quel(s) temps

Le dernier accueil de classe de la bibliothèque avant le confinement avait pour thème le temps. Drôle de coïncidence à l’aune des mesures sanitaires gouvernementales actuelles me direz-vous… Occasion tout trouvée pour vous en reparler aujourd’hui car, chez vous aussi, les repères temporels sont peut-être un peu chamboulés ces temps-ci…

Introduction sous forme d’échange sur ce qu’évoque le temps pour les élèves:

Grâce aux mots, le temps infini est séparé en différents moments de la vie. Les mots sont utiles pour mesurer le temps, le découper en morceaux. Quels mots connaissez-vous du plus petit au plus grand ? Il y a des objets aussi qui servent à mesurer le temps pour nous aider : sablier, horloge/montre (24h d’une journée), semainier (7 jours de la semaine), calendrier (12 mois de l’année), arbre généalogique (montre les personnes d’une famille du + jeune au + vieil ancêtre), album photos (de souvenirs de moments passés) …

On va prendre plusieurs exemples du temps en racontant quelques histoires :

Jours de la semaine : Comptine « Lundi matin, l’empereur, sa femme et le petit prince »

Jour/nuit: Que fait la lune la nuit ? Anne Herbauts, Casterman, 1998

Cycle de la Vie (et de la mort):

Un, deux, pois, Françoise Malnuit, Grandir, 1992 ou la version kamishibaï

En t’attendant, Emilie Vast, MeMo, 2013

Chanson « Quand Fanny » (5 poupées russes sortent les unes après les autres et s’alignent)

Quand Fanny était un bébé, un bébé, un bébé
Quand Fanny était un bébé elle faisait comme ça
Ouin, ouin ,ouin . (en se frottant les yeux et suçant son pouce)

Quand Fanny était une p’tite fille, une p’tite fille, une p’tite fille
Quand Fanny était une p’tite fille elle faisait comme ça
Na na na nanère euh ! (en faisant un pied de nez)

Quand Fanny était une jeune fille, une jeune fille, une jeune fille
Quand Fanny était une jeune fille elle faisait comme ça
Soupir… (mains sur les hanches et la main dans ses cheveux, levant les yeux au ciel)

Quand Fanny était une maman, une maman, une maman
Quand Fanny était une maman, une maman, une maman elle faisait comme ça
« Chut…dors mon bébé  » (en le berçant)

Quand Fanny était une grand-mère , une grand-mère ,une grand-mère
Quand Fanny était une grand-mère elle faisait comme ça
Ouille, ouille, ouille! mon dos (en se tenant le dos)

Quand Fanny était un squelette ,un squelette, un squelette
Quand Fanny était un squelette, elle faisait comme ça

Cccccccccccccrac! (claquer des dents, des doigts et des genoux)

Quand Fanny était une poussière, une poussière ,une poussière
Quand Fanny était une poussière elle faisait comme ça

Fffffffffffffffffou….(souffler sur une poussière imaginaire)

Le visage de Mamina, Simona Ciraolo, Gallimard Jeunesse, 2017

Saisons : Arbre, Amandine Laprun, Actes sud junior, 2017 (à lire en écoutant « La redécouverte » tirée de la BO d’Amélie Poulain)

Année : Belle année, Anaïs Brunet, Sarbacane, 2018

Fuseaux horaires : Au même instant sur la Terre, Clotilde Perrin, Rue du monde, 2011

Météo : Ma robe magique, Kayako Nishimaki, Autrement (aujourd’hui épuisé, théâtre d’ombres fabriqué d’après l’album sur une idée de Poucet galet, vidéo ici)

En cette période de confinement, une petite discussion est peut-être bienvenue avec le(s) enfant(s) de la maison. Ce peut-être le moment de chercher les livres qui mettent le temps en scène, de créer son « carnet de voyage immobile: l’histoire de notre confinement » à l’image de Blisscocotte qui a ouvert sur Instagram une annexe tout aussi colorée où elle montre de quoi œuvrer de façon créative en famille.

Pour les plus petits, comme on le disait récemment sur Instagram en présentant Tintamarre et gazouillis, une journée tout en bruits d’Eva Montanari chez Thierry Magnier, on pourra peut-être remettre des mots – ici des onomatopées – sur les moments-clés du tout-petit. Car cet album doux et bruyant à la fois appelle au partage entre parents et enfants autour de l’emploi du temps. On peut ainsi évoquer ensemble les épisodes essentiels pour l’un, pour l’autre, chercher à les bruiter, avec ses propres sons, qu’on utilise des interjections, des instruments de musique ou des objets banals de la maison?


Tintamarre et gazouillis, une journée tout en bruits, Eva Montanari, Editions Thierry Magnier, 2018

Dans Les mots du temps, une série de mots a été définie par Catherine Grive et photographiée par Janik Coat: maintenant, avant, après, matin, soir, aujourd’hui, hier, demain, jamais, longtemps, vite, lentement, passé, avenir, instant, toujours, éternité, début, fin. Pourquoi pas s’en inspirer pour créer son propre dictionnaire du temps qui passe? Vous avez du temps, du papier et un crayon, un appareil photo (ou un téléphone 😉 )? Et bien lancez-vous et si vous n’avez plus d’encre dans l’imprimante, ça attendra bien un peu pour l’impression 😉

1, Ed. Thierry Magnier, 2014

 

 

 

 

 

 

Je suis ce que j’emi lit 2019

Est-ce que vous savez s’il y a beaucoup de bookfaces avant cette oeuvre de Norman Rockwell ?!

« Dis-moi ce que tu lis et je te dirai qui tu es »…Comme l’an dernier, j’avais envie de faire un bilan poétique de mes lectures de 2019 en reprenant un questionnaire où les réponses doivent être tirées de titres d’ouvrages lus pendant l’année écoulée.

Si je n’ai pas réussi à citer que des livres chroniqués sur le blog et/ou le compte Instagram (et oui, le rythme des publications n’est pas toujours facile à tenir), j’ai pu me contraindre en ne citant quasiment que de la littérature jeunesse; et en trichant même un peu en listant plus de titres parce qu’il fallait vraiment que je mentionne certains romans…

 

Décris-toi : A ma source gardée (Madeline Roth, Ed. Thierry Magnier, 2015)

Comment te sens-tu ? Dysfonctionnelle (Axl Cendres, Sarbacane, 2015)

Décris où tu vis actuellement: Ma fugue chez moi (Coline Pierré, Rouergue, 2016)

Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ? Dans un rayon de soleil (Tillie Walden, Gallimard BD, 2019)

Ton moyen de transport préféré :

Celle qui marche la nuit (Delphine Bertholon, Albin Michel jeunesse, 2019)

Carambol’ange (Clémentine Beauvais, Sarbacane, 2015)

Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Tous les bruits du monde (Sigrid Baffert, Milan, 2018 )

Toi et tes amis vous êtes: Diabolo fraise (Sabrina Bensalah, Sarbacane, 2019)

Comment est le temps ? Les petits orages (Marie Chartres, L’école des loisirs, 2018)

Quel est ton moment préféré de la journée ? Quand vient la vague (Manon Fargetton, Jean-Christophe Tixier, Rageot, 2018)

Qu’est la vie pour toi ? Tant que mon coeur bat (Madeline Roth, Ed. Thierry Magnier, 2016)

Ta peur? Le gang des vieux schnocks (Florence Thinard, Gallimard jeunesse, 2019)

Quel est le conseil que tu as à donner ? Mentir aux étoiles (Alexandre Chardin, Casterman, 2018)

La pensée du jour : Oh boy (Marie-Aude Murail, L’école des loisirs, 2000)

Comment aimerais-tu mourir ? Direct du coeur (Florence Medina, Magnard, 2018)

Les conditions actuelles de ton âme ?

La fourmi rouge (Emilie Chazerand, Sarbacane, 2017)

Le coeur des louves (Stéphane Servant, Rouergue, 2013)

Ton rêve ? De cape et de mots (Flore Vesco, Livre de poche jeunesse, 2019)

 

Première édition avec les lectures 2018 ici

Sens dessus dessous

Nouvelle séance avec le groupe de 6-11 ans du centre de loisirs pour « Je lis, tu dessines » avec des histoires « sens dessus dessous ». Pour donner le ton dès l’arrivée des enfants à la bibliothèque, j’avais mis quelques vêtements à l’envers comme mes chaussettes, mon pull et mes lunettes, ce qui a fait beaucoup rire les enfants. Nous sommes rentrés à reculons jusqu’à l’espace jeunesse où je leur ai fait un petit discours d’introduction en verlan 😉

Voilà le déroulé de la racontée où l’on a essayé de proposer un maximum de titres jouant avec les sens de lecture :

L’Afrique de Zigomar, Philippe Corentin, L’école des loisirs, 2000

Dans ce grand classique, Pipioli le souriceau rêve d’aller en Afrique comme son amie l’hirondelle. Le merle Zigomar accepte de l’y emmener… mais il n’a aucun sens de l’orientation. Un voyage inattendu les attend. Toute la saveur humoristique de cet album repose sur le décalage entre le texte et les images jusqu’à la chute finale.

 

Le long d’un reflet, Shinsaku Fujita, Nobi Nobi

Une petite fille et son grand frère partent explorer leur ville qui s’étend le long d’un cours d’eau. Ils admirent les façades des maisons qui se mirent dans l’onde, et observent chaque remous à la surface de l’eau. Car leur ville est certes minuscule, mais son reflet la fait paraître gigantesque !

Jeux de miroir, constructions symétriques, effets d’optiques… Cet album se découvre en grande partie à travers l’image inversée de la petite ville, qui donne au lecteur une vision de la réalité tantôt fidèle… tantôt déformée. A lire à l’endroit…ou à l’envers!

 

Mon voisin, Marie Dorléans, Editions des Braques, 2012

Un beau jour, un nouveau voisin emménage. Les bruits qui proviennent de chez lui intriguent notre héros qui, de l’autre côté de la cloison -représentée par la pliure du livre- va s’imaginer les choses les plus folles… C’est un vrai contraste entre la réalité un peu terne page de gauche (illustrée finement en noir et blanc) et l’imagination débordante page de droite (marquée par les couleurs transparentes façon rhodoïd).

C’est l’acteur Guillaume Gallienne qui raconte l’histoire dans sa version exhaustive (elle est allégée dans le livre) et les sons prennent vie. Plus que jamais, le travail sonore illumine et complète le travail graphique et l’écriture : le son devient un personnage à part entière; c’est bien pourquoi nous avons écouté le CD!

 

Océano, Anouck Boisrobert, Louis Rigaud, Hélium, 2013

Un éblouissant pop-up pour prendre conscience de la beauté et de la fragilité des océans. La conception originale convie le lecteur émerveillé à une grande expédition à la fois sur et sous la surface de l’eau.

Du port bruissant d’activité à la banquise, en passant par une mer déchaînée par la tempête et, enfin, l’idyllique lagon aux milliers de poissons, c’est un voyage dessus-dessous qui rend hommage à la diversité et la richesse du monde marin à préserver.

Plouf, Philippe Corentin, L’école des loisirs, 1991

Autre incontournable de Corentin avec cette histoire d’un loup qui a très, très faim. Au fond d’un puits, il croit voir un fromage… C’est aussi l’histoire d’un cochon trop gourmand… C’est l’histoire d’une famille de lapins trop curieuse… C’est l’histoire de… Mais chuuuuut ! Ici, c’est le format à la française doublé de la lecture verticale qui donne une nouvelle ampleur à ce drôle de récit.

Hortense au plafond, Aurore Callias, Albin Michel Jeunesse, 2009

Le soir tout en haut de la grande maison, dans sa chambre où elle a parfois du mal à s’endormir, Hortense regarde le plafond depuis son lit. Une nuit, elle y découvre Saguzar membre intrépide de la famille nocturne des chauves-souris, qui lui propose de le rejoindre au plafond. Un peu d’acrobatie et voici Hortense partie pour une aventure tête à l’envers où elle découvre comment vivent dans sa propre maison les habitants de la nuit.

Le récit à deux voix, les carnets croisés de Saguzar (en orange) et d’Hortense (en noir), se lit tout comme l’image, à l’endroit et à l’envers. Gare au torticolis!

 

Comment lire un livre ? Daniel Fehr, Maurizio A.C. Quarello, Kaleidoscope, 2019

« Hé ! Lecteur ! À quoi tu joues ? Tu tiens le livre à l’envers ! Regarde-nous ! » Les personnages de contes sont sens dessus dessous. À toi de tourner, retourner, secouer le livre pour mettre de l’ordre dans ce bazar ! Un album interactif à faire tourner la tête ! comme le résume l’éditeur.

 

Extraits de Chimères génétiques, Julie Lannes, L’atelier du poisson soluble, 2011

Attention : Herbier Génétiquement Modifié ! A partir d’expériences scientifiques réelles, Julie Lannes a imaginé une série de plantes telles qu’elles pourraient évoluer, après « greffe » de gènes d’origine animale. Ses magnifiques gravures, très poétiques, sont d’un incroyable réalisme qui les rend d’autant plus inquiétantes.

Voilà un ouvrage accessible par les plus grands. On prendra soin de lire la 4ème de couverture ainsi que les explications de la page de titre pour bien présenter et expliquer la notion d’ADN et d’OGM avant la sélection de quelques transgénèses qui bouleversent les repères des enfants (et des adultes aussi d’ailleurs).

  • Fragaria
  • Solanum tuberosum rana
  • Solanum tuberosum aequorea victoria
  • Brassica
  • Zea mays
  • Solanum lycopersicum

 

Va jouer avec le petit garçon, Clémentine Beauvais, Maisie Paradise Shearing, Sarbacane, 2016

Qui n’a pas entendu un jour son parent lui lancer l’injonction : Va jouer avec le petit garçon ! (ou la petite fille…). Notre héros, tranquillement occupé à jouer dans son monde à lui, au jardin public, se rebelle : « Et moi, je te demande d’aller jouer avec la dame qui donne à manger aux pigeons, là, sur le banc ? Et si ce petit garçon était en fait un monstre déguisé ? Et s’il m’attirait dans son royaume sous terre, où d’autres enfants esclaves sont à son service ? » C’est le début d’une aventure loufoque où l’enfant imagine un monde secret (et souterrain) et une opération de sauvetage riche en surprises !

Les animateurs ayant informés les enfants du thème du jour, certains avaient également joué le jeu en inversant leurs chaussures ou leurs vestes. Ils n’ont pas manqué d’idées pour renverser leur journée, proposant d’inverser les toilettes des filles et des garçons ou de faire un repas du dessert à l’entrée.

Quant à leur activité plastique, les enfants ont eu le choix entre la confection d’un méli-mélo de personnages présenté par exemple sur le blog (une fois n’est pas coutume) L’atelier qui dessine permettant de combiner des têtes, torses et pieds variés et une roue de personnages permettant de permuter les têtes et détaillée ici, inspirée du travail de Norman Messenger dans le livre-jeu Imagination édité au Seuil.

Feuilles d’automne

On reprend cet automne une année de « Je lis, tu dessines » avec une thématique de saison puisqu’on s’est arrêté sur les feuilles d’arbres. On suit toujours le même principe avec le groupe d’enfants âgés de 6-11 ans du centre de loisirs local, à savoir un rendez-vous matinal pour écouter une sélection d’histoires à la bibliothèque et un après-midi consacré à une activité plastique qui s’inspire du thème du jour ou d’un des livres en particulier sous la houlette de leur animateur. Aujourd’hui, après avoir fait la cueillette de feuilles diverses et variées, les enfants vont se lancer dans la confection de feuilles en papier multicolores à l’image de cette maman russe dont le compte Instagram regorge d’autres belles propositions automnales:

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Quant à notre racontée, la voici détaillée:

Intro : extrait du livre-lu Bulle et Bob dans la forêt, chanson « Les feuilles craquent », Nathalie Tual, Gilles Belouin, Ilya Green, Didier Jeunesse, 2018

Danse avec les feuilles, Isabelle Simon, Editions du jasmin, 2018

Une journée de bûcheron, Arnaud Nebbache, Kilowatt, 2018

Cet album documentaire découvert l’an dernier et chroniqué ici est à bruiter avec différents sons tirés d’une sonothèque par exemple.

  1. Réveil
  2. Exercices du matin
  3. Croix sur les arbres
  4. Toc toc toc
  5. Ecureuil
  6. Forêt
  7. Pas dans la neige
  8. Vent glacial
  9. Hâche
  10. Arbre qui tombe n°2
  11. Feu de bois
  12. Menuiserie
  13. Baillements

 

Le doudou des bois, Angélique Villeneuve, Amélie Videlo, Sarbacane, 2016

Anton et la feuille, Ole Könnecke, L’école des loisirs, 2007

Du balai, Louise Greig, Julia Sarda, Little Urban, 2018

Parler avec les arbres, Sara Donati, Rouergue, 2018

A lire en écoutant Gymnopédie n°1 d’Eric Satie

Rikimini, Marie-Sabine Roger, Alexandra Huard, Casterman, 2012

Ours qui lit, Eric Pintus, Martine Bourre, Didier Jeunesse, 2006

J’ai découvert ce conte randonnée sur le blog de Blisscocotte qui l’utilise avec sa version tapis à raconter et qui a conçu un prolongement ludique et pédagogique; tout est expliqué ici.

Rouge-feuille, Eric Wantiez, Juliette Parachini-Deny, Cépages, 2016

Fratries

Les quatre filles du Docteur March ont marqué mon enfance. Vinrent ensuite les Quatre soeurs (oui bon, les cinq sœurs Verdelaine) puis la version BD de Cati Baur dont les illustrations font tellement honneur aux mots de Malika Ferdjoukh.

Aujourd’hui, j’ai fait un petit bout d’chemin avec les sœurs Martin et je me suis régalée alors par ces temps ensoleillés, venez vous désaltérer avec le succulent et rafraîchissantissime Diabolo fraise de Sabrina Bensalah.

Maison(s)

Réfugions-nous dans quelques maisons de papier pour cette dernière racontée de l’année spéciale « Je lis, tu dessines ». L’après-midi sera consacrée à la fabrication de maisons diverses et variées à partir d’enveloppes telle que le blog de Maman Nougatine nous l’avait inspiré ici.

La racontée en détails:

Rien du tout, Julien Billaudeau, Grains de sel, 2016

Au début, il n’y avait rien. Rien du tout. Bien sûr, ici ou là, il y avait quelques arbres. Mais ce n’était presque rien… Jusqu’à l’arrivée de Monsieur C. …

 

La clé sous la porte, Julia Chausson, A pas de loups, 2018

C’est armée de mon trousseau de clés merveilleux que nous ouvrons ce livre-jeu pour une enquête au royaume des contes de fées. L’idée de Julia Chausson a été de mêler de mystérieuses petites annonces à ses gravures enchanteresses. Mais à qui peuvent bien appartenir ces étranges clés d’un temps passé?

 

Voici notre maison, Fiep Westendorp, Albin Michel Jeunesse, 2016

Pour cet album aux phrases minimalistes, nous vous proposons une lecture bruitée dont les sons ont été piochés sur le site de la sonothèque. L’héroïne chemine de page en pièce et un son particulier l’accompagne en complétant le récit textuel lors de la visite de sa maison. Voici les liens vers notre sélection sonore:

Porte d’entrée qui grince

Cuisine

Cheminée du salon

Verre cassé

Oiseaux

Chasse d’eau

Ronflements

Miaulements

Train électrique

Horloge

RDV sur notre compte Instagram pour découvrir une vidéo de cette lecture bruitée 😉

 

Les voisins, Einat Tsarfati, Cambourakis, 2017

L’artiste dévoile les vies inventées des familles de voisins de l’immeuble habité par une petite fille à l’imagination débordante. Chaque page ouvre ainsi la porte d’un appartement différent, dévoilant les vies cachées des divers étages de l’immeuble. Titillant la curiosité de chacun, cette histoire cultive l’imaginaire tout en rappelant joyeusement la nécessité d’une bienveillance et d’une tolérance face aux mœurs des uns et des autres.

 

La maison des bisous, Claudia Bielinsky, Casterman, 2017

Voici un petit ours en quête de bisous. Tu veux l’aider à chercher qui voudra bien l’embrasser ? Pour cela ouvre la porte, soulève les couettes et les tapis, écarte les rideaux, regarde dans les placards… et fais plein de rencontres surprenantes et rigolotes. Bienvenue dans la maison des bisous ! Des flaps à soulever pour entamer une chouette collection de bisous : bisou prout de mammouth, bisou de crapaud vilain pas beau, bisous de fourmis guilis guilis…

Qui fonctionne aussi bien avec les tout-petits qu’avec des plus grands 😛

 

Belle maison, Anaïs Brunet, Sarbacane, 2017

L’été est là. La narratrice, somnolante, est soudain réveillée par le bruit d’une clé fourrageant dans sa serrure : ses chers enfants sont revenus ! Comme on le découvre aussitôt, cet être sensible, impatient des jeux qui s’annoncent, est une maison de famille au charme suranné, édifiée au bord de la mer. Douée de raison et de la force d’aimer, elle vibre et s’émerveille…

 

Une maison pour quatre, Gilles Bizouerne, Elodie Balandras, Syros, 2015

Tigre, Eléphant, Serpent et Hibou se rencontrent un jour et ont une drôle d’idée : « Et si on construisait une maison ? » En utilisant les capacités de chacun, les quatre animaux construisent une pièce avec les moyens du bord. Mais la nuit leur réserve bien des surprises…

 

On déménage, Alice Brière-Haquet, Barroux, Little Urban, 2016

À vendre petite maison qui renferme les heureux moments partagés avec Papa, Maman, mon grand frère et moi… Un texte génial d’Alice Brière-Haquet conçu comme une petite annonce immobilière mêlé au graphisme tendre et coloré de Barroux pour appréhender un déménagement en douceur.

 

Grandimage « Chez Mémé », Cécile Gambini, La maison est en carton, 2011

Carnaval des animaux, Camille Saint-Saëns, Pépito Matéo, Vanessa Hié, Didier Jeunesse, 2011

Lire le texte de Cécile Gambini sur le paravent puis écouter le « Final » tiré du Carnaval des animaux pour illustrer en musique la recherche des détails de la Grandimage préalablement distribués aux enfants.

Nous avons clos le projet 2018-2019 par un goûter où les parents furent conviés à la bibliothèque afin de découvrir l’exposition de toutes les productions ainsi que les sélections de livres thématiques.

La boîte à mots de Clémentine Beauvais

Depuis que j’exerce en bibliothèque, j’ai mis en place de nombreux types de médiations pour des publics variés mais je n’ai jamais eu la chance d’organiser de rencontre d’auteur… Et même si celle-ci est en partenariat avec une librairie et d’autres bibliothèques, il n’en reste pas moins qu’elle devient ma première fois!!!!!! Vous saisissez mon enthousiasme?! Ma passion ne vient pas tant de l’événement en lui-même que de la personne que l’on va rencontrer… à savoir Clémentine Beauvais!

Pour rendre compte des petites surprises préparées pour Clémentine au fil de ses quelques rencontres savoyardes, plusieurs billets s’imposeraient… Vous lirez ici la proposition d’une des bibliothèques partenaires. Dans ce post, vous allez découvrir la séance adressée aux collégiens afin de leur présenter l’autrice. Elle a été conçue pour donner artificiellement la parole à l’écrivaine comme un entremêlement des propres articles de Clémentine Beauvais tirés de son blog français, d’interviews d’elle ou de son éditeur Tibo Bérard chez Sarbacane sur le net et de contenus éditoriaux dont j’essaierai de faire figurer les liens originaux autant que possible afin que vous poursuiviez votre lecture là-bas.

Clémentine Beauvais vit en Angleterre depuis presque 12 ans ; après des études à l’université de Cambridge, elle est enseignante-chercheuse en éducation à l’université de York, ça signifie qu’elle y donne des cours et qu’elle y fait aussi de la recherche, c’est-à-dire qu’elle écrit des articles (par exemple : Faut-il aimer les enfants quand on est auteur pour enfants?  Réimprimer Twilight: Analyse d’une couverture. Etes-vous (trop) attaché à vos personnages? Quand tu seras adulte, tu écriras pour les adultes? ). Fan des réseaux sociaux et blogueuse influente, elle a déjà publié plus de 20 livres, des albums en passant par des romans ados dont Comme des images, encensé sur la blogosphère avec pas moins de 80 articles !

Clémentine aime manier les mots et c’est une fille aux multiples facettes & casquettes aussi, on vous propose aujourd’hui d’aller à sa rencontre grâce à « une boîte à mots » ce qui va nous permettre de la découvrir à l’aide de petits mots-clés !

FRANGLAISE 

Cette Parisienne de naissance se considère « franglaise » à taches de rousseur. La romancière vit depuis douze ans en Angleterre, où elle est enseignante chercheuse en sciences de l’éducation à l’université d’York, et s’apprête à demander la nationalité britannique. « Une décision qui n’a pas été précipitée par le Brexit, précise la jeune femme. Au contraire, je me suis vraiment demandé si, après ce vote, je voulais vraiment devenir citoyenne d’un pays qui avait pris cette décision. Mais je veux cette nationalité notamment pour pouvoir voter. » 

BLOGUEUSE 

Sur son blog, elle oscille entre pensées sur la littérature jeunesse et sur l’éducation, et news concernant ses propres bouquins.

Au cas où vous ne l’auriez pas compris, Clémentine alimente son blog dans une version française mais aussi anglaise (où les articles ne sont pas les mêmes puisqu’elle ne s’adresse pas au même public 😛 ) et idem pour son ses sites internet officiels, l’un français, l’autre anglais!

De même qu’elle écrit des livres en anglais, publiés en France mais qu’elle n’a pas pour autant traduit elle-même, même si c’est elle qui a traduit Les Petites Reines les transformant en Piglettes, vous nous suivez toujours?!

TRADUCTRICE 

Elle est traductrice littéraire de l’anglais au français, pour le plus grand bonheur de son Robert & Collins. La traduction, c’est de l’écriture, de l’amour, et beaucoup de casse-tête linguistique, et elle tient à ces bébés-là tout autant qu’aux autres nés totalement de sa plume…

Les voici, ses adoptés-adaptés qu’elle présente sur son site français!

Et ces deux-là à paraître en 2019:

VERS LIBRES

C’est un vers qui n’obéit pas à une structure régulière : ni mètres, ni rimes, ni strophes (alors que le vers traditionnel dans la poésie française observe un nombre fixe de syllabes par vers et de vers par strophe).

Cependant, le vers libre conserve certaines caractéristiques du vers traditionnel (majuscules en début de ligne, mise en page laissant respirer les blancs ; séquences de vers de dimensions variables séparées par un saut de ligne ; des effets d’enjambement ; des échos sonores etc)

Mais pourquoi on vous parle de ça ?! Parce que Clémentine s’intéresse beaucoup aux vers libres pardi ! Elle a écrit Songe à la douceur suivant cette contrainte et elle est la traductrice en français de Sarah Crossan, qui publie des romans en vers libres.

SARAH CROSSAN

« Sarah Crossan est une auteure que j’admire beaucoup, et qui a eu une importance particulière pour moi car c’est avec son superbe The Weight of Water (=Swimming-pool) que j’avais découvert la forme du roman en vers pour adolescent/es.

Ayant vu que je venais de publier un roman en vers (=Songe à la douceur), Murielle Coueslan, mon éditrice chez Rageot, m’a contactée pour me demander si je connaissais le travail de Sarah. Elle venait de lire One (=Inséparables), et elle envisageait de l’acquérir.

Je lui ai immédiatement répondu: ‘Bien sûr que je connais! et oui, il faut absolument l’acquérir! et est-ce que je peux le traduire???‘. Je ne suis pas généralement du genre à m’imposer comme ça, donc je me suis fortement auto-étonnée. Et Murielle m’a répondu presque illico pour me dire oui ».

Et si vous voulez savoir pourquoi Clémentine a grave flippé à l’idée de traduire Sarah, allez fureter sur son blog !

DESSINS 

Dessinatrice à ses heures perdues, Clémentine a mis une partie en ligne.

SARBACANE

Editeur/Maison d’édition = personne(s), société qui assure(nt) la publication et la mise en vente des ouvrages d’un auteur.

Clémentine édite ses romans ados chez Sarbacane. Tibo Bérard est ainsi son éditeur, c’est lui qui choisit les textes de la collection « Exprim’  » (mais aussi de « Pépix » qui s’adresse aux 8-12 ans) et qui accompagne l’auteur durant l’écriture. Selon lui, le travail d’éditeur, c’est une collaboration étroite avec l’écrivain. Les propos ci-dessous sont tirés d’une interview découverte .

Tibo Bérard aime travailler avec ses auteurs, les faire réfléchir sur leur texte. Dans un premier temps, l’auteur et l’éditeur pensent à la structure du manuscrit. Par le dialogue, ils cherchent des idées : « je viens confronter ma grille analytique ultra précise à des gens qui sont dans l’invention pure ». Tibo Bérard demande à l’auteur pourquoi il a choisi tel terme plutôt qu’un autre, refusant à tout prix le superflu ou le décoratif. Paradoxalement, il les aide à aller plus loin dans le développement de certains motifs, les aide à prendre des risques stylistiques pour trouver leur propre voix :

Dans un second temps, Tibo Bérard relit avec son auteur le manuscrit ligne à ligne. Ils travaillent désormais sur le style, de façon très précise. Cette collaboration est indispensable pour lui : « je ne pourrais pas travailler avec un auteur qui refuserait cette étape. En plus, je suis très tyrannique c’est-à-dire que je n’impose rien réellement mais je rends des textes aux auteurs qui sont bourrés de stylo rouge. Il y en a partout. Je propose des pistes. Il me faut une réponse. En même temps, quand je laisse passer des choses, au bout d’un moment, je suis tellement obsessionnel que je les remets. Mais si j’insiste sur un point c’est que ça ne fonctionne pas. L’avantage des auteurs de cette génération, c’est qu’ils sont débarrassés de l’ego de l’écrivain qui a choisi sa virgule et qui ne veut pas en démordre ».

EXPRIM’ 

Tibo Bérard, le directeur de la collection « Exprim’  » a sa conception de la littérature jeunesse : c’est une littérature innovante, dynamique et ancrée dans le réel… Loin de la visée pédagogique demandée par une partie des professionnels de l’éducation, Exprim’ publie des romans écrits par de jeunes auteurs provenant des scènes musicales, des quartiers, et d’ailleurs.

Clémentine aime tour à tour manier le vers libre, jouer avec le langage sms et/ou les codes des réseaux sociaux, s’amuser des jeux de mots anglais/français et des faux-amis des deux langues par exemple, user de toutes sortes de fantaisies typographiques comme le calligramme, l’italique, la parenthèse ou encore insérer des dialogues théâtraux et c’est cette palette là qui a conduit Clémentine chez « Exprim’ « .

PLAYLIST

Spécificité de la collection « Exprim’  » : une playlist conçue par l’auteur(e) en personne qui reflète l’ambiance du roman. Clémentine a son avis sur la question !

BOÎTAMO 

Sur cette chaîne youtube littéraire, des personnalités littéraires vous proposent de partir à leur rencontre en vidéo ! Portrait chinois, visite d’atelier, rencontre dans un lieu coup de cœur, discussion… Autant de formats qu’il y aura d’auteurs, d’autrices, d’illustrateurs et d’illustratrices pour ouvrir cette boîte à mots…

Extrait d’un épisode avec Clémentine, pour essayer de comprendre ce qu’est la littérature ados, cette littérature si particulière qui est (oui, oui) une VRAIE littérature. c’est à 1 mn 10!

PODCAST 

« Histoires de jeunesse » dont on a déjà parlé est un podcast qui vous emmène à la rencontre d’écrivains pour la jeunesse et vous fait entrer dans les coulisses de leur écriture. 

Les auteurs sont amenés à dévoiler leur imaginaire, leurs sources d’inspirations et à s’étendre sur leur processus de création. Un bel outil pour préparer une rencontre d’auteur, découvrir sa bibliographie…

A retrouver le premier jeudi de chaque mois & ici pour notre Clémentine !

Nous y dévoile-t-elle d’où viennent ses histoires ? Comment ont-elles fait leur chemin dans son imaginaire ? Sont-elles nées d’une révolte, d’une émotion, d’une lecture, d’une chanson ? Dans cet épisode de Histoires de jeunesse, elle raconte toutes les histoires qui l’ont fait devenir écrivain…

Rendez-vous…

  • à 8:07 pour découvrir comment Harry Potter a nourri sa fascination pour l’Angleterre
  • à 20:27 pour l’entendre parler de ses personnages féminins et de leur construction
  • à 25:43 pour comprendre comment la littérature jeunesse capture l’intensité des premières fois
  • à 30:37 pour comprendre sa vision de la peur en littérature jeunesse
  • à 39:59 pour l’écouter lire un chapitre bonus de Songe à la douceur

ATELIER D’ECRITURE 

Elle enseigne l’écriture créative dans le cadre de son travail universitaire et également à travers de nombreux ateliers en classe, lors de stages, dans des écoles privées à distance etc.

En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, les cours de creative writing ont un succès hallucinant. Il s’agit donc de l’apprentissage de l’écriture créative.  On peut avoir des licences, des masters et des doctorats en la matière, et il ne se passe pas un jour sans que son alerte email lui annonce qu’on ouvre un nouveau poste en creative writing quelque part dans le pays. Ce sont généralement des lectureships (=postes de prof) à mi-temps, car les universités recherchent des auteurs, et donc il est entendu que l’heureux/se élu/e aura ainsi la moitié de son temps pour écrire. Ces cours peuvent coûter de 9 000 £ par an (soit presque 10 500 €) pour les licences à 15 000 £ ou plus pour les doctorats (soit 17 385 €).

Le creative writing est donc un véritable business pour les universités en Anglo-Saxonie, et certaines d’entre elles sont très reconnues (Warwick, Bath Spa, Manchester Met…). L’extraordinaire Sarah Crossan, par exemple, est passée par le Master en Creative Writing for Children de Warwick. De nombreux auteurs enseignent dans ces cours également

En France, on commence très timidement à voir ce genre de cours, mais ce n’est pas encore normalisé. Personnellement, j’avais un avis très négatif. Et quand on m’a demandé de donner des cours, j’ai d’abord eu un énorme syndrome de l’imposteur – ça me semblait absurde d’estimer que je pouvais apprendre aux autres à écrire alors que ça faisait si peu de temps que j’écrivais moi-même.

Mon cours est divisé en plusieurs sessions assez attendues : débuts, caractérisation, structure, style et ton, sérialité, et genres, en insistant toujours sur le fait que ces catégories sont liées. Et on finit toujours par une session sur comment être publié, c’est-à-dire comment écrire un pitch, une lettre à un agent, un résumé, etc; pragmatisme anglo-saxon oblige, on ne fait pas tout ça pour ‘rien’.

C’est cette utilitarisme qui, je pense, fait la différence entre ces cours et ce qu’on appellerait plus communément des ateliers d’écriture. Bien sûr on veut y trouver du plaisir aussi, mais il est question ici d’acquérir de vraies compétences et de devenir efficace, pas (seulement) de ‘se découvrir’ en tant qu’auteur. Ca ne suffirait pas de leur faire écrire ‘ce qu’ils veulent’, de les aider à s’exprimer. Il faut leur dire si ce n’est pas commercialement viable, et ils s’attendent à être instruits précisément sur ce qui constitue une structure type ou des personnages types pour tel ou tel genre de livre. Les angliches ne rigolent pas avec ce genre de choses.

L’équilibre est donc précaire entre enseigner des ‘recettes’ commerciales et encourager une écriture de qualité ou plus personnelle… La règle d’or pour moi est de s’immerger dans de textes d’auteurs jeunesse de qualité et commercialement viables, et de voir ce qu’ils font de bien. Je force donc mes élèves à faire de l’analyse de texte, explique-t-elle sur son blog en détails dans l’un des articles rédigés sur ce vaste sujet.

THEATRE 

On a profité de ce mot « théâtre » pour donner la parole aux membres du club de théâtre qui préparent consciencieusement leur adaptation des Petites reines pour leur représentation de fin d’année ainsi qu’un extrait pour la venue de Clémentine! Mais chuuuut! c’est une surprise!

Et pour celles & ceux qui souhaiteraient assister à une représentation de l’adaptation des Petites reines par une compagnie professionnelle à savoir Rachel Arditi et Justine Heynemann, c’est par ici que ça se passe!

 

Des couvertures de certains de ses romans ados et de ses traductions figuraient aussi dans notre bocal…

SES ROMANS

Clémentine s’est considérablement triturée la cervelle pour comprendre ce que peut bien être une voix dans un livre jeunesse et pourquoi elle semble si facile à capturer sur certains formats et genres, et si difficile pour d’autres. Au cours des années, elle a adopté plusieurs spécimens de voix « qui toutes ensemble font un vacarme assez peu harmonieux sur mon étagère » précise-t-elle : glaçante dans La pouilleuse, grinçante dans Comme des images, girly-comique dans Les petites reines, tragi-lyrique dans Songe à la douceur etc. Ainsi est-elle décrite sur le site de l’école parisienne Les Mots.

Carambol’anges, Clémentine Beauvais, Eglantine Ceulemans (ill.), coll. Pépix, Sarbacane, 2015

Pour Nel, ange de rang 47, c’est une mission comme les autres : conduire une âme au Ciel, à bord de sa voiture volante. Mais l’âme en question, c’est Mamie Paulette. Mamie Paulette a 93 ans, 3 jours et un sacré caractère. Et surtout, elle a bien l’intention de découvrir qui a voulu se débarrasser d’elle… et pourquoi ! Entre les ouragans et les Démons Motards, l’ange Nel et Mamie Paulette enquêtent !

PS : Au fait, pour ceux qui se demandent si Nel est un garçon ou une fille, la réponse est : ni l’un ni l’autre, puisque c’est un ange !

 

Les Petites reines, Coll. Exprim’, Sarbacane, 2015 

On les a élues «Boudins de l’année» sur Facebook. Mais Mireille Laplanche et ses «boudinettes». Hakima et Astrid, n’ont pas l’intention de se lamenter sur leur sort ! Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris… … pour s’incruster à l’Elysée ! Place aux Petites Reines ! ! !

 

Songe à la douceur, Coll. Exprim’, Sarbacane, 2016 

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon.
Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer.

Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovski – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.

 

Comme des images, Coll. Exprim’, Sarbacane, 2014 

Il était une fois des ados sages comme des images, au prestigieux lycée Henri-IV, à Paris. Un lycée où les élèves, dès la seconde, se voient déjà en avocat, en médecin, en ministre. L’histoire commence le jour où Léopoldine a rompu avec Timothée pour Aurélien. Ou bien le jour où Timothée, par vengeance peut-être, a envoyé un mail avec une vidéo de Léopoldine, à tout le monde. Ses amis, sa sœur jumelle Iseult, les profs, les lycéens, les parents : tout le monde.

Chronique de notre Gaëlle ici!

 

Brexit romance, Coll. Exprim’, Sarbacane, 2018

Juillet 2017 : un an que le Royaume-Uni a voté en faveur du Brexit. Ce qui n’empêche pas la rêveuse Marguerite Fiorel, jeune soprano française, de venir à Londres par l’Eurostar pour chanter dans Les Noces de Figaro. A ses côtés, son cher professeur, Pierre Kamenev. Leur chemin croise celui d’un flamboyant lord anglais, Cosmo Carraway, et de Justine Dodgson, créatrice d’une start-up secrète, BREXIT ROMANCE.
Son but ? Organiser des mariages blancs entre Français et Anglais… pour leur faire obtenir le passeport européen. Mais pas facile d’arranger ce genre d’alliances sans se faire des nœuds au cerveau — et au cœur !

 

Inséparables, Sarah Crossan, Rageot, 2017

Grace et Tippi. Tippi et Grace. Deux sœurs siamoises, deux ados inséparables, entrent au lycée pour la première fois. Comme toujours, elles se soutiennent face à l’intolérance, la peur, la pitié. Et, envers et contre tout, elles vivent ! Mais lorsque Grace tombe amoureuse, son monde vacille. Pourra-t-elle jamais avoir une vie qui n’appartienne qu’à elle ?

 

Swimming-pool, Sarah Crossan, Rageot, 2018

C’est une vraie histoire d’Angleterre, de la vraie Angleterre, pas celle que vous fantasmez en regardant Downtown Abbey ou Coup de Foudre à Notting Hill: celle des villes ni moches ni belles, avec des gens qui se retrouvent à vivre là on ne sait pas trop comment, avec des ronds-points, des bus aux vitres maculées de sauce tomate, des magasins à un pound, des maisons toutes pareilles où habitent des familles recomposées, des ados qui s’embrassent dans un coin de parc avec leur chemise d’uniforme du lycée froissée à moitié sortie du pantalon.

C’est l’histoire de Kasienka qui débarque à Coventry, tout juste arrivée de Pologne, pour retrouver son père qui est quelque part par là. Sa mère est convaincue qu’elle le retrouvera, et qu’ils repartiront pour Gdansk pour être à nouveau une famille. Kasienka est moins optimiste. Mais elle va découvrir le collège anglais – et les persiflages des nymphettes environnantes – la langue anglaise, un Anglais, une sorte-de-famille, un voisin qui met de la lumière dans tous ses sourires, et surtout la natation. Voilà comment Clémentine promeut ce roman qu’elle qualifie comme son préféré de Sarah Crossan sur son blog.