunes de comprendre le monde, l’histoire et les différents phénomènes de société.

Je ne suis pas toujours convaincue par les romans adolescents car je trouve que certains récits sont affreusement dramatiques. Mais il en faut pour tous les goûts et il ne faut pas « juger » les lectures des enfants – il faut au contraire les encourager ! Cette diversité éditoriale me semble donc essentielle. Il ne faut pas oublier la notion de lecture plaisir. Cette volonté a d’ailleurs été réaffirmée dans les programmes de 2008. Lire ne doit pas être synonyme de contrainte.

L’OL : Quels sont les ouvrages de Littérature pour la jeunesse que tu lis le plus (albums, romans, documentaires, BD…) ? Que tu lis le moins ? As-tu des regrets par rapport à cette dernière question ?

Je m’intéresse particulièrement aux albums de conte, BD, mangas et romans adolescents. Je lis beaucoup de BD et mangas car ce sont les genres qui sont le plus appréciés par les élèves de mon établissement et j’aime pouvoir parler des livres que je propose au CDI. Je lis beaucoup la presse, ce qui empiète sur mes autres envies de lecture. J’aimerais pouvoir lire plus de romans et proposer aux élèves davantage de titres contemporains, pas forcément de littérature de jeunesse. Je regrette mon manque d’intérêt pour la fantasy alors que ce genre plaît beaucoup aux adolescents ! Je me rattrape avec les dystopies qui sont très à la mode. Katniss Everdeen et Tris Prior sont les nouvelles héroïnes des adolescent(e)s.

L’OL : Quel est ton coup de cœur Lije 2015 ?

La Malédiction Grimm de Polly Shulman (Bayard). Il s’agit de l’histoire d’Elizabeth, une lycéenne, qui trouve un petit job dans une étrange bibliothèque new-yorkaise qui contient en réalité des objets. La Collection Grimm semble cacher un secret, Elizabeth et ses nouveaux amis décident de percer ce mystère.

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L’OL : Quels sont tes auteurs, illustrateurs… préférés ?

Je suis très sensible aux romans de Yaël Hassan qui sont très émouvants.

J’adore le style de David Sala qui m’évoque Gustav Klimt. Son illustration de La Belle et la Bête (Albums Casterman) est sublime. De même, j’ai été transportée par la modernité des dessins de Mayalen Goust illustrant Blanche-Neige (Classiques du Père Castor chez Flammarion).

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Enfin, dans un autre registre, je suis une grande lectrice de l’œuvre de Philippe Geluck. Je ne passe pas une journée sans lire un strip du Chat !

L’OL : Quelle(s) est/sont la(les) maison(s) d’édition Littérature pour la jeunesse pour lesquelles tu fais attention aux sorties, aux parutions, aux nouveautés ?

En ce qui concerne les albums, j’apprécie toujours autant les Classiques du Père Castor (Flammarion) – voire le très bel et fidèle album Raiponce d’après les frères Grimm qui vient de sortir – et les albums Gautier-Languereau (Hachette).

Je surveille les nouveaux romans publiés chez Bayard et PKJ. Côté manga, je suis Glénat, Ki-oon, Pika et l’éditeur français Ankama qui a publié City Hall.

L’OL : Quel auteur/illustrateur as-tu eu la chance de rencontrer et qui t’a réellement marquée ?

Bien entendu, j’ai déjà rencontré des auteurs, illustrateurs et scénaristes dans le cadre de mes études, salons ou de rencontres organisées au lycée. Ces moments ont été importants, mais celui qui m’a le plus marquée reste la cérémonie où le poète libanais Salah Stétié a été fait Docteur Honoris Causa à l’Université de Cergy-Pontoise en 2009.

L’OL : Quel est ton meilleur souvenir d’enfance de lecture jeunesse ?

Il s’agit d’Anne la maison aux pignons verts et les autres tomes de la saga de la romancière canadienne Lucy Maud Montgomery. Cette œuvre m’a beaucoup marquée car je me suis identifiée au personnage d’Anne. On parle d’identification emphatique, c’est-à-dire que le lecteur se met à la place « de ». Le lecteur, jeune ou adulte, établit des liens entre son expérience et le vécu du personnage. Au delà de cet aspect, le personnage d’Anne constituait pour moi un modèle, avec ses qualités et ses défauts !

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L’OL : Si tu étais un personnage / héros de littérature jeunesse, lequel serais-tu ?

Anne incontestablement !

L’OL : Quelle est ton année 2016 de littérature pour la jeunesse ? Tes projets, tes envies, tes lectures… ?

J’aimerais trouver le temps pour lire plus de fictions. Ma prochaine lecture LIJE sera Les Petites reines de Clémentine Beauvais (meilleur livre jeunesse 2015 Lire et Prix NRP) que je viens de commander pour le CDI.

(déjà « croqué » sur l’OL : https://ouvrelivres.wordpress.com/2015/07/11/les-petites-reines-clementine-beauvais-sarbacane-coll-exprim/)

L’OL : Peux-tu nous parler de ton blog ? Le pourquoi de sa création ? Tes envies ? Tes difficultés ?…

J’ai créé mon blog en 2009, après avoir terminé mes études. Il n’est pas uniquement lié à la littérature. On y trouve des critiques (films, expositions, concerts et livres) et quelques actualités. J’ai ouvert ce blog pour continuer à écrire et m’essayer – petitement – à la critique. Je l’ai appelé Feuille de blog et son sous-titre est implicite Petit aperçu de mes goûts et dégoûts artistiques et culturels. Je précise qu’il n’a aucune valeur scientifique et est sans rapport avec mon travail de recherche. Il s’agit d’un espace où j’écris en toute subjectivité à partir des actualités artistiques, culturelles et littéraires.

Lien : http://roxane-feuilledeblog.blogspot.fr/

J’ai ouvert un blog professionnel que je n’ai pas pu tenir faute de temps. Le manque de temps est la difficulté principale que je rencontre, aussi bien pour la lecture que pour la mise à jour de Feuille de blog.

« What Else ? »

Une citation de Jules Renard qui résume bien notre entretien et l’esprit de L’ouvre-livres :

« Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire,

j’ai la certitude d’être encore heureux ».

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Passe de belles vacances et profite de tes nouvelles lectures Roxane, et encore merci !

L’ouvre-livres prend la pose#16

La grande opération « Lire en short » – la grande fête du livre pour la jeunesse – se terminait le 31 juillet certes, mais ce n’est pas la fin des vacances… et ce n’est pas non plus la fin de multiples et chouettes occasions d’ouvrir des livres, de s’émerveiller, de « voyager », de se faire plaisir. Nous vous l’avons montré. Lire n’importe où, n’importe quand, n’importe comment… c’est plus que jamais possible avec la littérature de jeunesse.

À l’image de ces deux autres jeunes lecteurs…

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Edina, sur la terrasse, plongée dans « Dieu me déteste » de Hollis Seamon.

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Matthias, au bord du Balaton et non au Japon…, plongé dans ses mangas adorés dont « L’habitant de l’infini« , de Hiroaki Samura, le parcours d’un samouraï (une lecture réservée aux plus âgés !!).

Continuez à vous baigner, à vous promener, à vous reposer, à buller… et surtout à bouquiner !

Belles vacances ! 

Belles lectures !

Lastman, de Vivès, Sanlaville et Balak.

N’avez-vous jamais éprouvé toute la peine du monde à trouver une BD pour ados qui ne soit ni trop classique, ni trop neuneu ?

Il est légitime d’avoir l’impression qu’entre Astérix et Les nombrils (titres choisis au hasard), il n’y a rien… Pourtant, en cherchant bien, on peut trouver des séries qui sortent du commun et allient tout un tas de qualités : graphisme impec, narration au top, suspense etc… Parmi ces bijoux il y a Lastman, projet protéiforme conçu d’emblée pour exister sur plusieurs supports (manga + anime + jeux vidéo) et dont la version en BD est imparable.

balakvivesBalak-Vivès-Sanlaville (dans le bon ordre, s’il vous plait !)

Aux manettes ils sont 3 : le plus connu est sans doute Bastien Vivès, qui, depuis qu’il s’est mis à la BD a décidé d’être remarqué par tout le monde pour toutes ses créations… C’est très réducteur mais je n’en citerai que deux qui vont vous faire dire « ah oui, c’est lui » : Le goût du chlore et Pollina. Mais le jeune homme a déjà un CV long comme le bras bien qu’il n’ait QUE 30 ans. Et oui, ça agace.

A ses côtés évoluent Balak dont le site Delitoon nous apprend ceci : « Expert en découpage, Balak s’est fait connaître dans le monde de l’animation comme story-boarder, il est aussi un spécialiste et théoricien de la bande dessinée numérique qui conseille notamment les studios Marvel. » Le troisième larron de l’affaire est Michaël Sanlaville « est un as du mouvement et des cadrages. Auteur complet, il a publié le Fléau Vert. Il est aussi illustrateur et story-boarder pour les plus grandes productions desin annimé en France ». Comme je cite, les fautes ne sont pas de moi… Mais je ne vais pas me plaindre car je ne savais rien de ces 2 auteurs et que je n’allais pas inventer non plus.

Avec tout ça on a bien compris qu’on va avoir du lourd dans Lastman, série à peu près inracontable, au carrefour entre Dragon ball, Nefertiti, Rambo et que sais-je encore ?

L.10EBBN001591.N001_LASTMANt1_JAQ_FRLastman T1. Dès la couverture on comprend que c’est un manga. Souple, épais, en noir et blanc mais avec les premières pages en couleur, rythme, découpage etc… tout y est pour mettre en route pour de bon le manga à la française.

Dans cette série qui comprend pour le moment 6 volumes sur les 12 prévus, on peut dire que l’on est scotchés par l’art du mouvement et par la narration qui nous cessent de nous envoyer de partout. Les changements de monde nous font virevolter d’une époque à l’autre dans une profusion d’action qui nous fait tourner la tête.

Je vais essayer de faire court et simple pour vous donner l’essentiel de la série.

On débute on ne sait où et on ne sait quand. Un groupe d’enfants et d’ados s’entraîne à combattre pour un tournoi annuel. L’ambiance est bon enfant, les personnages attachants. En tête de file le très jeune et trop trop mignon Adrian Velba (un patronyme doux comme une peau de pêche mais vous verrez plus loin que c’est censé évoquer autre chose…).

Adrian à qui l’on a envie de faire de gros câlins, c’est lui :

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Les couleurs sont sublimes dans les premières pages du manga mais le noir et blanc est top aussi !

Adrian fait partie de l’école de Maître Jansen et comme pour tous ce combat revêt une importance capitale mais au dernier moment, son coéquipier ne peut participer au combat. C’est dans ce décor qui pourrait représenter la Renaissance (?), rois et reines vêtus comme François 1e, ou un village médiéval ; que déboule sur une moto notre fier Richard Aldana. Oui, sur une moto ! On se demande si on a bien vu, mais c’est bien ça.

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A côtés des autres zozos déguisés en Robin des bois, il n’a pas trop le look de l’époque…

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Mais d’où sort ce satané gaillard ?

Pour le moment on s’en fiche me direz-vous car il tombe bien le Richard, il va pouvoir faire équipe avec notre petit Adrian qui est ravi ravi d’avoir un coéquipier de dernière minute pour le tournoi. Le tournoi… parlons-en, là aussi on va passer un bon moment ! Les combats, bien qu’ils s’inspirent certainement de certains combats japonais à la DBZ n’en ont pas la longueur infernale. Au contraire, le rythme et le découpage imposé par les auteurs ne nous laisse aucun répit. Au passage on note quelques pointes d’humour insérées tout du long, dont cette bonne blague qui m’a bien fait rire :

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Ça vous rappelle quelques-uns ?

Là, en gros je vous passe le déroulement des combats parce que je ne vais pas tout vous raconter. Je vais juste pour donner quelques infos croustillantes ! Il y a aussi de l’amoooooooooooooooooooour… Et comment ne pas tomber amoureux de la tellement jolie maman d’Adrian, je vous le demande ?

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Adrian, trop content d’avoir un coéquipier, présente Richard à sa jolie môman.

Bon, vu comme ça elle a pas l’air commode la boulangère du village, mais c’est une maman poule qui ferait n’importe quoi pour son fiston (vraiment n’importe quoi). La beauté de Marianne rend tous les hommes fous mais seul lui importe son fiston. Enfin, ça c’était avant que Richard débarque sur sa grosse moto…

La série mêle habilement tous types d’histoires, du combat, du romantisme, de l’héroïsme, de la mythologie etc… Pourtant on ne s’y emmêle pas trop les pinceaux et tout est habillement mené. Le premier tome assez classique pose les bases : on y comprend que diverses écoles de combat s’affrontent et on découvre le monde dans lequel vivent Adrian et Marianne sa maman boulangère. on évolue dans un monde tendance « médiéval/renaissance ». L’arrivée de Richard, venu apparemment d’un autre monde vient bousculer nos certitudes d’avoir face à nous une série historique. Le tournoi se déroule sur les deux premiers volumes de la série, il ne s’étale pas en longueur. Ces deux tomes plantent le décor de ce côté ci du monde, on y fait connaissance des combattants, de la cour du roi etc…

Puis, on découvre que Marianne Velba a une grosse moto planquée quelque part et qu’elle est experte en combat elle aussi. Et là, je n’en dis pas plus parce que ça va valdinguer. Si j’ai un petit bémol sur le tome 3 qui m’a moins convaincue, je reste vraiment emballée par cette série novatrice, créative et menée de 6 mains de maîtres.

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N’hésitez plus à vous lancer dans l’univers de Lastman que vous soyez ados ou adultes, l’ennui n’y est pas invité.

Ah oui, j’ai oublié de vous dire que si les noms des personnages sonnent doux à l’oreille, ils sont largement inspirés des obsessions mammaires des auteurs et rendent hommage à certains gens de l’univers pornographique ! Parents, n’ayez crainte, on n’est pas pour autant dans une série de cette teneur… Point trop de dévergondage dans Lastman surtout de l’action.

Petit plus, le côté album Panini qui complète chaque titre, on redevient gamin en collant les vignettes de nos personnages préférés…

N’hésitez pas un instant à aller découvrir Lastman sur le site Delitoon.

Vous pouvez aussi aimer sans restriction la page facebook consacrée à la série. On est déjà 6234 à aimer mais faites du bruit pour Lastman !

Du côté des auteurs ils sont eux aussi on line et c’est par pour Bastien Vives, ici pour Balak et dans ce coin pour Sanlaville.

 Lastman est publié dans le label KSTR de chez Casterman. Éditeur historique mais pas encore ringard comme le prouve chaque volume qui coûte 12,50 € (et ça les vaut bien !)

 L.10EBBN001591.N001_LASTMANt1_Ip001p216_FRBon sang, mais jusqu’au vont-ils nous emmener ?

Gros coup de cœur pour cette série découverte grâce à un inconditionnel : Vincent de BD Fugue Annecy !