Le Master du Mans est-il fait pour vous ?

Chers lecteurs et lectrices qui vous interrogez sur votre capacité et votre envie de suivre le Master LIJE du Mans sachez que nous vous comprenons !

Nous même avons toutes tergiversé avant de nous lancer dans cette épuisante, mais merveilleuse aventure en 2011…

dt

C’est nous en tout(es) petit(es) le matin des partiels… Le jour où, enfin, on s’est connues « en vrai » !

Très régulièrement nous recevons des mails nous demandant ce que l’on a pensé du Master. Plutôt que de ressasser les mêmes avis (et en plus ne même pas toujours avoir un petit merci en retour), voici un article pour répondre à vos questions. Bien sûr vous pouvez toujours nous solliciter si d’aventure il ne correspondait pas à vos attentes.

Bien que nous soyons plus d’une dizaine à animer ce blog, nous partageons le même ressenti à propos de ce master qui nous a fait faire le grand huit des émotions (pendant 1 an, 2 ans ou 3 ans selon nos cas).

Parfois nous étions en phase de « la danse de la joie » (expression de notre Cricri)  !danse joieD’autres fois on n’en finissait plus de dégringoler de désespoir : « Je vais JAMAIS y arriver les filles, ce soir j’abandonne pour de bon. »

plouf

Jusqu’à finir par être complètement raplapla :

lisdeform

Ce master est résolument exigeant. Ce n’est pas parce que la formation est à distance que le diplôme qui l’accompagne est au rabais… Il faut dès le début faire une  bonne réserve de persévérance (et de post-it).

postit(Ci-dessus les post-it d’Isa et le livre de Mme Prince, professeur du master dont nous avons apprécié le cours. Mais attention ! Se munir d’un dictionnaire littéraire est conseillé car le chouette vocabulaire de Nathalie Prince était parfois « au dessus de nos capacités » )

Mais patience, persévérance et post-it ne suffiront peut-être pas pour finir l’année en beauté. Il faudra aussi compter sur une idée de génie pour le mémoire… Trouver un sujet intéressant, (pas déjà abordé cent fois), un professeur sympathique (liste sur demande, lol !) qui voudra vous accompagner, mettre au point un corpus, une bibliographie, un plan, une PROBLÉMATIQUE (le mot en lui-même annonce déjà bien des soucis…) etc, etc…

Bon, pour tout vous dire, c’est LE problème ce satané mémoire mais quand vous en viendrez à bout, une immense fierté  vous envahira. Quand j’ai eu fini, j’étais tellement HEU-REU-SE (et ma directrice  avec), que je l’ai pris en photo…

finmémoire

(Ci-dessus mon mémoire, ma nappe à pois et ma fierté qu’on ne voit pas.) En fait, en vrai, ce n’est jamais fini un mémoire mais il faut bien s’arrêter un jour…

Le mémoire c’est LE TRUC sur lequel il faut tout miser because le « coeff » élevé… Attention, je vous vois venir ! On ne vous conseille pas pour autant de ne pas faire les devoirs, ni de faire l’impasse sur les partiels ! Pour vous donner une idée, une dissertation de M1 c’est dans les 9-12 pages (police de caractère 12 en moyenne)… Ça fait très long (surtout si le sujet vous emballe moyen).

Alors, des fois, souvent, tout le temps en fait, on voulait abandonner. A tour de rôle. On a toutes dit STOP plus d’une fois, on a toutes pleuré ; mais bon sang qu’est-ce qu’on a ri, aussi !

On a bu plein de cafés sur facebook, on a liké, poké, pleuré en virtuel.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA(Ma tasse à café de l’époque, cassée depuis. La nappe a changé aussi, si ça vous intéresse). Un jour, j’étais très vexée par ma directrice de mémoire -qui a un humour qu’on ne comprend pas forcément au début, et elle m’avait conseillé de boire un chocolat chaud. Ça changeait du café avec les copines. Et quand on avait une petite faim, une crêpe n’était pas de refus…

galette

Avec les copines quand on devenait zinzins, abasourdies de devoirs et de lectures, on faisait des batailles de bureau mal rangés… Avec le recul, je constate qu’on avait tout de même du temps à perdre.

bureau Isa bureau cricri

Bureau d’Isa vs bureau de Cricri (oui, on a des petits noms…)

Quand j’y repense, on avait même le temps de fantasmer…

 

fantasme

Est-ce nécessaire de le présenter ???

Je ne sais plus laquelle de nous a eu l’idée de monter un groupe sur facebook. Ce n’est pas moi, parce qu’à l’époque j’étais même pas encore facebookée… En tout cas c’est l’idée qui nous a toutes sauvées. Réussir ce Master seul dans son coin, c’est peut-être possible (gros doute), mais je n’y serais pas arrivée.

Après le virtuel, le réel ! Nous avons crées de nombreuses occasions de nous retrouver en chair et en os. On a fait le tour de France des salons du livre jeunesse, on a accroché des expos, rencontré/interviewé des auteurs etc…

Et ça c’est vraiment le top !

 

stpaul salon albi

villeurbanne

 SAINT PAUL TROIS CHÂTEAUX, ALBI ET VILLEURBANNE

Pendant que certaines accrochaient des tableaux d’une de nos idoles, (Emmanuelle Houdart), d’autres rencontraient une autre de nos idoles : Kitty Crowther.

houdart

kitty

Il y a même une veinarde qui a rencontré Marcel… marcel

Mais je ne sais pas si elle lui a demandé pourquoi ses chaussettes sont dépareillées ?

Donc, si vous vous demandez toujours si ce MASTER est fait pour vous, voici ici quelques réponses déjà envoyées par les unes et les autres aux questions posées à ce propos (à partir de maintenant, c’est sérieux).

Les bons conseils d’Émilie :

– « Comme vous l’avez lu sur le blog, nous sommes un groupe d’anciennes étudiantes du master LIJE du Mans, chacune avec un profil différent: libraire, enseignante, bibliothécaire en bib municipale ou en comité d’entreprise, documentaliste ou tout simplement en poursuite d’études…
En effet, le master du Mans propose lui, un tronc commun en 1ère année et 3 parcours en 2nde année: enseignement, édition-librairie ou bibliothèque. Mais il a surtout la particularité de se faire à distance, ce qui implique un investissement personnel conséquent, surtout si vous devez travailler en parallèle. Si les enseignants chargés des cours sont des références voire des pointures dans la sphère de la littérature jeunesse et que les cours sont très intéressants (le programme détaillé des cours est en ligne sur le site), il faut dire que la distance (on ne se déplace à l’université que pour les épreuves) et le système de suivi du travail des étudiants (par le biais d’une plateforme sur internet uniquement ou ponctuellement par mails) ainsi que la charge de travail (un mémoire de recherche en M1 + un mémoire pro en M2 en + des partiels) demandent une motivation certaine!
 
Nous vous conseillons donc de passer en revue toutes les formations « littérature jeunesse » au vu de votre projet professionnel, si vous êtes en reconversion, en poursuite d’études ou bien déjà en poste pour approfondir certains pans de votre métier.
J’étais en poursuite d’études (après des études d’arts appliqués et une licence de lettres modernes) et souhaitais suivre cette formation afin de devenir bibliothécaire, j’ai donc également suivi le M2 pro parcours « bibliothèque ». Ma première question est, si tu changes d’orientation professionnelle, as-tu déjà une idée d’une ou d’autres professions autour de la littérature jeunesse qui t’intéressent?cela me paraît essentiel… En ce qui me concerne, initialement, je m’orientais vers le professorat des écoles mais le master m’a permis de découvrir que ce qui me plaisait avant tout était la médiation vers le jeune public des livres et que travailler en secteur jeunesse de bibliothèque correspondrait davantage à mes aspirations.
A propos du rythme et de la charge de travail, sache (sans vouloir te décourager!), que la formation est exigeante, demande beaucoup d’autonomie, de rigueur et d’investissement. Je travaillais à mi-temps en tant qu’assistante d’éducation dans un lycée (1 nuit à l’internat + 1 journée en vie solaire) les 2 années du master pour financer mes études, ce qui me ménageait une partie de mon emploi du temps pour les cours, les déplacements et nombreuses recherches à faire dans diverses bibliothèques (vu mon lieu de vie, je devais être abonnée à plusieurs bibs parfois lointaines), les devoirs à rendre, les rencontres d’auteurs/salons du livre/conférences intéressantes auxquelles on incite fortement à assister, le mémoire à préparer (un mémoire de recherche en M1 + un mémoire professionnel en M2) etc.
Étant donné que la formation est à distance, on se déplace pour certains examens au Mans mais les cours sont diffusés en ligne sur une plate forme, il existe des forums où échanger avec les autres étudiants mais pour moi (et pour mes collègues Ouvre-blogueuses), c’est là le défaut majeur de la formation, le système est laborieux, les enseignants pas toujours réactifs aux questions des étudiants, les retours & corrections après les devoirs pas toujours à la hauteur… C’est à toi de te gérer, d’organiser ton emploi du temps (ton boulot si tu travailles, le master, tes taches ménagères, ta vie de famille, ton couple et tes enfants)…Il y a eu pour chacune de nous de durs moments, des doutes, on a eu envie d’abandonner aussi parfois mais notre groupe soudé a fait  une belle part dans notre réussite. C’est important d’être entourée, de te savoir soutenue par ta famille, ton conjoint… Pour autant, ça a été d’une grande richesse pour moi: intellectuelle bien sur avec des cours géniaux, des rencontres d’auteurs et des lectures passionnantes, humaine (la rencontre de mes collègues issues de profils très variés – documentaliste, libraire, enseignante, atsem, étudiante, musicienne etc – , professionnelle (j’ai travaillé plus de 2 ans dans la bibliothèque où j’ai effectué mon stage de M2 et j’ai forgé là le gros de mon expérience professionnelle)…Ce master c’est les montagnes russes, des hauts et des bas à longueur de temps mais d’un enrichissement inestimable!
Les bons conseils de Sandrine :
– Inscrites en M1, promo 2010, nous avons surtout bénéficié d’une bonne ambiance, d’une bonne dynamique (ce qui n’est pas le cas tous les ans). Certaines ont commencé à s’entraider puis en ont attrapées d’autres au passage ! C’est ainsi que ce groupe est né.
Mais habituellement, la plateforme moodle et le forum, ce sont de trop malheureux et nombreux silences qui enlèvent à cette chouette expérience un peu d’humain, de pétillant. Cela manque de modérateur, d’ « animateur » dont le travail serait de répondre aux questions, de rassurer les angoisses, d’encourager à participer, à partager.  Nous sommes aussi – la bande de l’Ouvre-Livres – la preuve qu’un autre choix est possible. Celui de se rencontrer vraiment, dans la vraie vie, de maintenir le contact, d’utiliser d’autres moyens de communication (Moodle n’a pas le monopole), et en ce qui nous concerne de papoter, d’échanger,… sur ce genre qui nous passionne grandement, les unes et les autres, la littérature pour la jeunesse. Il ne faut pas rester seul(e) dans son « coin ».
Pour le mémoire, je ne suis sûrement pas bien placée pour te donner des conseils, puisque je ne l’ai validé que la seconde année. En reprise d’études, cet exercice me paniquait, me « sclérosait » même… Et puis, petit à petit, les choses se dénouent. Dès que l’idée générale, la problématique, le plan se dessinent dans ton esprit, l’écriture coule presque tout naturellement. Ce serait te mentir que de dire que c’est en fait facile. Mais d’expérience, je peux surtout te dire qu’il ne faut pas hésiter à se lancer, à y aller (tout le contraire de moi, en fait !), à avancer même si ensuite il faut reprendre, couper, élaguer…
Les bons conseils de Gaëlle (en plus de tout l’article !) :
– Ce master c’est vraiment quitte ou double car bcp abandonnent en cours de route (plus de la moitié d’après mes souvenirs du nombre que nous étions aux partiels). Réfléchis bien à tes motivations, il existe d’autres formations peut-être moins contraignantes si tu veux te réorienter en bibliothèque ou librairie.
Le problème du Master à distance c’est qu’on part en se disant c’est cool je vais bosser chez moi à mon rythme et qu’au final on est bien seul et débordé malgré tout. Tout dépend aussi du temps que tu auras à y consacrer. c’est plus compliqué avec une famille et un boulot qu’en poursuite d’études.
Mon conseil si tu te lances là-dedans c’est d’avoir déjà bien réfléchi à ton sujet de mémoire,à une  problématique etc… Car gérer le mémoire et les cours la même année c’est très compliqué surtout s’il y a un boulot et une famille avec ! Pour autant ce n’est pas infaisable, la preuve, on l’a fait !

Voilà, chers fans de LIJE en plein questionnement, ce que nous pouvons vous dire de « notre » master, comment nous l’avons vécu et vaincu. Nous espérons que cet article vous aidera à vous décider et nous restons à votre disposition pour des questions plus précises (par mail) !

Et comme on est un peu dingues on se lance cette année (2017) dans le MOOC proposé par la fac de Liège ! Et vous ?

PS : bien évidemment, les photos nous appartiennent, merci de ne pas les utiliser.

 

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