Quelques coups de cœur pour des albums de contes

Après une commande d’albums de contes, j’ai envie de partager avec vous quelques coups de cœur, plus ou moins récents, de manière très subjective.

Bambi de Kochka, ill. Sophie Lebot. Père Castor Flammarion, 2016,

Un bel album, une ode à la nature, tout en nuances pastels et en sensibilité, loin de la version Disney. Un texte simple, accessible aux plus jeunes. Et une adaptation de Félix Salten, écrivain autrichien, roman interdit par le IIIe Reich car considéré comme une allégorie du traitement infligé aux juifs.

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La princesse grenouille, un conte russe, Gennadij Spirin, Casterman, 2000

Un conte classique avec tous les ingrédients initiatiques : épreuves, obstacles, adjuvants… A la fois représentatif du folklore russe, ce conte nous en rappellera d’autres plus connus chez nous. Des illustrations très fournies et étoffées, agrémentées d’enluminures du texte qui donnent un résultat enchanteur.

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Poucette, Charlotte Gastaut, Père Castor Flammarion, 2017

Nous avons déjà parlé plusieurs fois de Charlotte Gastaut sur le blog. Ici, une myriade de couleurs vives, pour illustrer ce conte axé sur la nature, les saisons… Les petites touches fluo amènent encore plus de pep’s à l’histoire, apportant une double illustration.

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Peau d’âne, Hélène Druvert, Gautier-Languereau, 2015

Je termine par un album que je trouve vraiment sublime. Le conte est simplifié, rendant l’album accessible aux plus jeunes, et amoindrissant l’aspect incestueux du conte. Les illustrations avec les découpes et les reflets en font tout simplement un objet magnifique. Une vraie découverte pour moi, plus d’info sur le site de cette designer textile. 

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Je ne suis pas un auteur jeunesse. Vincent Cuvellier.

Quelle joie de retrouver Vincent Cuvellier « à confesse » ! Car si j’aime l’écrivain de fiction qu’il est, j’adore encore plus qu’il se livre sans façon. Déjà, dans La fois où je suis devenu écrivain, j’avais pris un plaisir dingue à lire ses confessions d’élève médiocre au talent fou.

Dans Je ne suis pas un auteur jeunesse, lui  au « charisme d’une palourde », lui qui se revendique le spécialiste du « petit livre rigolo » ne veut pas entendre parler d’auteur jeunesse. Et faut pas le chercher avec ça :

J’imagine un musicien qui ferait des disques pour enfants et qui dirait « je suis compositeur jeunesse ».

N’a t’il pas franchement raison ?

Dans ce nouvel ouvrage, l’auteur nous raconte son métier, sa passion, ses galères, ses joies, ses colères. Comme d’habitude, toujours sur un ton juste, dans le langage oralisé qui le caractérise avec cette manie jubilatoire du bon mot au bon endroit. Le mot qu’il faut : grossier si nécessaire, soutenu si la situation l’exige. J’ai trouvé très intéressant en tant que libraire et participant à l’organisation d’un salon de BD, de lire son avis sur les rencontres avec les scolaires ou l’organisation des salons du livre… J’ai été choquée qu’il ait été invité dans des classes où les maîtresses n’avaient même pas pris la peine de faire découvrir un de ses livres aux élèves. M’est avis qu’il a bien fait de se casser même si ça lui a valu une certaine réputation d’emmerdeur. Tant pis. Y a des limites.

J’ai beaucoup aimé que l’auteur convoque ses figures paternelles et de référence et qu’il les fasse intervenir tout au long de ses confessions. C’est le général De Gaulle qui intervient le 1e, et le général faut pas le titiller. Il se plait à bousculer Vincent Cuvellier « Tu arrêtes de faire ouin-ouin, et tu essaies une dernière fois de devenir écrivain ».

Puis on croise aussi Lino Ventura en train de « slurper » des pâtes. Il se laisse pas emmerder Lino, parce que c’est bien de pas se laisser marcher sur les pieds. Puis, Claude François l’inattendu qui débaroule. Tous ces personnages tissent avec l’auteur de savoureux dialogues, viennent tantôt lui botter le cul tantôt l’apaiser.

Quel soulagement d’écrire un article sans trop surveiller son langage !

Merci Vincent Cuvellier d’avoir depuis tant d’années libéré la parole et les mots de leur carcan. Merci d’avoir remisé la double négation au placard. Merci de cette franchise nécessaire à propos de votre métier parfois ingrat. Merci de dire aux élèves médiocres qu’ils ne seront pas rien dans la vie pour autant.

Lisez Vincent Cuvellier ! Il y en a pour tous les âges. Gavez-vos gosses d’Émile, la série culte pour les jeunes lecteurs qui parle de vieilles dames, de poubelles et d’enterrement, avec parfois des soupçons d’endives au  jambon. Et puis, tous ses romans, qui se dévorent si vite. Aucune excuse ne sera tolérée !

 

 

Les optimistes meurent en premier, Susin Nielsen.

 

Chère Susin Nielsen, une fois encore des millions de mercis ne suffiraient pas.

J’en viens à me demander si un jour vous écrirez un livre bof-bof ou si nous sommes condamnés à ne lire que des romans extraordinairement malins sur l’adolescence. Ne vous plantez-vous donc jamais ? Ce n’est pas que je le souhaite mais une telle perfection sur une si longue durée… Déjà à l’époque où vous étiez scénariste pour Degrassi, la série pour ados qui nous a tou(te)s fait fantasmer, vous aviez tout compris sur ces petits êtres dont l’âge varie entre 12 et 18 ans.

Grande prêtresse de l’ado tourmenté, déglingué, amputé, orphelin, alcoolique, dépressif ; malgré tous ces tourments, vos livres ne sont que lumière, joie, rire et espoirs les plus fous. On entre dans vos histoires par la petite porte, on s’immisce dans l’intimité généralement pas folichonne d’un groupe d’ados et l’on en ressort fort, fort comme jamais. Convaincu que la vie vaut d’être vécue malgré tout. Heureux aussi un peu, d’avoir passé ce cap, ces années folles pendant lesquelles tout et rien n’est possible à la fois.

Alors merci encore. Comme pour Ambrose le roi du scrabble, comme pour Henry K larsen, comme pour Violette qui voulait marier sa mère à George Clooney et tous les autres héros des romans précédents. Merci de les ramener à la vie.

Dans ce nouveau roman, Petula de Wilde a plein de manies qui exaspèrent tout le monde. Mais ce n’est pas de sa faute, elle croule sous la culpabilité depuis que sa petite sœur est morte. Alors, dans son établissement scolaire, elle va toutes les semaines fréquenter « le club des tarés ». Il y a là, une alcoolo/toxico, un amputé/mytho, un qui a été privé de l’enterrement de sa mère et qui s’en remet pas. J’en passe… Aucun, d’entre eux n’est bien sûr que faire de l’origami avec Betty la psy stagiaire va les sortir du marasme psychologiques dans lequel ils sont englués. Ils n’en ont même rien à faire.

Pourtant dans ce club des toc-toc, il va finir par y avoir une alchimie bénéfique et tous sauront exorciser leurs démons, sous l’oeil brillant de larmes de Betty qui n’est pas peu fière de sa session de déglingués.

Une fois de plus Susin Nielsen a tout compris. Encore un roman merveilleux sur ces (in)oubliables années boutonneuses et fildeferrées.

 

Et comme le dit la 1e page :

Le pessimiste a plus souvent raison que l’optimiste,

Mais l’optimiste s’amuse davantage…

Et ni l’un ni l’autre ne peuvent arrêter le cours des évènements.

ROBERT A. HEINLEIN.

 

 

 

La Cabane aux livres saison 2 !

Aujourd’hui nous avons reçu de bien bonnes nouvelles de Véronique Dumon, attachée de presse de La Cabane à Histoires ! Nous nous faisons une joie de la partager avec vous !

« La Cabane à histoires », la série qui a pour ambition de donner envie de lire aux enfants.

Diffusée à la télévision depuis le 5 novembre 2016 sur Piwi+, puis éditée en DVD* (un volume 2 est en préparation pour début  2018) et disponible en VOD chez Arte Edition depuis mars, elle ouvre ses portes depuis le 31 mai dernier sur grand écran (Gébéka), proposant aux habitués de retrouver au cinéma les histoires qu’ils aiment, et à ceux qui ne la connaissent pas encore, de venir s’y installer, le temps de 7 histoires au fil des saisons (999 têtards, Brigitte la brebis et Michel le Mouton, Dragons père et fils, Cornebidouille, Le festin de Noël, La Véritable histoire du Grand Méchant Mordicus, Mon Chien qui pue). Autant d’occasions de franchir le seuil de cette cabane déjà connue dans une 15ne de pays autour du monde.

 

La cabane à histoires était aussi en juin en compétition officielle au Festival international du film d’animation d’Annecy, avec « Rosa-Lune et les loups » d’après l’album de Magali Le Huche (Didier Jeunesse).

 

Et l’actualité aujourd’hui, c’est le tournage de la 2ème saison qui bat son plein en région parisienne. Toujours réalisée par Célia Rivière et produite par le producteur français Dandelooo avec le studio Caribara installé à Paris et Annecy, cette nouvelle saison sera composée de 23 nouveaux épisodes. 23 nouveaux albums issus de 16 maisons d’édition, à explorer (« Méchant petit prince » de Grégoire Solotareff – L’école des Loisirs, « Gina la Gorgone » de Nadja – Playbac, « Le pire anniversaire de ma vie » de Benjamin Chaud – Hélium Actes Sud…), à animer, à lire et à découvrir à la télévision en 2018 sur Piwi+.

 

Le concept : 9 enfants (5 amis ont rejoint Lisette, Fanny, Antoine et Tiago cette saison pour accompagner les jeunes téléspectateurs dans leurs nouvelles découvertes littéraires), se retrouvent dès qu’ils ont un moment, par petits groupes, dans une cabane cachée dans les arbres. Ils y partagent l’histoire de leurs livres préférés, « plongent » dans les images et, surtout, donnent envie aux autres de la lire. Ou d’apprendre à lire pour pouvoir la partager à leur tour avec d’autres enfants.

 

Chalon dans la rue et dans les livres

Même en vacances, déformation professionnelle oblige, nous sommes à l’affût de livres, d’albums, de littérature jeunesse…

Et au festival de Chalon dans la rue il y avait de quoi répondre à notre envie de lecture !

D’abord avec le spectacle « Enlivrez-vous », où l’acte de lecture, plutôt solitaire, devient une rencontre, parfois sympathique, parfois plus conflictuelle…
Vous avez l’habitude de jongler avec les mots, mais vous arrive-t-il de jongler avec les livres ? Les deux acteurs se prêtent à ce jeu à merveille, et ont le mérite à la fois de désacraliser l’objet-livre, tout en donnant toute son importance à l’acte de lire, qui devient prétexte à plein de situations clownesques et acrobatiques.

Vous les retrouverez au festival d’Aurillac si vous avez la chance de vous y trouver !Toutes les informations sur le site de la Compagnie du Contrevent.

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Et puis, à Chalon, on a croisé notre copine et blogueuse @Lisalapage et on a découvert le collectif de l’autre moitié, pour le spectacle Halb, un conte musical pour petites et grandes oreilles. Une inspiration klezmer, une dimension initiatique et symbolique, un enchaînement évident entre la musique et l’histoire, plusieurs ingrédients qui nous ont ravis… Mais elle vous en parle elle-même bien mieux que moi ici.

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Et même si la qualité des photos n’est pas exceptionnelle, voici un dernier clin d’œil d’un artiste croisé dans les rues de Chalon.

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Bonnes vacances à tous, pour nous elles continuent dans des lieux où l’on peut faire du canoë, où l’on peut se baigner dans de l’eau glacée, et se réchauffer sur des rochers brûlants ensuite… [On y croisera sans doute moins  de références littéraires].

Tout-petits contes

Et si on emmenait les tout-petits au pays des contes de fées? Voici 3 ouvrages qui initient en douceur au merveilleux et nous font replonger dans les histoires du temps passé…

1, 2, 3 nous irons au bois, Chloé Laborde, Maud Legrand, L’Elan vert, 2010

Ce livre croise l’apprentissage des nombres avec l’univers des contes de fées. A chaque double page, on pose le décor d’un grand classique, une question est posée et la solution se trouve derrière le volet à soulever : « Dragon, qui gardes-tu prisonnier dans ta caverne ? » Réponse : « 1 princesse ! ». Sur la page suivante : « Loup, qu’as-tu croqué pour avoir le ventre si rond ? 2 personnes à savoir le Chaperon rouge et Mère-Grand»… et ainsi de suite jusqu’à 10. Aujourd’hui épuisé, vous pourrez tout de même vous procurer ce titre dans les bibliothèques municipales!

Mes premiers airs de contes de fées, Emilie Collet, Sophie Rohrbach, Gründ, 2016

Dans ce livre sonore, on pénètre dans les contes de fées par l’entremise de la musique classique dont 6 puces nous offrent des extraits bien choisis de 15 secondes: La Belle au bois dormant de Tchaïkovski, L’apprenti sorcier de Dukas, La Belle et la Bête de Ravel, Casse-noisette de Tchaïkovski, Cendrillon de Prokofiev et Shéhérazade de Rimski-Korsakov.

Si vous souhaiter poursuivre ce voyage mélodique, voici quelques suggestions de livres-CD pour lire, regarder et écouter en même temps:

Dans la collection « Des histoires en musique » chez Gautier-Languereau:La Belle au bois dormant, Elodie Fondacci, Eric Puybaret

Cendrillon, Elodie Fondacci, Olivier Latyk

Casse-Noisette, Elodie Fondacci, Colonel Moutarde

Dans la collection « Contes et opéras » chez Didier Jeunesse:

L’apprenti sorcier, Jean-Pierre Kerloc’h, Rémi Saillard, Natalie Dessay

Casse-Noisette, Pierre Coran, Delphine Jacquot, Valérie Karsenti

Nous sommes tout ouïe si vous avez des versions de La Belle et la bête et de Shéhérazade à nous conseiller!

 

Il était une fois, mon imagier des contes, Madalena Matoso, Seuil Jeunesse, 2017

Dans ce recueil-imagier, ce sont 8 contes qui sont revisités de façon originale et qu’on peut aborder de différentes façons suivant l’âge de l’enfant.  Chaque histoire est d’abord présentée sous forme de 10 mots + images clés avant que ces illustrations soient égrenées au cours du récit intégral – mais adapté en quelques pages pour les petites oreilles. Le Petit Chaperon rouge, Le Chat botté, Hansel et Gretel, Les Trois Petits Cochons, Boucle d’Or, Raiponce, Jack et le haricot magique et Les Fées peuvent aussi être dévoilés sous forme de devinettes avec des plus grands…Une vraie pépite!

Alors, nous sommes curieuses de savoir vers quel(s) conte(s) niché(s) dans vos bibliothèques vous allez vous ruer afin de le(s) partager avec vos tout-petits?

 

 

Sauveur & fils – saisons 1 à 3

❤ ATTENTION Coup de coeur VIRAL ❤

Nous sommes nombreuses à l’Ouvre-Livres à avoir succombé aux charmes du psychologue Sauveur Saint-Yves et de son fils Lazare, 8ans. Certes, ce n’est pas la trilogie la plus légère -question volume physique- à emporter dans son sac de plage 2017 mais les chroniques pyscho-sociales et familiales des trois saisons de « Sauveur & fils » écrites par Marie-Aude Murail passionneront pour sûr vos ados et vous également, les adultes ! 

                                                                                

 

Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien. Et quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…  Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien : Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ? L’irruption de secrets familiaux martiniquais dans la vie privée de Saint-Yves, le pousse à emmener son fils sur sa terre natale dès le 1er tome. Grâce aux confidences avec accent créole de son père, grâce aux maux et jargon médical qu’il espionne et  grâce à son meilleur ami, Lazare construit le véritable puzzle de sa vie qui aurait, d’après lui,  bien besoin d’être sauvée.

 

Chaque chapitre est le récit d’une semaine de consultations de Sauveur Saint-Yves et ses patients avec un double point de vue : celui du psychologue mais également celui de Lazare, le fils bien curieux qui écoute aux portes toutes ses consultations sans comprendre tout du jargon médical!  Chacun des chapitres nous tient en haleine par les maux divers et variés et plutôt chargés en émotions des protagonistes (autodestruction, quête d’identité, folie, filiation, racisme, suicide…), mais ceux-ci sont relatés avec tellement d’humanité et d’humour qu’ils en deviennent acceptables. Là est la grande force et la qualité d’écriture de Marie-Aude Murail – je ne vous apprends rien de nouveau hein- puisqu’elle arrive comme jadis dans »Oh boy » à briser les tabous et parler de tout avec bienveillance et sensibilité. 

Il est à noté également qu’il y a un peu deux histoires en une puisqu’en plus de suivre les méandres des patients, nous assistons également à la relation entre Lazare et son père, remplie d’organisation chaotique d’emplois du temps et de  secrets de filiation . Finalement, être fils de psy ne dispense pas de son lot de problèmes! Véritable miroir de la société lié à des évènements marquants de notre actualité contemporaine, on suit pendant 3 saisons soit 3 ans l’évolution de ce duo père/fils attachant, véritable et humaniste.

 

Pour vous donner envie de plonger dans ce triptyque, qui de mieux placer que son auteur même qui en lit quelques passages?

« Sauveur & Fils » Saison 1 à 3 de Marie-Aude MURAIL

Ecole des Loisirs, coll. MEDIUM

Avril 2016 -17 €

Romans à mettre en toutes les mains dès 13 ans!!!!