La Cabane aux livres saison 2 !

Aujourd’hui nous avons reçu de bien bonnes nouvelles de Véronique Dumon, attachée de presse de La Cabane à Histoires ! Nous nous faisons une joie de la partager avec vous !

« La Cabane à histoires », la série qui a pour ambition de donner envie de lire aux enfants.

Diffusée à la télévision depuis le 5 novembre 2016 sur Piwi+, puis éditée en DVD* (un volume 2 est en préparation pour début  2018) et disponible en VOD chez Arte Edition depuis mars, elle ouvre ses portes depuis le 31 mai dernier sur grand écran (Gébéka), proposant aux habitués de retrouver au cinéma les histoires qu’ils aiment, et à ceux qui ne la connaissent pas encore, de venir s’y installer, le temps de 7 histoires au fil des saisons (999 têtards, Brigitte la brebis et Michel le Mouton, Dragons père et fils, Cornebidouille, Le festin de Noël, La Véritable histoire du Grand Méchant Mordicus, Mon Chien qui pue). Autant d’occasions de franchir le seuil de cette cabane déjà connue dans une 15ne de pays autour du monde.

 

La cabane à histoires était aussi en juin en compétition officielle au Festival international du film d’animation d’Annecy, avec « Rosa-Lune et les loups » d’après l’album de Magali Le Huche (Didier Jeunesse).

 

Et l’actualité aujourd’hui, c’est le tournage de la 2ème saison qui bat son plein en région parisienne. Toujours réalisée par Célia Rivière et produite par le producteur français Dandelooo avec le studio Caribara installé à Paris et Annecy, cette nouvelle saison sera composée de 23 nouveaux épisodes. 23 nouveaux albums issus de 16 maisons d’édition, à explorer (« Méchant petit prince » de Grégoire Solotareff – L’école des Loisirs, « Gina la Gorgone » de Nadja – Playbac, « Le pire anniversaire de ma vie » de Benjamin Chaud – Hélium Actes Sud…), à animer, à lire et à découvrir à la télévision en 2018 sur Piwi+.

 

Le concept : 9 enfants (5 amis ont rejoint Lisette, Fanny, Antoine et Tiago cette saison pour accompagner les jeunes téléspectateurs dans leurs nouvelles découvertes littéraires), se retrouvent dès qu’ils ont un moment, par petits groupes, dans une cabane cachée dans les arbres. Ils y partagent l’histoire de leurs livres préférés, « plongent » dans les images et, surtout, donnent envie aux autres de la lire. Ou d’apprendre à lire pour pouvoir la partager à leur tour avec d’autres enfants.

 

Chalon dans la rue et dans les livres

Même en vacances, déformation professionnelle oblige, nous sommes à l’affût de livres, d’albums, de littérature jeunesse…

Et au festival de Chalon dans la rue il y avait de quoi répondre à notre envie de lecture !

D’abord avec le spectacle « Enlivrez-vous », où l’acte de lecture, plutôt solitaire, devient une rencontre, parfois sympathique, parfois plus conflictuelle…
Vous avez l’habitude de jongler avec les mots, mais vous arrive-t-il de jongler avec les livres ? Les deux acteurs se prêtent à ce jeu à merveille, et ont le mérite à la fois de désacraliser l’objet-livre, tout en donnant toute son importance à l’acte de lire, qui devient prétexte à plein de situations clownesques et acrobatiques.

Vous les retrouverez au festival d’Aurillac si vous avez la chance de vous y trouver !Toutes les informations sur le site de la Compagnie du Contrevent.

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Et puis, à Chalon, on a croisé notre copine et blogueuse @Lisalapage et on a découvert le collectif de l’autre moitié, pour le spectacle Halb, un conte musical pour petites et grandes oreilles. Une inspiration klezmer, une dimension initiatique et symbolique, un enchaînement évident entre la musique et l’histoire, plusieurs ingrédients qui nous ont ravis… Mais elle vous en parle elle-même bien mieux que moi ici.

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Et même si la qualité des photos n’est pas exceptionnelle, voici un dernier clin d’œil d’un artiste croisé dans les rues de Chalon.

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Bonnes vacances à tous, pour nous elles continuent dans des lieux où l’on peut faire du canoë, où l’on peut se baigner dans de l’eau glacée, et se réchauffer sur des rochers brûlants ensuite… [On y croisera sans doute moins  de références littéraires].

Tout-petits contes

Et si on emmenait les tout-petits au pays des contes de fées? Voici 3 ouvrages qui initient en douceur au merveilleux et nous font replonger dans les histoires du temps passé…

1, 2, 3 nous irons au bois, Chloé Laborde, Maud Legrand, L’Elan vert, 2010

Ce livre croise l’apprentissage des nombres avec l’univers des contes de fées. A chaque double page, on pose le décor d’un grand classique, une question est posée et la solution se trouve derrière le volet à soulever : « Dragon, qui gardes-tu prisonnier dans ta caverne ? » Réponse : « 1 princesse ! ». Sur la page suivante : « Loup, qu’as-tu croqué pour avoir le ventre si rond ? 2 personnes à savoir le Chaperon rouge et Mère-Grand»… et ainsi de suite jusqu’à 10. Aujourd’hui épuisé, vous pourrez tout de même vous procurer ce titre dans les bibliothèques municipales!

Mes premiers airs de contes de fées, Emilie Collet, Sophie Rohrbach, Gründ, 2016

Dans ce livre sonore, on pénètre dans les contes de fées par l’entremise de la musique classique dont 6 puces nous offrent des extraits bien choisis de 15 secondes: La Belle au bois dormant de Tchaïkovski, L’apprenti sorcier de Dukas, La Belle et la Bête de Ravel, Casse-noisette de Tchaïkovski, Cendrillon de Prokofiev et Shéhérazade de Rimski-Korsakov.

Si vous souhaiter poursuivre ce voyage mélodique, voici quelques suggestions de livres-CD pour lire, regarder et écouter en même temps:

Dans la collection « Des histoires en musique » chez Gautier-Languereau:La Belle au bois dormant, Elodie Fondacci, Eric Puybaret

Cendrillon, Elodie Fondacci, Olivier Latyk

Casse-Noisette, Elodie Fondacci, Colonel Moutarde

Dans la collection « Contes et opéras » chez Didier Jeunesse:

L’apprenti sorcier, Jean-Pierre Kerloc’h, Rémi Saillard, Natalie Dessay

Casse-Noisette, Pierre Coran, Delphine Jacquot, Valérie Karsenti

Nous sommes tout ouïe si vous avez des versions de La Belle et la bête et de Shéhérazade à nous conseiller!

 

Il était une fois, mon imagier des contes, Madalena Matoso, Seuil Jeunesse, 2017

Dans ce recueil-imagier, ce sont 8 contes qui sont revisités de façon originale et qu’on peut aborder de différentes façons suivant l’âge de l’enfant.  Chaque histoire est d’abord présentée sous forme de 10 mots + images clés avant que ces illustrations soient égrenées au cours du récit intégral – mais adapté en quelques pages pour les petites oreilles. Le Petit Chaperon rouge, Le Chat botté, Hansel et Gretel, Les Trois Petits Cochons, Boucle d’Or, Raiponce, Jack et le haricot magique et Les Fées peuvent aussi être dévoilés sous forme de devinettes avec des plus grands…Une vraie pépite!

Alors, nous sommes curieuses de savoir vers quel(s) conte(s) niché(s) dans vos bibliothèques vous allez vous ruer afin de le(s) partager avec vos tout-petits?

 

 

Sauveur & fils – saisons 1 à 3

❤ ATTENTION Coup de coeur VIRAL ❤

Nous sommes nombreuses à l’Ouvre-Livres à avoir succombé aux charmes du psychologue Sauveur Saint-Yves et de son fils Lazare, 8ans. Certes, ce n’est pas la trilogie la plus légère -question volume physique- à emporter dans son sac de plage 2017 mais les chroniques pyscho-sociales et familiales des trois saisons de « Sauveur & fils » écrites par Marie-Aude Murail passionneront pour sûr vos ados et vous également, les adultes ! 

                                                                                

 

Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien. Et quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…  Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien : Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ? L’irruption de secrets familiaux martiniquais dans la vie privée de Saint-Yves, le pousse à emmener son fils sur sa terre natale dès le 1er tome. Grâce aux confidences avec accent créole de son père, grâce aux maux et jargon médical qu’il espionne et  grâce à son meilleur ami, Lazare construit le véritable puzzle de sa vie qui aurait, d’après lui,  bien besoin d’être sauvée.

 

Chaque chapitre est le récit d’une semaine de consultations de Sauveur Saint-Yves et ses patients avec un double point de vue : celui du psychologue mais également celui de Lazare, le fils bien curieux qui écoute aux portes toutes ses consultations sans comprendre tout du jargon médical!  Chacun des chapitres nous tient en haleine par les maux divers et variés et plutôt chargés en émotions des protagonistes (autodestruction, quête d’identité, folie, filiation, racisme, suicide…), mais ceux-ci sont relatés avec tellement d’humanité et d’humour qu’ils en deviennent acceptables. Là est la grande force et la qualité d’écriture de Marie-Aude Murail – je ne vous apprends rien de nouveau hein- puisqu’elle arrive comme jadis dans »Oh boy » à briser les tabous et parler de tout avec bienveillance et sensibilité. 

Il est à noté également qu’il y a un peu deux histoires en une puisqu’en plus de suivre les méandres des patients, nous assistons également à la relation entre Lazare et son père, remplie d’organisation chaotique d’emplois du temps et de  secrets de filiation . Finalement, être fils de psy ne dispense pas de son lot de problèmes! Véritable miroir de la société lié à des évènements marquants de notre actualité contemporaine, on suit pendant 3 saisons soit 3 ans l’évolution de ce duo père/fils attachant, véritable et humaniste.

 

Pour vous donner envie de plonger dans ce triptyque, qui de mieux placer que son auteur même qui en lit quelques passages?

« Sauveur & Fils » Saison 1 à 3 de Marie-Aude MURAIL

Ecole des Loisirs, coll. MEDIUM

Avril 2016 -17 €

Romans à mettre en toutes les mains dès 13 ans!!!!

Maxime, le retour !

Anne Percin pourrait écrire quinze millions de Maximades que je les lirais toutes !

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Voici le quatrième opus des aventures de Maxime, un ado plein de doutes et d’humour qui s’est transformé petit à petit en jeune adulte. Dans ce tome, il parvient à enrôler son groupe de rock, une bande improbable composée de son oncle, de l’ami de celui-ci et d’un flic, pour des vacances musicales. Se joignent à eux son amoureuse, ses deux meilleurs ami(e)s ainsi que sa petite sœur. Au programme : le festival de la moule, à Arcachon.

Même si j’ai trouvé ce volume moins hilarant que les précédents (Maxime deviendrait-il plus sage en grandissant ?), j’ai pris un énorme plaisir à partager les vacances de Maxime et de sa famille de cœur. Et comme toujours la BO est remarquable !

Je m’en vais maintenant me lancer dans la lecture de Sally Jones.

Vous vous en souvenez ? Gaëlle nous en faisait l’éloge ici.

Nos lectures d’enfance, une histoire en famille

Je serais prête à parier que vous ne connaissez pas Bussi l’ours ? C’est un magazine moins connu que d’autres titres, mais pourtant il a bercé mon enfance et celle de ma sœur. Cet ourson et son compagnon Bello, un petit chien bleu sont un peu nos madeleines de Proust. Assez cher pour l’époque, ce magazine mélangeait histoires, coloriages, jeux et activités. Aujourd’hui, il est considéré comme vintage et chaque numéro est presque collector !

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En ce qui concerne les histoires, nous avons baigné dans un panel d’histoires hétéroclites et venues à nous presque « par hasard ». Même si la lecture était présente, il n’y avait pas vraiment de rituel dédié. Ma mère nous lisait des histoires, éveillait notre curiosité. Quelques exemples plus marquants que d’autres ci-dessous :

Barbapapa [un souvenir d’enfance de Sandrine aussi], dans mon souvenir, c’est le seul livre chez mes grands-parents, c’est pour vous dire si avec les 12 petits-enfants il en a vu de toutes les couleurs ! Il y avait aussi une « poupée », danseuse espagnole façon flamenco, et je crois que c’étaient les seuls objets destinés à notre amusement. Mais ne vous inquiétez pas pour nous, à la campagne, on ne s’ennuyait pas et on n’avait pas besoin de livres, ordinateurs ou autres !

Les livres de Sarah Kay, dont on a déjà parlé ici, j’adorais ces pantalons patte d’éléphant, j’ai eu ma période au niveau vestimentaire d’ailleurs, et j’essayais de les dessiner. Avec des fleurs dans leur cheveux, je trouvais aux personnages un équilibre subtil entre mélancolie et esprit « hippie ».

Et alors L’Histoire avec un grand H que ma mère a dû me raconter des centaines de fois, c’est Mélanie Pilou, un récit de Anne-Marie Chapouton pour Les belles histoires. En gros, c’est l’histoire d’une fille capricieuse, énervante, curieuse, impolie, et avec plein d’autres défauts encore. Elle en devient tellement énervante que tout le monde est obligé de fuir en l’entendant crier et pour qu’elle comprenne la leçon. Enfin, bref, je devais me reconnaître dans cette petite peste de Mélanie Pilou et avoir un peu de son caractère.

Quand j’ai su lire, je m’aperçois aujourd’hui que j’aimais bien les récits dans une veine sociale, ou des témoignages [ce n’est sans doute pas sans raison que mon mémoire de M1 portait sur les sans-papiers…]. J’avais lu plusieurs fois Sans famille d’Hector Malot. Ma mère avait essayé elle aussi plus jeune mais elle voulait le lire à haute voix à sa grand-mère en une seule fois et elle recommençait chaque fois au début…

J’avais bien aimé Un éléphant pour Mouthou en Castor poche, qui raconte la vie d’un jeune cornac.

J’avais été transportée par la vie de Jacob dans Moi, Jacob, 13 ans, globe-trotter et ce mode de vie me faisait rêver, l’identification marchait à fond ! En plus, il était blond aux yeux bleus et les photos de son périple ne gâchaient rien à la lecture. Plus tard encore, je dévorais L’herbe bleue.

Pendant ce temps, ma sœur lisait les aventures d’Huckleberry Finn et de Tom Sawyer. Elle avait aussi bien aimé Les patins d’argent de P.J. Stahl, l’un des premiers livres de littérature enfantine.

Nous avions bien aimé aussi Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl et la suite. Au collège, nous squattions la bibliothèque municipale pour lire la série Sylvain et Sylvette, dans un esprit régressif, et la série Tendre banlieue de Tito dans un esprit plus initiatique.

Et aujourd’hui encore, nous échangeons nos coups de cœur, idées, avis sur nos lectures, toujours aussi hétéroclites.

L’écriture à 2 voix, 4 mains et 8 pieds…

Lorsque des auteurs décident d’écrire un livre à plusieurs, la question se pose de la démarche qui amène à cette expérience. En effet, il s’agit souvent au dire des auteurs d’une rencontre, d’une idée commune qui fait son chemin. Quelques exemples pour vous :

Et je danse aussi de Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

danseCes deux auteurs pour la jeunesse se sont décidés à écrire ensemble une correspondance. Le travail de l’un et l’autre est donc facilement perçu par le lecteur, d’autant plus que les personnages ressemblent un tant soit peu aux auteurs. D’un côté, Pierre-Marie, écrivain célèbre, la cinquantaine, en manque d’inspiration. De l’autre, Adeline, lectrice curieuse et pétillante qui prend les devants en envoyant un colis à l’auteur. Les auteurs ont avoué à La grande librairie qu’effectivement l’identification à leurs personnages respectifs était forte. L’intrigue s’est créée au fil des lettres de l’un et l’autre, avec plein de « perches tendues » que l’autre a l’opportunité de saisir selon son envie… Ce qu’ils appellent leurs « petits poussins perdus », toutes sortes de digressions au fil des lettres qui leur permet de se dévoiler au fur et à mesure de la correspondance.

 

L’expérienceur de Marie-Aude Murail et Lorris Murailexperienceur

Dans ce roman écrit par le frère et la sœur, par contre, un seul récit, et une impossibilité pour le lecteur de savoir quel est le rôle de chaque auteur. Le roman aborde le thème des expériences de mort imminente (E.M.I), et crée un suspense haletant autour de la mort de Lucie, qui a eu un accident de parapente, mais son mari Théo la croit encore vivante.

 

14-14 : Centenaire de la Première Guerre Mondiale, l’histoire d’une correspondance entre deux personnages de 1914 et 2014, Silène Edgar et Paul Beorn

14Un postulat de départ dans ce roman avec un côté fantastique, puisque deux jeunes garçons prénommés Adrien et Hadrien vont pouvoir échanger des lettres à un siècle d’écart… Ainsi, ils vont d’abord être dans l’incompréhension mutuelle, puis dans la découverte d’un quotidien éloigné du leur et aborder ensuite la première guerre mondiale. Chaque chapitre correspond au point de vue de l’un ou l’autre des enfants, et ponctué de lettres qu’il reçoit ou écrit alternativement.

 

 

 

U4 : Jules, Yanis, Koridwen et Stéphane par Yves Grevet, Florence Hinckel, Vincent Villeminot et Carole Trébor, aux éditions Nathan et Syros.

C’est l’histoire de quatre auteurs qui se retrouvent sur un salon « fantasy » et qui s’ennuient, face aux passionnés déguisés, et se sentent peu à leur place. Ils discutent, font durer les pauses et se lancent « Et si on faisait quelque chose ensemble ? ». Et là, contrairement à beaucoup de fois où le projet ne voit pas le jour, ils se lancent vraiment dans l’aventure. Les quatre auteurs choisissent un scénario, l’histoire d’un monde apocalyptique touché par un virus qui ne touche pas les adolescents. Et ils inventent leur personnage, qui rencontrera forcément les autres et c’est là où l’idée devient intéressante. Car ils écrivent sous le regard des autres.

Aux dires d’Yves Grevet, c’est vraiment une expérience d’écriture passionnante, mais prenante et difficile. En effet, tout doit être négocié jusque dans les moindres détails avec les autres auteurs. Par exemple, si l’un veut qu’un autre personnage soit assis dans une scène, il doit se justifier, expliquer l’intérêt, etc… Les auteurs se corrigent mutuellement, ils écrivent parfois une même scène l’un à côté de l’autre. Certains passages presque éludés dans certains tomes sont largement plus développés dans d’autres. Au total, les auteurs se sont envoyés plus de 3 000 mails pendant les deux années qu’ont duré l’écriture du livre.

Les lecteurs peuvent donc lire la série dans l’ordre qu’ils veulent, mais aussi, lire les 4 tomes ensemble en avançant dans les quatre au fur et à mesure de l’intrigue ! A paraître un 5e tome écrit lui à 4 mains (ou à 8 !).

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