Kinderland

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Non ceci ne sera pas un article faisant la promotion de la marque aux « douceurs » chocolatées que je trouve au combien plutôt faciles à avaler (le terme « déguster » ne s’y prêtant pas) mais dont je déteste les publicités surannées et culpabilisantes. Oui, j’ai toujours oublié de ramener le goûter favori de mes enfants à la sortie de l’école ! Non, je n’ai jamais de (BIP) Bueno dans mon placard au cas où à l’improviste les petits copains viennent jouer ! Oui, j’ai parfois envié frère et soeur de trouver de moins chouettes objets dans mon (BIP) surprise ! Passons…

Le « Kinder » dont je vais vous parler aujourd’hui, c’est celui de Mawil. Cet enfant qu’il était dans une Allemagne qui a vécu tantôt l’Ouest, tantôt l’Est, la séparation, la Bizone, RDA, RFA, le mur de Berlin… puis sa chute, la Réunification.

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1ère de couverture

« Kinderland » c’est donc une petite histoire de la Grande. Le récit se passe à Berlin-Est, en 1989. Mirco, jeune héros, est un petit allemand de l’Est plutôt commun. Elève discret, voire trouillard, peu sûr de lui, il est chahuté par les plus grands, ignoré par les filles. Quand il n’est pas à l’école, il est à l’église enfant de choeur, ou il défile dans la rue avec ses camarades pionniers. Et puis, Mirco fait la connaissance de Torsten, le rebelle. Bien que de nombreux points les opposent, tous les deux vont se lier d’amitié et décident de s’entraîner au ping-pong pour pouvoir battre les brutes du collège. Mirco est obsédé par ce défi, ce tournoi en oubliant les événements historiques qui s’emballent autour de lui. En effet, le mur s’ouvre peu à peu, la radio annonce « des allègements et libertés de sortie », des « franchissements de frontière spontanés ».

Mirco et Torsten, c’est un peu l’antagonisme que vit l’Allemagne à cette époque. L’un est peureux, sage, peut-être trop longtemps soumis ? L’autre est révolté, presque « explosif », qui aime désobéir, qui veut profiter. Et l’histoire de cette amitié, c’est celle de la réunification. Entre rapprochements, disputes, concertations, engueulades… tout se termine par une réconciliation, faisant obligatoirement Grandir nos deux jeunes héros.

Mawil, l’auteur, est naît en 1976 à Berlin-Est. Il nous propose ici une histoire façon docu-fiction, une tranche de vie (la sienne) avec en décor des événements historiques majeurs, modifiant le destin d’un pays, l’avenir de ses habitants irrémediablement. Un roman graphique très accessible qui nous permet de partager un peu de l’histoire de nos voisins allemands, en y révélant les enjeux et la complexité. Et surtout l’impact sur quelques générations. Très instructif … et en images !!

A conseiller à partir de la 4ème.

Kinderland, de Mawil. Gallimard, novembre 2014. 27€

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Comment passer une « heure joyeuse » dans le Xe arrondissement !

30 juin

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Le 23 juin dernier, à l’occasion d’une journée d’étude entre bibliothécaires organisée par les responsables du Service du Livre spécialisé auquel j’appartiens, j’ai eu la chance de visiter « en interne » la toute nouvelle Médiathèque parisienne François Sagan https://mediathequeducarresaintlazare.wordpress.com/ qui s’est ouverte le 16 mai dernier dans le Xe arrondissement.

Soyons honnête, j’en suis sortie ravie et enchantée, dans tous les sens du terme. Je souhaitais depuis bien longtemps revoir de près ce Fonds patrimonial de l’Heure joyeuse spécialisé en littérature jeunesse, que j’avais pu entrevoir il y a quelques années dans les anciens locaux du 5ème arrondissement -avant le transfert de 2004- et qui me fait encore plus rêver depuis la fin de mes années de Master en littérature pour la jeunesse http://formations-ead.univ-lemans.fr/master-litterature-jeunesse/fr/index.html et deux mémoires sur le sujet.

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Mon vœu fut donc enfin exaucé, même si je n’ai pas pu y rester autant que je l’aurais souhaité, c’est-à-dire…trèèès longtemps !

Mais nous étions une trentaine, alors je me suis disciplinée.

Comme il est bien plus facile de déplacer une cohorte de professionnels/les avides quand les salles sont vides et ne nécessitent pas le calme absolu, la visite s’est déroulée durant les heures de fermeture aux publics. [C’est pourquoi vous ne verrez pas de lecteurs assis sur mes photos, mais des bibliothécaires en promenade ;-)]

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Ce temps réservé nous permis de passer de l’autre coté du miroir. Car même si nous sommes nous-mêmes du métier, il est toujours intéressant/ enrichissant/ de voir ce qui se pratique ailleurs !

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  Après on peut aussi trouver ça déprimant si l’on compare ce Graal de connaissances et de modernités, comparé au peu de moyens dont souffrent certaines de nos propres structures, mais … c’est un autre sujet.

L’historique des lieux, site de l’ancien hôpital Saint-Lazare, près de la gare de l’Est, de la conception et de la réalisation de la Médiathèque sur ces quelques 4 000 m2 nous a été conté par sa responsable, Viviane Ezratty, que j’avais déjà rencontrée lors de certaines formations organisées par La Joie par les livres. 

Nous avons ensuite visité chaque service de chaque niveau,  depuis le rez de chaussée jusqu’à la terrasse et sa vue à 360° des toits de Paris.

J’ai particulièrement apprécié l’intégration des références au passé au sein de ce haut lieu de modernités conceptuelle et architecturale.

En voici quelques clichés :

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Un clin d’œil particulier à mon étage de prédilection :

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avec notamment sa salle « jeunesse » ;

une classe étant présente, je n’ai pas pris de cliché du « Coin des histoires » attenant :

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Lire en short

27 juin

L’ouvre-livres se réjouit de cette fête du livre jeunesse…..participez!

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soit à « Dis comment lis-tu? »

http://www.lire-en-short.fr/wipplay-dis-comment-tu-lis/

soit à  » Redac’short »

http://www.lire-en-short.fr/redacshort/

Belles lectures au soleil!

Un bestiaire enchanté

9 juin

Pour célébrer ses 50 ans, la maison d’édition L’école  des  loisirs et 5 personnages imaginaires emblématiques s’invitent dès le 3 juin dans une collection inédite de tee-shirts et sous-vêtements Petit Bateau.

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L’occasion pour Louis Delas, son directeur général, de donner sa vision du métier d’éditeur et de revenir sur l’histoire de cette maison, dont il fut, enfant, l’un des tout premiers lecteurs.

Du côté du Québec…

5 juin

Aujourd’hui, nous vous proposons d’aller fureter de l’autre côté de l’Atlantique chez nos chers voisins québécois. Vous allez vite voir qu’en ce qui concerne la promotion de la littérature jeunesse, ils sont d’un dynamisme épatant; prenons-en de la graine!

Une illustratrice: Isabelle Arsenaultisabellearsenault

Formée en design graphique à l’Université du Québec à Montréal, elle collabore ensuite rapidement à plusieurs magazines au Canada et aux États-Unis. Isabelle Arsenault s’exprime dans une variété de supports utilisant tour à tour le crayon, l’aquarelle, les collages ou la coloration digitale pour créer un style chaleureux. Elle a gagné trois fois le prix littéraire du Gouverneur Général, pour Le Coeur de Monsieur Gauguin (Littérature jeunesse, Illustration, 2005), Virginia Wolf (Littérature Jeunesse, Illustration, 2012) et Jane, le renard, & moi (Littérature jeunesse, Illustration, 2013), en plus d’être deux fois finaliste (pour My Letter to the World et Migrant). Le New York Times a choisi son livre Migrant parmi les dix meilleurs livres illustrés de 2011 et son livre Jane, le renard, & moi parmi les dix meilleurs livres illustrés de 2013. 

Elle aime travailler de façon intuitive, s’inspirant des projets qu’on lui propose pour établir son approche graphique.  Son style est empreint de sensibilité et de finesse.  Il accroche autant le regard du jeune public que celui des plus âgés qui eux, pourront y percevoir parfois un deuxième niveau de lecture.

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Jane, le renard et moi, Fanny Britt, Isabelle Arsenault, La Pastèque, 2013, 22, 20 €

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Virginia Wolf, Kyo Maclear, Isabelle Arsenault, La Pastèque, 2012, 13, 50 €

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Par une belle nuit d’hiver, Jean Pendziwol, Isabelle Arsenault, Magnard, 2014, 12,50 €

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Bonjour les hirondelles, Hélène Suzzoni, Isabelle Arsenault, Casterman, 2010, 13,95 € 

Une maison d’édition: La Pastèque

La Pastèque a soufflé l’an dernier ses 15 bougies. La maison d’édition québécoise s’est donnée comme objectif la production de livres d’une qualité graphique et d’un professionnalisme irréprochables. Elle a pour but de proposer un support d’expression à des illustrateurs et scénaristes québécois qui désirent se lancer dans la bande dessinée, regrouper des travaux d’auteurs issus de plusieurs pays et de différents horizons et promouvoir la bande dessinée et l’album jeunesse québécois.

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Le lion et l’oiseau, Marianne Dubuc, Les éditions de la Pastèque, 2013

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Le poisson frais, Nadine Robert, Brigitte Henry et Christophe Duquet, La Pastèque, 2014, 17 €

Un blog: Les P’tits mots-dits

Les p’tits mots-dits, c’est le site imaginé et fondé en décembre 2014 par Anabelle Soucy-Côté, ex-libraire maintenant chroniqueuse pour la littérature jeunesse 0-12 ans. Elle bloguait déjà pour diverses plateformes, mais avait envie de retrouver sur un seul site autant des critiques de livres, des entrevues avec des auteurs et illustrateurs, des trucs pour parents et profs, des idées DIY inspirées de la littérature ou encore des suggestions décos-accessoires pour un coin lecture. Elle avait envie de briser cette espèce de mentalité contagieuse qui dit que la littérature c’est ennuyeux en démontrant qu’elle est pas mal plus dans nos vies que l’on pense.

Les p’tits mots-dits est un site collaboratif de gens passionnés du milieu de la littérature jeunesse qui partagent leur expertise et leurs coups de cœur avec humour et franchise.

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Une entreprise: Sur ton mur

Sur ton mur, c’est une petite entreprise de Montréal offrant des originaux et des reproductions signés d’œuvres d’illustrateurs québécois à des prix abordables, facilement accessibles. Un grand soin est ainsi apporté à la qualité des tirages et vous trouverez de claires explications sur le procédé sur le site. L’idée du projet est née d’une conversation entre deux belles-sœurs, Shira Adriance et Élise Gravel.

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Shira Adriance, la propriétaire de Sur ton mur, est une designer, galeriste et entrepreneure qui aime inventer de nouvelles manières d’exposer le public à l’art et au design. Avant de lancer Sur ton mur, Shira a travaillé comme conservatrice pour les beaux-arts, directrice du marketing, designer, acheteuse pour un magasin de design et spécialiste du développement communautaire – autant d’expériences sur lesquelles elle s’appuie quotidiennement pour développer Sur ton mur.

Élise Gravel a joué un rôle important dans le développement du concept et fait partie des artistes représentés. Elle est une auteure et illustratrice ayant plus de 25 livres pour la jeunesse à son actif, dont notamment la collection « Les petits dégoûtants » édités à la Courte échelle (Le ver, La mouche, La limace, Le rat) ou des titres autour des monstres – son sujet de prédilection – tels que J’élève mon monstre publié en 2003, Bienvenue à la monstrerie en 2010 ou Monstres en vrac en 2013 aux 400 coups. Ses dessins naïfs et son humour absurde plaisent autant aux adultes qu’aux enfants. On aime tout particulièrement Le grand Antonio paru à la Pastèque en 2014.

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Le grand Antonio, Elise Gravel, La Pastèque, 2014, 14 €

À vingt ans, Antonio arrive au Canada par bateau. Il est immense et très, très fort. Il mesure un mètre quatre-vingt-treize et pèse 225 kilos. Le Grand Antonio aime montrer sa force; il tire des autobus bondés de gens avec ses cheveux et combat des champions japonais. Ses cheveux sont des tresses épaisses et lorsqu’il met des tiges de métal à l’intérieur, elles deviennent des antennes qui lui permettent de communiquer avec les extraterrestres! Le Grand Antonio est le plus célèbre homme fort de Montréal et Élise Gravel lui rend hommage avec son premier livre à La Pastèque.

Parmi les autres artistes représentés, on citera le travail d’Isabelle Arsenault, de Manon Gauthier ou encore de Geneviève Godbout.

Cette dernière a vécu et travaillé pendant de nombreuses années à Londres comme artiste pour The Walt Disney Company. D’inspiration vintage, ses illustrations sont empreintes d’une certaine nostalgie de l’enfance. Geneviève travaille à partir de médiums traditionnels tels que les pastels et les crayons de couleur.

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Les plus beaux contes de Mère Grand, Milan, 2013, 12,90 €

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Une petite fille… à croquer!,Christine Frasseto, Geneviève Godbout, Flammarion, 2013, 4,75 €

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Joseph Fipps, Nadine Robert, Geneviève Godbout, La Pastèque, 2012, 15,60 €

 

Un prix littéraire jeunesse:

Prix jeunesse des libraires du Québec, 2 catégories, « Québec » et « Hors Québec » elles-mêmes divisées en 3 tranches d’âge (0-5 ans, 6-11 ans et 12-17 ans)

Cette célébration annuelle, organisée par l’Association des libraires du Québec, se veut un hommage aux auteurs, dont l’œuvre a marqué l’imaginaire des libraires au cours de l’année par son originalité et sa qualité littéraire.

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Prix littéraires du Gouverneur Général catégories « Littérature jeunesse texte » et « Littérature jeunesse illustrations », prix littéraires nationaux du Canada de langues anglaise et française

Prix littéraires nationaux du Canada, les GG témoignent de la riche diversité de la littérature canadienne et de ses auteurs, traducteurs et illustrateurs. Quelque 1 600 livres sont soumis chaque année par les éditeurs de langue anglaise et de langue française dans sept catégories. 

Une chronique radio:

Contes de faits et Olivia WU se joignent à l’équipe de l’émission Les bouquins d’abord (par Bärbel REINKE le lundi de 18h30 à 19h30 sur CKRL [radio québécoise] )

« Bärbel Reinke, animatrice-réalisatrice, reprend le micro accompagnée  d’une bande de bibliophiles enthousiastes dont Olivia Wu. Ils ont préparé une saison de lectures de nouveautés, mais présentent aussi des dossiers de fond, qui touchent tant au répertoire littéraire qu’aux actualités, des émissions spéciales philosophiques et des spéciaux jeunesse. Du livre papier au livre numérique, en passant par le livre audio, des sorties littéraires aux films liés à la littérature, les livres d’hier et d’aujourd’hui occupent chaque semaine le micro pour le lier d’amitié avec vous » lit-on sur la page web consacrée à l’émission.

Patrick Ness … encore !

27 mai

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Ouvrir un roman de Patrick Ness, c’est un peu comme ouvrir la porte d’un lieu qu’on ne connaît pas. (Et en plus, ça tombe bien, il y en a une sur la première de couverture…) On se demande encore où il va nous emmener ? On se demande encore ce qui nous attend ? On se demande encore ce que cela va bien pouvoir nous apporter… Voilà, Patrick Ness, c’est juste ça ! On se demande, on se demande… et on y revient (moi en tout cas) inlassablement, et comme d’habitude, piquée d’envie mais surtout de curiosité.

« Et plus encore… », le nouveau roman jeunesse de Patrick Ness, commence comme un mauvais rêve. L’histoire d’une noyade, celle de Seth. Il se noie et nous met dès le début du récit, nous lecteurs, dans la plus totale impuissance. Et puis, Seth se réveille péniblement dans un lieu étonnamment familier, dans sa chambre, dans sa maison, dans sa ville en Angleterre… où il a vécu avec ses parents, avant les événements, avant de tout quitter pour tenter de reconstruire un semblant de vie aux Etats-Unis. Et là on y est ! Patrick Ness nous a happé, plus rien à faire, à espérer. Nous sommes plongés dans « son » univers, cet univers qui nous tiendra en haleine jusqu’à la fin. Et tout au long du récit, nous suivrons les aventures de trois personnages, enfants-adolescents, Seth, Tomasz et Régine qui se retrouvent dans un monde quasi-futuriste. Un monde où les gens sont maintenus endormis dans des sortes de cercueils technologiques. Un monde, où un gardien veille, le Conducteur, mi-homme, mi-machine pour que personne ne se réveille. Et Seth, Régine et Tomasz – dans ce monde – cherchent des explications, cherchent leurs proches. Ils font des rêves, sont torturés par leurs souvenirs, leur passé. Où ce qui y ressemble… Et surtout, ils se demandent pourquoi eux seuls sont réveillés ?

Patrick Ness – tout comme dans Le Chaos en marche – nous propose une nouvelle fois un récit sinueux dans lequel il aime à parsemer des faux-semblants, des artifices et beaucoup d’énigmes et de mystères. En clair, dès que nous lecteurs pensons avoir compris ce qui se passe, ou une partie de l’intrigue, ou au mieux vers quoi on va… ce n’est absolument pas le cas ! On ne cesse de prendre des virages, d’être un peu chahuté mais jamais paumé. Quel talent ! Tout cela agrémenté de questions existentielles que se posent sans cesse nos trois héros, et nous voilà encore une fois – le matin – avec la mine fatiguée et les traits tirés. Et ce n’est pas tant le manque de sommeil qui nous pèse, mais ce rythme haletant, cette course littéraire, sans répit, sans pitié. En ce qui me concerne, ce ne sont donc pas les insomnies que je redoute mais les sorties littéraires de Patrick Ness…   ;-)

Un roman, bien mené, vous l’aurez compris qui interpellera nos jeunes lecteurs sur le sens de la vie, la difficulté de faire des choix, la marge d’erreurs que l’on doit accepter, tout comme le pardon face à la culpabilité. Un beau programme, n’est-ce pas ?

Au lendemain de ce coup de coeur, il n’est pourtant pas simple – il faut le dire – de prescrire du Patrick Ness. Difficile d’accès pour nos lecteurs les plus « fragiles », ce sont des histoires irréelles et emplies d’inventivité mais qui peuvent vite affoler, rebuter. Je le conseillerai davantage aux avertis, ceux qui aiment les récits originaux, les histoires sans fin (et surtout sans leçon, ni morale), les réflexions philosophiques et un brin psychologique, voire les plus curieux, les plus aventuriers ! Par exemple, ceux qui ont déjà aimé les trois tomes du Chaos en marche…

À partir de 14 ans.

Patrick NESS, « Et plus encore« , Gallimard, 19,50€

Voir également sur l’OL, le post de Gaëlle pour « Quelques minutes après minuit« , par ici : https://ouvrelivres.wordpress.com/2012/10/27/quelques-minutes-apres-minuit-patrick-ness/

Des livres en construction aux Trois ourses

18 mai

Depuis près de 30 ans, l’association Les Trois Ourses défend des livres pensés par des artistes pour les enfants, par le biais d’expositions, de formations, d’ateliers, et encourage la création en écoutant, conseillant, diffusant et parfois éditant ou co-éditant certains projets singuliers.

Du 28 au 31 mai 2015, Les Trois Ourses organisent la première édition du festival « Des livres en construction ». Depuis quelques temps, l’association a mis de côté une série de projets qui rappellent l’ambition des Prélivres de Bruno Munari : décortiquer ce qu’est le livre, jouer avec, explorer les sens de lecture. 

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À partir de ces projets imaginés par de jeunes artistes, à la lisière entre le livre et l’objet, Les Trois Ourses proposent aujourd’hui de s’interroger sur la naissance de livres atypiques. L’occasion de faire se rencontrer créateurs, éditeurs, amoureux du livre, et d’échanger avec ces acteurs différents mais complémentaires, et révéler un panorama d’expériences de productions, une réflexion sur le livre artistique, de sa création à sa diffusion.

Trois temps forts rythmeront ces quatre jours : des rencontres au Studio 13/16 du Centre Pompidou avec Les Trois Ourses, Ramuntcho Matta, Pietro Corraini, Gianpaolo Pagni, Marion Bataille et Julien Magnani, une exposition à la galerie des Trois Ourses de projets originaux à la librairie-galerie des Trois Ourses présentant le travail de Marc-Amaury Legrand, Sophie Cure, Esther Jappert, Camille Renault, Émilie Le Gulvout & Margot Pons, Éric Singelin, Anne-Émilie Philippe, Lucie Trachet, YooJoo Song, Aurélie Pertusot et enfin des ateliers pendant le week-end  PAR les artistes POUR enfants et adultes à La petite école des Trois Ourses.

Plus d’infos sur les artistes et leurs univers sur la page facebook et programme détaillé ici!