Jouons avec le Petit Chaperon rouge

Pour cette seconde séance de TAP autour des contes avec les maternelles, on a décidé d’entrer dans l’univers du Petit chaperon rouge, découvert la semaine dernière. On discute avec le groupe de ce conte et on lit une nouvelle version de ce récit. Par exemple, j’ai choisi ce récit drolatique et entêtant que je chéris particulièrement:

loup-que-fais-tu-yveline-mehatLoup, que fais-tu? Yveline Méhat, Laure Du Faÿ, Milan, 2012

SAMSUNG CAMERA PICTURESOn poursuit par la découverte de la comptine « Promenons-nous dans les bois ». L’écoute de l’extrait sonore est accompagnée d’une petite mise en scène grâce à une peluche de loup qu’on habille au fil de la chanson (ici, la peluche du Loup qui… d’Orianne Lallemand et Eléonore Thuillier chez Auzou).

promenons-nous-dans-les-bois-benedicte-guettierPromenons-nous dans les bois, Bénédicte Guettier, Eveil et découvertes, 2012

On propose ensuite un jeu collectif basé sur la chanson « Promenons-nous dans les bois ». Le principe? L’intervenant(e) se promène avec les enfants sur un terrain clairement délimité au départ comprenant des zones refuges aux quatre coins et ce en chantant:

« Promenons nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas, si le loup y était, il nous mangerait mais comme il n’y est pas, il n’nous mangera pas, Loup y es-tu? que fais-tu? m’entends-tu? Je mets… ma culotte, mes chaussettes, mes bottes, ma chemise, ma veste etc ».

Plus on énumère de vêtements, plus la tension monte et lorsque le loup annonce prendre son fusil et arriver, les enfants courent se réfugier dans les maisons matérialisées aux quatre coins de l’aire de jeu sans se faire attraper par le loup joué par l’adulte. Variantes selon l’âge des enfants: le loup est un élève; l’élève attrapé devient loup ou se joint au loup; des obstacles à contourner sont disposés sur l’aire de jeu.

On termine la séance par une ou deux lectures dont le loup est le héros en privilégiant des titres détournés où l’image du canidé cruel et affamé évolue:

loup-douzouLoup, Olivier Douzou, Rouergue, 1995

promenons-nous-dans-les-bois-benedicte-rivierePromenons-nous dans les bois, Bénédicte Rivière, Mélanie Allag, L’élan vert, 2015

pendant-que-le-loup-ny-est-pas-eric-battutPendant que le loup n’y est pas, Eric Battut, Didier Jeunesse, 2007

 

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Depuis 20 ans, le Rouergue s’est branché !

Bon je dois avouer que mon titre – jeu de mot est un peu « flop ! flop ! », sans une petite explication. Tout le monde connaît les fameuses éditions du Rouergue, qui ouvraient en 1993 (mince j’étais jeune moi à ce moment là…) leur super département jeunesse, avec ces petits albums qui en ont fait sa renommée. Depuis, cet éditeur qui avait semé quelques graines, bien bonifié ses premières pousses, a pris racine – fortement, fermement – dans le paysage de la littérature pour la jeunesse française. Le Rouergue s’est logé, perché, sur les plus hautes branches de ce qui fait aujourd’hui notre passion, avec des ouvrages destinés aux petits, tout-petits, et ados. Bref, « le Rouergue s’est branché… » Comprendo, maintenant, mon jeu de mots ?

Pour fêter tout cela, comme il se doit, c’est donc avec l’image de l’arbre que les éditions du Rouergue ont décidé de marquer cet anniversaire et de continuer à nous surprendre, nous enchanter (forêt enchantée…). Bien que je sois persuadée que le choix de ce symbole fort que soit l’arbre n’ait absolument rien à voir avec ma démonstration alambiquée, quoi que… ?

Pour l’occasion, c’est Olivier Douzou (ne me dites pas que ce nom vous est inconnu, je me fâche !) et José Parrondo qui ont concocté un superbe album : Forêt-Wood ! Dans cet album, inutile d’espérer y découvrir notre grandes essences forestières françaises. Les arbres y sont peu communs, imaginaires et poétiques.

foret-wood

1ère de couverture de « forêt-wood »

Mais là où Le Rouergue continue (selon moi) à demeurer une pétillante, et revivifiante maison d’édition, c’est par cette idée de proposer aux jeunes lecteurs de dessiner – à leur tour – leur arbre imaginaire (ce qui ne cache en rien la forêt !). Ainsi, depuis octobre 2012, des arbres les plus étonnants, drôles, sympathiques qui soient sont postés sur ce site : http://foretwood.tumblr.com/

Ce qui devient, au fur et à mesure et pour reprendre les termes exacts de l’éditeur, « une forêt virtuelle de zéro hectare mais un espace infini, comme l’imaginaire des enfants et des créateurs ».

Le Rouergue, un arbre Remarquable… qui reste « branché » ! (la boucle est bouclée, et TOC !)

Forêt-wood, de Olivier Douzou et José Parrondo, Editions Du Rouergue, mars 2013, 17 €