Mamie passe le bac

21 avr

Un coup de coeur et un coup de gueule en même temps, ce n’est pas courant…

« Mamie passe le bac« , c’est d’abord un coup de coeur pour une illustration de 1ère de couverture. Voyez plutôt !

Numériser

ill. de Béatrice Sautereau

 

Comment ne pas avoir envie de découvrir la vie de cette mamie, pensive, déjà bien sympathique et sûrement aussi dynamique que les couleurs qui l’agrémentent, alors qu’elle vous interpelle par ce « mamie passe le bac : ça vous pose un problème ? »

Cette « petite » mamie, c’est Mady et elle a donc décidé de passer les épreuves du bac de français, en candidat libre. Le hic – oui il y en a un – c’est qu’elle a une petite fille, Maëlys, 16 ans, qui prépare aussi ces fameuses épreuves. Et cette dernière n’apprécie pas du tout, mais alors pas du tout, ce qu’elle considére comme un délire, un caprice, une blague de mauvais goût. Maëlys vit avec sa maman, Magalie, divorcée qui elle, approuve tout à fait cette décision et admire, du coup, sa mère. Trois voix, trois femmes, trois générations, pas toujours les mêmes préoccupations et pourtant plus de points communs qu’elles n’en ont conscience elles-mêmes. Chacune se confie soit à son journal intime, soit à son blog. Chacune échange, fait part de sa mauvaise humeur (l’ado), de ses doutes (la maman), de ses nombreux efforts (la mamie). Chacune utilise les moyens de communication qui lui sont propres. Au début en tout cas… et puis Gwladys Constant bouleverse tout. L’ « ordre normal » des choses n’a plus lieu d’être. Une mamie qui passe le bac et qui s’inscrit sur facebook, une petite-fille qui l’aide et qui l’accepte comme « amie », une maman qui vit une histoire d’amour adolescente… Est-ce qu’on doit rester à sa place ? Mais où est sa place ? Et comment trouver sa « vraie » place ?

C’est un récit dynamique, pas d’ennui et une alternance des voix qui s’imprègne tout à fait de cette diversité de la communication d’aujourd’hui : sms, résaux sociaux, lettre, post-it, blog… C’est un récit frais et enjoué. J’y trouverai des similitudes avec les périples de Maxime, de « Comment (bien) rater ses vacances ». On rit beaucoup, on trouve certaines situations absurdes et pourtant pourquoi pas ? Chacun finit par trouver sa place, et surtout ne rien regretter, vivre et profiter. Bon certes, l’inévitable happy-end peut contrarier mais quand tout se passe bien dans la vie, que chacun finit par se trouver, ça peut exister ! Quand il y a de l’optimisme, ne le cachons pas !!

 

Mamie_Bac

1ère de couverture

 

Alors le coup de gueule, me direz-vous ? Ah je vois que vous suivez… Il est davantage du côté de la sélection du prix Chronos 2015, que vous pourrez trouver par ici : http://www.prix-chronos.org/selections/

En effet, quel dommage que « notre » mamie n’ait pas été retenue pour cette sélection alors que la thématique de l’inter-générationnel est bien plus qu’explicite dans ce roman. Chaque année, je guette et je lis avec impatience les titres de la sélection Chronos (6ème-5ème et 4ème-3ème, correspondant davantage avec mon public professionnel) et Oskar m’avait habitué à mieux, je dois le dire. Dans les autres romans de la sélection, chez cet éditeur (je précise), je n’ai pas autant ressenti que dans ce récit bien mené de Gwladys Constant, une vraie question de société sur la transmission des savoirs, l’échange grands-parents / petits-enfants et le problème du vieillissement. Des récits sympathiques certes, mais moins emballants. Alors attendons le mois de mai pour connaître les prix 2015 et croisons les doigts pour une sélection 2016 au top, comme c’est souvent l’habitude !

Quant à Gwladys Constant, je ne serai pas surprise de la revoir un de ces jours sur l’OL… Et je vous conseillerai déjà du même auteur « L’oncle Mika », toujours chez Oskar dans la collection « Court-Métrage », un petit récit sur l’homophobie.

Ou verra-t-on peut-être un jour Mady revenir et passer le Bac général, la licence, le Master… ?? Une autre occasion de dé-lire… r ! Ben quoi ? Ça vous posera, de nouveau, un problème ?

Gwladys CONSTANT, Mamie passe le bac, Oskar.

Séquence Littérature/Production d’écrits sur la lettre : Je t’écris, Rascal

17 avr

Lors de la dernière période nous avons travaillé sur la lettre. Je partage donc avec les lecteurs de l’Ouvre-livres la séquence élaborée pour le cycle 2 (CE1). Nous nous sommes imprégnés des éléments de ce type de texte par différentes lectures d’albums, de romans et nous avons étudiés l’album de Rascal, Je t’écris.

9782211201780FS

Cet album rassemble de nombreuses lettres écrites par différents personnages. Martine Gravillon écrit au Père Noël, Lucas écrit à son copain Loïc, Abel écrit à son ancien maitre de CM1…… L’univers de Rascal est perceptible autant dans les personnages qui, bien que jeunes, ne sont jamais naïfs, dans les illustrations qui jouent avec les lettres juxtaposées…..Les thèmes sont graves (la guerre, le divorce, la différence…) et le jeu poétique avec les mots est présent dans chaque missive.

Au début, je pensais ne faire lire que quelques lettres, mais ce sont les élèves qui en ont fait la demande, ayant saisi qu’il y avait quelque chose à deviner à travers les mots….qu’ils avaient des liens à établir entre les lettres.

Parallèlement nous avons écrit un message aux parents, une carte postale et enfin une vraie lettre. Tous ces courriers avaient de vrais destinataires, les deux derniers écrits ayant été postés . En arts visuels, nous avons découvert l’art postal et ces œuvres magnifiques et nous avons tenté de créer notre enveloppe, à l’aide de collage, peinture, coloriage …..

Bref un projet bien sympa, avec comme point central, la littérature jeunesse.

La séquence est  ici.

Les ateliers sont  là.

En lecture libre, les élèves avaient à disposition

61DQwFMcBrL._SX258_BO1,204,203,200_ Chère maîtresse, Amy Husband, Mic Mac 2011.

Il s’agit d’un recueil de lettres et autres cartes postales, télégramme entre un enfant et une maîtresse. Le directeur invite l’enfant à effectuer sa rentrée scolaire. L’enfant répond à sa maîtresse en trouvant de multiples excuses abracadabrantes pour son retard:  mission secrète, randonnée en Amazon… album accessible aux faibles lecteurs.

Je_t_ecris_j_ecris  Je t’écris, j’écris, Geva Caban et Zina Modiano , Gallimard Jeunesse, 2002.

Une petite fille en vacances  écrit des lettres à son amoureux. Petit roman plutôt utilisé en CE2 ou alors avec des lecteurs aguerris en cette période 4.

imagesCK6JWDNK

Le gentil facteur, Janet et Allan Ahlberg, Albin Michel Jeunesse, 2005.

L’incontournable album du gentil facteur qui apporte des lettres aux personnages de contes. Epuisé, il faut fouiller dans les bibliothèques pour le trouver. Texte adapté aux jeunes lecteurs avec (ce n’est parfois pas du luxe) rappel des différents contes.

sans-titre

Les lettres de Biscotte Mulotte, A.M.Chapouton, Flammarion, 2014.

Une petite souris laisse des lettres aux élèves d’une classe. Petite histoire bien sympathique . De nombreuses exploitations en ligne.

En lecture offerte, j’ai proposé:

Joly-Qui-A-Pique-Le-Courrier-Livre-895863821_ML Qui a piqué le courrier de la classe verte? Nicolas de Hirsching, Fanny Joly, Casterman, 2001.

 

Je finirai cet article avec un lien vers le Festival de la correspondance organisé à Grignan (Drôme) qui verra pour la première fois la participation des écoles. (Merci Marie pour l’info!)

http://www.grignan-festivalcorrespondance.com/

 

Tous à vos lettres !

WP_20150410_002

 

Bibliographie sur la correspondance:

http://www.ricochet-jeunes.org/themes/theme/180-correspondance/page/9

Albums & DVD

6 avr

Quel illustrateur n’a pas rêvé un jour de voir bouger ses images ? Les 4 illustrateurs qui vont suivre ont eu la chance de réaliser ce type de projet en publiant leur album accompagné d’un court-métrage. 

mareauxtêtardsguillaumedelaunay

La mare aux têtards, Guillaume Delaunay, Autrement Jeunesse, 2010, 18 €

Gobi le triton vit dans sa mare avec une bande de têtards et d’autres petites bêtes aquatiques. Il aime faire sa sieste sur une feuille de nénuphar, mais tout le monde semble vouloir l’en empêcher: têtards, pluie, carpe… 

A l’origine de cet ouvrage, il y a un dessin animé créé par Guillaume Delaunay et le studio d’animation et de création La Station Animation. Une vingtaine d’épisodes ont été écrits et présentés à différentes chaînes de télévision mais…C’est le projet d’album qui a vu le jour! Pour autant, le pilote d’environ 3 mn est présenté en DVD dans l’album où sa technique d’aquarelle se prête parfaitement au microcosme de la mare.

beauvoyagesamuelribeyron

Beau voyage, Samuel Ribeyron, Editions Corridor, 2010, 18 €

Beau voyage raconte une histoire d’ amitié entre un enfant et son grand-père pépiniériste. Pour faire le tour du monde, il faut une boussole dans son coeur et un compas dans l’oeil. Il faut connaître le nord, le sud, l’est, l’ouest et les cinq continents. Ce grand-père connaît tout ça depuis longtemps…
 
L’album est accompagné d’un DVD qui prolonge l’histoire du livre dans un film d’animation d’environ 8 mn réalisé en animation volume. Il a été publié aux éditions Corridor qui offrent une belle collection intitulée  » Un petit court et puis… ». Il s’agit donc de livres illustrés accompagnés d’un film d’animation sur support DVD. « Les éditions Corridor proposent des résidences pour les auteurs, illustrateurs et réalisateurs. A disposition, un studio-atelier, tout le matériel technique et un accueil hors du commun pour réaliser son projet » dixit Samuel Ribeyron sur son blog.

Samuel Ribeyron est auteur-illustrateur. Il conçoit l’illustration en trois dimensions. Il coupe, colle, sculpte, peint et rafistole tout ce qui lui passe sous le nez. Il modèle ses personnages en terre, les prend en photo et campe les décors tout autour. Il crée ainsi un monde original et plein de tendresse, en carton-pâte et pâte à modeler. Il travaille également pour le cinéma d’animation (au studio d’animation Folimage où il est décorateur volume), la scénographie, la communication, avec la conception d’affiches, de programmes culturels ou encore de pochettes d’albums. Il a ainsi confié à Amélie-les-crayons, artiste avec laquelle Samuel a déjà collaboré pour la réalisation de plusieurs des pochettes de disques de la jeune femme, la musique du court-métrage Beau voyage.

amélielescrayons

lalettreanneherbats

La lettre, Anne Herbauts, Casterman, 2005, 14,95 €

« Anne Herbauts a reçu une bourse pour un travail d’expérimentation sur la narration. Depuis longtemps elle souhaitait s’essayer au cinéma d’animation en volume. Elle a donc écrit une histoire « pour » ce support spécifique. En deux ans, elle a réalisé un film de 8 minutes et 12 secondes, Et Jean s’est perdu dans ses pensées. Elle évoque avec humour ce travail si particulier qui crée un étrange rapport au temps et impose de se questionner sur la notion de temps qui passe. Le film raconte la rencontre entre Jean, un ours, un certain Monsieur Cuillère à thé en train d’infuser ses pensées et un corbeau bavard et bruyant, percepteur de pensées.

Son éditeur, Casterman, lui a proposé de faire un livre en rapport avec ce film d’animation : La lettre. Anne Herbauts n’avait pas pensé à la complémentarité d’un support livre lors de la création du film. Elle ne voulait pas faire ce qu’elle qualifie de « livre emballage ». Le livre n’a donc rien à voir avec le DVD. C’est un ouvrage très graphique dans lequel on retrouve des photographies d’objets présents dans le film. Ces objets furent le point de départ de la création du livre ».

Extrait des soirées illustrées de La Joie par les livres, jeudi 06 octobre 2005

choseperdueshauntan

La chose perdue, Shaun Tan, Gallimard Jeunesse, 2012, 22,50 €

Enfin, l’ovni australien Shaun Tan présente La chose perdue, à la fois dans un album et dans un court-métrage. Lui aussi est un touche-à-tout puisqu’il a successivement illustré des livres, dessiné pour des magazines de science-fiction et d’horreur destinés aux adolescents, travaillé pour divers studios pour lesquels il a participé à plusieurs réalisations en tant que concepteur graphique, publié des bandes dessinées, conçu des pochettes de CD, réalisé de fresques murales etc. En 2011, il est récompensé à Bologne par le jury du prix Astrid Lindgren

Arc-en-Ciel apprend à voler…

1 avr
Un 1er avril, c’est obligatoirement le moment pour partager le livre d’enfance d’une jeune lectrice (aujourd’hui ado) et dont les histoires d’Arcenciel ont baigné ces nombreuses lectures du matin, de l’avant-midi, de l’après-midi, du début de soirée, de fin de soirée… Il faut dire qu’un poisson qui brille autant, c’est bon pour attirer toutes les attentions et les doux regards.
Arc en ciel

Le poisson Arc-en-ciel de Marcus PFISTER

Marcu Pfister, créateur, artiste et illustrateur suisse fait beaucoup d’autres choses et crée de multiples personnages, pour emmener les jeunes lecteurs à l’aventure, vivre de belles histoires d’amitié, apprendre à vaincre ses doutes, ses peurs…
Pour en savoir davantage sur lui et découvrir les albums d’Arc-en-ciel, édités par Nord-Sud, un petit clic par ici :
http://editionsnordsud.com/auteurs/3430/marcus-pfister.html
Ah oui, à quel moment de mon article Arc-en-ciel apprend à voler ?
Un jour de poisson d’avril, je crois !! 

Au coin de ma rue

27 mar

A partir d’un témoignage qu’il a récolté auprès de l’intéressée, Laure, François David nous livre un récit juste, l’histoire d’une rencontre entre une jeune fille et un S.D.F. Luce (rebaptisée dans le roman), intriguée par le parcours et le quotidien de Charlie qui vit dans la rue, décide de l’approcher, de le côtoyer. Elle n’est pas sans supporter les remarques méfiantes, méprisantes et parfois intolérantes de son entourage, de ses camarades et même de ses professeurs. Collégienne, en 4ème, elle retrouve Charlie chaque fin de journée, alors qu’il fait la manche devant l’entrée du Point’Mag. Ensemble, ils discutent ou pas. Luce se contente d’être là, de l’écouter, d’être à ses côtés et parfois de comprendre sa peine, celle de ne plus voir ses enfants, de cerner sa honte, celle d’être devenu un marginal. Luce apprécie cette relation construite sur un respect mutuel, sans voyeurisme, sans intrusion. Et puis, un jour, Luce ne voit plus Charlie de la même façon…

Charlie_1 2

1ère de couv. « Charlie » François DAVID

Une histoire courte et percutante, sur un sujet d’actualité, que François David livre sans pathos et avec simplicité. Une histoire de vie, une rencontre improbable mais réelle, qui fait réfléchir.

Ce roman s’inscrit dans la collection « place du marché« , chez Le Muscadier. Dans cette collection, les titres traitent de nombreux sujets de société, d’enjeux économiques et politiques… Cette « place du marché » c’est une sorte de fenêtre ouverte sur le monde et c’est prendre connaissance, conscience, avoir un regard critique, et surtout s’intéresser à ce qui se passe au coin de sa rue, de « ma » rue. Bref, un apprentissage à l’humanité et la citoyenneté ! Ce qui me plaît en plus dans cette collection, c’est l’accessibilité de l’écriture, le format court des récits – idéal pour les lecteurs les moins aisés – et les couvertures simples et modernes, explicites. A ne pas négliger non plus, un petit prix attractif.

A proposer aux ados, dès 13 ans, curieux de tout ceux qui passent autour d’eux !!

« Charlie« , de François DAVID, Le Muscadier, Coll. « place du marché ». 52 p. 6,90 €

Pour en savoir plus sur cette collection, c’est par ici : http://www.muscadier.fr/collection/place-du-marche/

La petite casserole d’Anatole

18 mar

La petite casserole d’Anatole est un court-métrage d’Eric Monchaud multi-primé. En effet, s’il a été sélectionné dans de nombreux festivals français et internationaux et récemment nominé pour le meilleur court-métrage d’animation aux Césars, il a surtout remporté le Prix du public au festival international du film d’animation d’Annecy en 2014. Le film a été réalisé d’après l’album éponyme d’Isabelle Carrier publié chez Bilboquet en 2009; lui-même primé par les librairies Sorcières dans la catégorie « Album ». D’environ 5 mn, le court a été conçu en marionnettes animées, fabriquées sur la base de pièces de bois et de tissus.

petitecasseroleAnatoleIsabelleCarrier

 

La petite casserole d’Anatole, Isabelle Carrier, Bilboquet, 2009, 13,50 €

Anatole traîne toujours derrière lui sa petite casserole. Elle lui est tombée dessus un jour… On ne sait pas très bien pourquoi. Depuis, elle se coince partout et l’empêche d’avancer. Un jour il en a assez. Il décide de se cacher. Pour ne plus voir et ne plus être vu. Mais malheureusement, les choses ne sont pas si simples…

 

La petite casserole d’Anatole aborde ainsi avec délicatesse et subtilité le handicap et l’acceptation de la différence en allégorisant l’expression « traîner une casserole ». Le succès du court-métrage donne l’occasion de revenir sur le travail d’Isabelle Carrier dont la bibliographie est souvent tournée vers des sujets peu traités en littérature jeunesse:

delautrecotécarrier

De l’autre côté, Laurence Fugier, Isabelle Carrier, Alice Jeunesse, 2013, 12,90 €

Conflit entre deux pays

papaloupcarrier

Papa loup, Isabelle Carrier, Mijade, 2012, 5,20 €

Relation parents/enfants et question de l’autorité

petitemauvaisehumeurcarrier

La petite mauvaise humeur, Isabelle Carrier, Bilboquet, 2011, 13,50 €

La relation aux autres

gibouléesmamzellesuzoncarrier

Les giboulées de Mam’zelle Suzon, Léna Mariel, Isabelle Carrier, Alice Jeunesse, 2011, 11,50 €

La maladie d’Alzheimer

derriere-le-murcarrier

Derrière le mur, Elsa Valentin, Isabelle Carrier, Alice Jeunesse, 2010, 11,50 €

Un parent en prison

chacunsacouleurcarrier

Chacun sa couleur, Isabelle Carrier, Bilboquet, 2010, 14€

Le racisme

marieestpartiecarrier

Marie est partie, Isabelle Carrier, Bilboquet, 2004, épuisé

Départ d’un être aimé

On peut dire qu’Isabelle Carrier puise dans sa vie de famille pour composer ses histoires, qu’elle co-signe ponctuellement avec Jérôme Ruillier qui partage sa vie. La petite casserole d’Anatole retrace ainsi une partie du parcours de leur fille aînée prénommée Anouk. Nous vous conseillons également vivement de vous plonger dans l’oeuvre de Jérôme qui touche avec justesse et simplicité au thème de la différence, qu’elle soit raciale, religieuse ou physique. Ce sont des albums comme une porte d’entrée à des sujets complexes qui suscitent souvent le débat chez les enfants voire même des questionnements philosophiques…auxquels on se sent parfois bien démuni pour apporter une réponse!

ça tombe bien, nous reviendrons bientôt sur la notion de débat philosophique avec les enfants!

Pratique d’actions motrices pour les enfants jusqu’à 7 ans

12 mar

Moi qui ai toujours véritablement DETESTE le sport à l’école, je m’épate presque de proposer l’ouvrage du jour… Mais ne soyez pas étonné(e)s! Allier motricité et littérature jeunesse n’est pas une idée si farfelue!

Que vous soyez enseignant à la maternelle, éducateur ou animateur, voici un support concret pour vous aider à enrichir et donner du sens à vos actions visant à développer la motricité chez les plus jeunes; elles sont réalisables en salle ou à l’extérieur.

pratiqued'actionsmotricesamphoraPratique d’actions motrices, pour les enfants jusqu’à 7 ans, Catherine Saublens, Amphora, 2014, 23,50 €

Ce qui nous a particulièrement plu, c’est que par l’introduction des histoires et des différents thèmes abordés, Catherine Saublens – éducatrice spécialisée et professeur d’éducation physique de formation – offre une motivation supplémentaire aux jeux et aux exercices pratiques des enfants et élargit ainsi leurs champs d’expérimentation. On trouve d’abord 3 chapitres représentant les trois grandes parties d’une séance de psychomotricité pédagogique et opérationnelle: mise en train, corps de leçon et retour au calme. A chaque chapitre, on trouve une répartition des jeux par tranche d’âge: petite, moyenne et grande section. On trouve ensuite une série d’exercices où les apprentissages scolaires sont combinés aux séances de psychomotricité. Pour finir, on découvre quelques astuces afin de créer le matériel qui manquerait…

Parmi les ateliers, parcours et autres circuits proposés, divers volets sont associables à des récits, qu’on songe aux supports papier, vidéo, audio et/ou multimédia: contes & légendes, comptines & chansons, fêtes & traditions, éveil historique etc.

Ainsi, dans les « Contes & légendes » évoqués, on peut exploiter des récits tels que Blanche-Neige, La Princesse et la grenouille, Le Roi Arthur, Le Monde de Narnia, Mulan ou encore Peter Pan et Le livre de la jungle dont on vous suggère quelques éditions:

perterpan&wendyPeter Pan & Wendy, James Matthew Barrie ; adaptation de Jean-Pierre Kerloc’h ; raconté par Eric Pintus, musique de Charles Mingus, Ilya Green (ill.), Didier jeunesse, 2011, 23,80 €

mowgli

Mowgli, d’après Le livre de la jungle et Le second livre de la jungle de Rudyard Kipling, traduction et adaptation de Maxime Rovere, Justine Brax (ill.), Milan Jeunesse, 2013, 18,90 €
A noter, l’éditeur italien White Star kids initie une nouvelle collection de pop-ups signés Agnese Baruzzi. Il s’agit d’adaptations de romans tirés du patrimoine littéraire enfantin. Agnese Baruzzi allie la technique du livre-théâtre, de sublimes découpes au laser et une illustration contemporaine. Les scènes 3D émergent des pages grâce à une conception ingénieuse et complexe, permettant aux jeunes lecteurs de plonger dans l’atmosphère magique du Pays imaginaire ou dans le cadre vivifiant de la jungle indienne. Autres titres disponibles: Dracula et Frankenstein.
peterpanagnesebaruzzi
Peter Pan, Agnese Baruzzi, White Star kids, 2014, 24,90 €
livredelajungleagnesebaruzzi
Le livre de la jungle, Agnese Baruzzi, White Star kids, 2014, 24,90 €
Pour le volet « Comptines & chansons », on peut mettre en avant une nouvelle collection chez Rue du monde, « Les petits chaussons », du nom de l’illustratrice ayant signés les 4 premiers titres, Julia Chausson. Ah! les crocodiles se mariera parfaitement à la séance « Rivière aux crocodiles » de Catherine Saublens par exemple.
ah les crocodiles julia chausson
Ah! les crocodiles, Julia Chausson, coll. « Les petits chaussons », Rue du monde, 2014, 7,80 € 
La technique d’illustration utilisée ici – la gravure sur bois – caractérise cette collection consacrée aux comptines traditionnelles. A chaque volume, une comptine est revisitée s’achevant avec une chute originale, une note humoristique ou un pied de nez. L’image évolue au fil des pages, au gré d’un principe qui change pour chaque titre. Sont déjà parus: Pomme de reinette, Gentille alouette, Promenons-nous dans les bois.
Enfin, « Fêtes & traditions » sont largement évoquées avec des séances conçues autour d’évènements tels que la Saint Nicolas, Noël, Carnaval, la fête foraine etc où de nombreux livres peuvent être exploités.