A la fable fontaine

A la fable fontaine,

M’en allant découvrir,

J’ai trouvé les vers si beaux,

Que je m’y suis plongée,

Il y a longtemps que je t’ai apprise,

Jamais je ne t’oublierai !

A l’occasion de la sortie en librairie d’Auprès de La Fontaine, fables en haïku, le dernier volet venant clôturer la trilogie des recueils signée Agnès Domergue et Cécile Hudrisier, nous avions envie de revenir sur le genre de la fable par le biais d’une petite sélection de livres.

Après les contes merveilleux et les mythes grecs, ce sont les fables de La Fontaine qui ont inspiré la revisite du duo. Quelques extraits sur le site de l’éditeur, Thierry Magnier, en attendant d’avoir la précieuse anthologie entre les mains…

Le principe reste le même: ce sont vingt fables de La Fontaine, des plus célèbres aux plus discrètes, qui ne demandent qu’à être redécouvertes, réécrites sous forme de haïku  (bref poème de 3 lignes d’origine japonaise) et illustrées à l’aquarelle par Cécile Hudrisier.

auprès de la fontaine, fables en haïku

Auprès de La Fontaine, fables en haïku, Agnès Domergue, Cécile Hudrisier, Thierry Magnier, 2016

fontaine aux fables

La fontaine aux fables, collectif, Delcourt, 2010

La Fontaine aux fables, ce sont 3 volumes de 12 fables illustrées en bande dessinée par des dessinateurs de la maison Delcourt mais fidèles au texte original de Jean de La Fontaine. A noter, on trouve également une édition de l’intégralité des 36 fables.

fables de la fontaine sur des airs de jazz

Fables de La Fontaine sur des airs de jazz,Pierre-Gérard Verny, Sébastien Pelon, Père Castor, 2008

Ce livre-disque reprend les textes originaux de 28 fables de La Fontaine et les interprète d’une manière jazzée à travers différents styles musicaux dont la java, la fugue, la valse et l’aria. 

le lièvre et la tortue

Collection « Comptines, fables et poésies » chez Bilboquet illustrées par Isabelle Carrier

Les moments-clés de la fable sont présentés de façon imagée par des illustrations composées de collages afin que le récit soit compris par les plus jeunes. Le texte intégral de La Fontaine figure en fin d’ouvrage. Le corbeau et le renard, Le lièvre et la tortue, Le loup et le chien, Le renard et la cigogne ont ainsi été réinterprétés par Isabelle Carrier.

thierry dedieu

Les fables de La Fontaine mises en scène par Thierry Dedieu, Seuil, 2008 et 2009

Dans ces recueils, les fables sélectionnées sont mises en perspective dans des tableaux tout en dentelle d’ombre et de lumière, illustrant l’une des techniques de l’art du pop-up.

fables de la fontaine pour réfléchir

Les fables de La Fontaine pour réfléchir, Laeticia Pelisse, Mauro Mazzari, coll. « Philo – des mots pour réfléchir », Oskar Jeunesse, 2010

encore des fables de la fontaine pour réfléchir

Encore des fables de La Fontaine pour réfléchir , Isabelle Wlodarczyk, Mauro Mazzari, coll. « Philo – des mots pour réfléchir », Oskar Jeunesse, 2014 

On évoque souvent les morales qui concluent les fables de La Fontaine. Elles passent souvent pour des vérités absolues, et pourtant, elles comportent bon nombre de préjugés que ces 2 ouvrages nous apprendront à déjouer  ainsi que des explications et des exemples permettant de réfléchir par soi-même et de confronter nos idées à celles des autres, pour mieux décider de ce que l’on doit en penser…

après vous M. de la fontaine gudule

Après vous, M. de La Fontaine… : Contrefables, Gudule, Livre de poche

Ce recueil de Gudule se compose de vingt-trois textes qui font suite aux Fables bien connues de Jean de La Fontaine, ce qui justifie le titre. Cependant il convient de s’interroger sur le sens de l‘expression « Après vous ». S’agit-il pour l’auteur d’imiter le fabuliste en reprenant les mêmes thèmes et en les actualisant, ou au contraire de suivre ses pas en proposant des suites immédiates à chacun de ses textes ? Nous verrons que c’est à la fois l’un et l’autre : Gudule reprend les thèmes de Jean de La Fontaine, les rend plus contemporains, mais excelle également dans des suites qui illustrent la morale classique ou la dépassent.

le corbeau et le fromage dominique descamps

Le corbeau et le fromage, Dominique Descamps, Les Grandes Personnes, 2015

C’est l’histoire d’un corbeau, désireux de redorer un blason autrefois terni par l’affront d’un certain renard. Notre maître corbeau décide, pour se venger, de croquer en entier un fromage passant par la forêt. Malheureusement, il sera pris à son propre piège.

Les linogravures aux couleurs vives de Dominique Descamps sont accompagnées de découpes et autres surprises de papier. Elles campent le décor d’un texte tout en rimes à l’humour acéré.

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Mamie passe le bac

Un coup de coeur et un coup de gueule en même temps, ce n’est pas courant…

« Mamie passe le bac« , c’est d’abord un coup de coeur pour une illustration de 1ère de couverture. Voyez plutôt !

Numériser

ill. de Béatrice Sautereau

 

Comment ne pas avoir envie de découvrir la vie de cette mamie, pensive, déjà bien sympathique et sûrement aussi dynamique que les couleurs qui l’agrémentent, alors qu’elle vous interpelle par ce « mamie passe le bac : ça vous pose un problème ? »

Cette « petite » mamie, c’est Mady et elle a donc décidé de passer les épreuves du bac de français, en candidat libre. Le hic – oui il y en a un – c’est qu’elle a une petite fille, Maëlys, 16 ans, qui prépare aussi ces fameuses épreuves. Et cette dernière n’apprécie pas du tout, mais alors pas du tout, ce qu’elle considére comme un délire, un caprice, une blague de mauvais goût. Maëlys vit avec sa maman, Magalie, divorcée qui elle, approuve tout à fait cette décision et admire, du coup, sa mère. Trois voix, trois femmes, trois générations, pas toujours les mêmes préoccupations et pourtant plus de points communs qu’elles n’en ont conscience elles-mêmes. Chacune se confie soit à son journal intime, soit à son blog. Chacune échange, fait part de sa mauvaise humeur (l’ado), de ses doutes (la maman), de ses nombreux efforts (la mamie). Chacune utilise les moyens de communication qui lui sont propres. Au début en tout cas… et puis Gwladys Constant bouleverse tout. L’ « ordre normal » des choses n’a plus lieu d’être. Une mamie qui passe le bac et qui s’inscrit sur facebook, une petite-fille qui l’aide et qui l’accepte comme « amie », une maman qui vit une histoire d’amour adolescente… Est-ce qu’on doit rester à sa place ? Mais où est sa place ? Et comment trouver sa « vraie » place ?

C’est un récit dynamique, pas d’ennui et une alternance des voix qui s’imprègne tout à fait de cette diversité de la communication d’aujourd’hui : sms, résaux sociaux, lettre, post-it, blog… C’est un récit frais et enjoué. J’y trouverai des similitudes avec les périples de Maxime, de « Comment (bien) rater ses vacances ». On rit beaucoup, on trouve certaines situations absurdes et pourtant pourquoi pas ? Chacun finit par trouver sa place, et surtout ne rien regretter, vivre et profiter. Bon certes, l’inévitable happy-end peut contrarier mais quand tout se passe bien dans la vie, que chacun finit par se trouver, ça peut exister ! Quand il y a de l’optimisme, ne le cachons pas !!

 

Mamie_Bac

1ère de couverture

 

Alors le coup de gueule, me direz-vous ? Ah je vois que vous suivez… Il est davantage du côté de la sélection du prix Chronos 2015, que vous pourrez trouver par ici : http://www.prix-chronos.org/selections/

En effet, quel dommage que « notre » mamie n’ait pas été retenue pour cette sélection alors que la thématique de l’inter-générationnel est bien plus qu’explicite dans ce roman. Chaque année, je guette et je lis avec impatience les titres de la sélection Chronos (6ème-5ème et 4ème-3ème, correspondant davantage avec mon public professionnel) et Oskar m’avait habitué à mieux, je dois le dire. Dans les autres romans de la sélection, chez cet éditeur (je précise), je n’ai pas autant ressenti que dans ce récit bien mené de Gwladys Constant, une vraie question de société sur la transmission des savoirs, l’échange grands-parents / petits-enfants et le problème du vieillissement. Des récits sympathiques certes, mais moins emballants. Alors attendons le mois de mai pour connaître les prix 2015 et croisons les doigts pour une sélection 2016 au top, comme c’est souvent l’habitude !

Quant à Gwladys Constant, je ne serai pas surprise de la revoir un de ces jours sur l’OL… Et je vous conseillerai déjà du même auteur « L’oncle Mika », toujours chez Oskar dans la collection « Court-Métrage », un petit récit sur l’homophobie.

Ou verra-t-on peut-être un jour Mady revenir et passer le Bac général, la licence, le Master… ?? Une autre occasion de dé-lire… r ! Ben quoi ? Ça vous posera, de nouveau, un problème ?

Gwladys CONSTANT, Mamie passe le bac, Oskar.

La femme noire qui refusa de se soumettre – Rosa Parks

rosa parks

Pour ce livre, je laisse ma voix et ma plume (ou plutôt mon clavier) à Enzo  (11 ans) qui écrit là, son premier article.

La femme noire qui refusa de se soumettre est un roman historique. Il raconte le passé de Rosa Parks qui a réellement vécu aux Etats Unis  au début du XX eme siècle. Il raconte donc aussi le passé des États Unis.

Rosa Parks, une jeune fille noire n’aime pas les blancs. En effet, certains blancs faisaient régner la terreur. C’est pourquoi, Rosa a appris à s’en méfier depuis qu’elle est toute jeune.  Ainsi, un jour, dans un bus jaune, elle n’a pas obéi aux lois des blancs. Elle a refusé de s’y soumettre. Alors, des policiers sont venus l’arrêter devant tout le monde.

CRITIQUE

J’ai aimé ce livre parce qu’on suit la vie de Rosa depuis qu’elle est petite et on comprend alors pourquoi elle n’a pas voulu laisser sa place aux blancs.  Le mot Klu klux Klan m’a surpris.  J’ai donc voulu en savoir plus.  J’ai appris qu’ils étaient cruels avec la population noire.

Il ne faut pas rabaisser les gens. Tout le monde est capable de grandes choses.

J’ai aimé l’aspect historique. Le fait que ce soit une histoire vraie m’a plu.

CARTE D’UN PERSONNAGE: ROSA PARKS

Rosa Parks est une petite fille qui est né en 1913 dans le Sud des Etats-Unis. Elle est noire. Sa santé est fragile. Elle est très intelligente parce qu’elle a appris à lire très tôt.

Ce personnage vit un conflit avec la société. En effet, elle vit dans une société raciste. À son époque, aux Etats Unis, les blancs étaient racistes et torturaient les noirs. Elle vit mal cette situation car les blancs sont narquois. C’est un personnage intéressant parce qu’elle a des problèmes avec le pays dans lequel elle vit. Grâce à son éducation, elle décide de ne pas se résigner.

IMAGE : JE GARDE EN TÊTE L’ IMAGE D’UNE PARTIE QUE J’AI AIMÉE

enzo

J’ai choisi cette partie de l’histoire parce que le grand père attendait le Ku Klux Klan avec son fusil. Cela montre comment l’éducation de Rosa l’a amenée à se révolter contre les lois injustes.

L’HABILETÉ DE L’AUTEUR

Ce qui est intéressant c’est que l’auteur utilise le sourire de Rosa comme narrateur. De plus, les illustrations de Carole Gourrat sont très réalistes.

Je conclus l’article d’Enzo en ajoutant qu’il y a un dossier documentaire à la suite du roman et en  vous offrant la dédicace de l’auteur, Eric Simard. (Oui, je sais cela devient vraiment une habitude !)

dédicace

Eric Simard, Carole Gourrat, La femme noire qui refusa de se soumettre – Rosa parks, Oskar Jeunesse, collection histoire et société, 2008, 38 pages.