33ème salon du livre jeunesse de Beaugency (2)

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager quelques photos prises

lors de la Journée professionnelle et du Salon 😉

 

 

 

 

 

Publicités

33ème Salon du livre jeunesse de Beaugency (1)

beaugencyA3corr-214x300 (2)

Le 33ème Salon du livre jeunesse de Beaugency se déroule ce week end, du vendredi 13 avril 2018 au dimanche14 avril, au complexe sportif Des Hauts De Lutz.

Une trentaine d’auteurs et illustrateurs viennent à la rencontre de leurs lecteurs, dont :

* Antonin Louchard, invité d’honneur de cette édition et concepteur de l’affiche,

* Jeanna Ashbé, auteure, illustratrice,

* Gilles Bachelet, auteur, illustrateur,

*Bernadette Després, illustratrice,

* Samantha Bailly, auteure

* Florence Hinckel, auteure………

Une journée professionnelle organisée en partenariat avec le CRILJ a eu lieu, en avant première, le 28 mars dernier.

 

2018-04-10_154925

Face aux 3 intervenants invités [Marie Leroy-Collombel, Maitre de conférence, Yvanne Chenouf, spécialiste de la littérature jeunesse, et Antonin Louchard, invité d’honneur], étaient réunis environ 150 personnes, d’horizons variés : enseignants, bibliothécaires, [dont votre « serviteuse » ;-)], animateurs, auteurs, bénévoles….

 

Programme consultable en ligne!

 

Festival SEVRIER BD

Cette année le festival SEVRIER BD va pimper le bord du lac d’Annecy en accueillant de nombreuses stars de la BD et de l’illustration jeunesse.

Rendez-vous les 5 et 6 mai en bonne compagnie !

Les avertis auront reconnu les célèbres Ariol et Ramono les fameux zigotos de la série ARIOL crée par Marc Boutavant aux pinceaux et Emmanuel Guibert au scénario. Ils seront les invités d’honneur de cette 6e édition. Quelque chose me dit que ça va grouiller de Chien pourri, de Mouk, et de bestioles en tout genre cette année.

timthumb.php

Et pour l’occasion, il y a aura même une représentation du fameux Ariol’s show (cliquez pour des extraits) à la salle de spectacle du Brise-Glace le vendredi 4 mai à 18h. La chanceuse que je suis a assisté au spectacle à Angoulême et je ne vous cache pas que j’ai rigolé comme une baleine.

Cette édition plus familiale que jamais vous proposera de rencontrer :

  • Bernadette Després la maman des terribles Tom-Tom et Nana depuis 41 ans.
  • Fabrice Parme dont la dernière série Astrid Bromure cartonne chez les 8-12 ans
  • Benjamin Lacombe, (je ne précise pas qui c’est au risque de me faire lyncher). Je précise juste que c’est le « vrai ».
  • Charlotte Gastaut, (id.), la vraie.
  • Cati Baur pour l’adapatation des Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh.
  • Flora Grimaldi et Bannister, les heureux parents de Tib et Tatoum (maintenant sur TF1)
  • Yannick Thomé qui fait son entrée chez BD Kids
  • Claire Fauvel tout juste couronnée du Fauve jeunesse à Angoulême pour La guerre de Catherine
  • Stan Silas qui émeut et fait rire avec sa nouvelle série Super caca dont les héros sont trop meugnons.
  • la grande Edith dont le fabuleux Jardin de Minuit a gagné le Pépite de Montreuil
  • Le très talentueux Pierre Vaquez, graveur en taille-douce dont l’album Aspergus vient de gagner le prix Landerneau…

Pierre Vaquez animera des ateliers de gravure, l’association le Folioscope vous a concocté des ateliers pop-up et flip-book, les filles de l’Ouvre-livres seront là pour vous lire des kamishibai et des raconte-tapis pour les bébés ! Jeux de société autour des personnages de Marc Boutavant et Emmanuel Guibert, maquillage et tout le tralala.

Personne ne sera oublié.

Et là je ne vous parle que du programme jeunesse… Mais il y en a aussi pour les papas et les mamans (un clic=programme complet…)

Entrée gratuite pour les moins de 12 ans, 1€ pour les 12-18 et 3€ pour les adultes.

 

 

 

 

 

 

Le jour où le grand chêne est tombé

20180216_125257

En ce début printanier, c’est un magnifique album de Marie Caudry et Gauthier David que je vous propose.

« C’est arrivé un jour de tempête au sommet de la colline qui domine tout. Le vent a déraciné le grand chêne. »

 

Conte multicolore des temps modernes, fable écologique où l’intelligence collective et l’entraide permettent au monde de se relever d’une tempête. Humains, animaux  domestiques, sauvages, proies et prédateurs, à plumes et à poils, toute la communauté se rassemble autour du drame du grand chêne.

 

 

« Nous sommes devenus les pieds, les jambes, les mains, les épaules, la tête, les yeux d’un géant. Nous étions réunis. »

 

La poésie des mots universels et intemporels nés de la plume de Gauthier David sont, à mon sens, magnifiquement mis en couleurs et en formes par le crayon onirique de Marie Caudry.

Les illustrations ont la part belle dans cet album- elles occupent des pages entières, elles captivent le regard et donnent envie au lecteur de plonger dans ce monde très détaillé et fourmillant de nature. Le travail de couleurs est remarquable,  toutes en dégradées, elles présentent un univers aux tonalités imaginaires chaleureuses et personnages délurés, féeriques.

*Coup de cœur pour les pages au camaïeu vert-bleu épatant*

Plonger dans cet album c’est chausser ces lunettes magiques qui font voir le monde de manière fabuleuse, incompréhensiblement doux, réconfortant, où tous les êtres vivants – de l’homme au brin d’herbe et passant par l’animal – sont connectés autour d’un même destin, une même famille, une racine, un vieux chêne.

« Chacun est devenu un mot, une racine de l’histoire de l’arbre. Une histoire que chacun raconte à présent à sa façon. »

 

 

Peut-être est-ce mon oeil d’adulte d’utopiste idéaliste qui extrapole d’entre les lignes un message politisé… mais est-ce un mal? Je ne crois pas.

— A lire à toutes les oreilles et à proposer à tous les regards dès 5 ans —

« Une histoire subtile sur la place et le rôle de la nature, teintée de réalisme magique. »

Marie Caudry et Gauthier David — Editions Thierry Magnier, 15€, 2017

 

20180216_125407

 

 

 

Hasard du calendrier, Marie Caudry sera ce weekend l’invitée d’honneur de la

 

Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne!

Du vendredi 23 au dimanche 25 mars – Maison du Livre et du Son, 

http://www.fetedulivre.villeurbanne.fr/

Villeurbanne (69100)

L’album sans texte, mais pas sans lecture…

Quelques idées d’albums sans texte, en complément d’un post précédemment publié ici :

Dedans dehors, Anne-Margot Ramstein et Mathias Aregui chez Albin Michel

dedans

Un album où tout est question de point de vue. Chaque double page présente deux tableaux, l’un à l’intérieur, l’autre à l’extérieur, et nous fait relativiser notre manière de voir les choses. Un plaisir pour les yeux, qui ouvre à la discussion, à l’imagination, par exemple avec les contes de fées, mais aussi une réflexion sur certains thèmes, comme la liberté, avec cette cage à oiseaux. Cet album était nominé pour le prix Sorcières dans la catégorie Carrément beau maxi.

Les mêmes auteurs ont décliné la notion de temps avec Avant – après, peut-être plus traditionnel dans son approche.

Petit poilu

poilu

Quel succès pour cette série, sans doute grâce à l’adaptation en dessin animé qui rend ce personnage connu des enfants ! En tout cas, la bande dessinée sans texte a pour mérite d’initier les enfants à la lecture d’une narration, avec ses rebondissements, à l’art de raconter et d’inventer. Ce personnage petit et poilu a encore de beaux jours devant lui.

Sara

revolution

Depuis plus d’une vingtaine d’années, cette illustratrice compose des albums dont la plupart sont sans texte, avec la technique des papiers déchirés.

Une fois découvert l’univers de Sara, vous le reconnaîtrez sans problème et l’apprécierez certainement. Ses dernières parutions sont Si les chats de Venise et Barbebleue.

 

 

Et puis juste pour vous citer la collection Histoires sans paroles, chez Autrement junior, dont les titres sont parfois inégaux, mais dont certains restent intéressants.

Je suis ton père…

Pas de précipitation, vous ne trouverez aucun Luke Skywalker, aucun Jedi, aucun Dark Vador… ci-après. Mais peut-être que cette critique vous intéressera quand même. 😉

Après avoir découvert « Après la peine » d’Ahmed Kalouaz, j’ai enchaîné avec « La maraude » (je suis comme ça, moi). Ces deux romans ont de nombreuses similitudes, à savoir la relation père-fils, le décalage générationnel mais aussi le rétablissement de la communication, et peut-être le pardon.

IMG_20180119_163153

Dans ces deux ouvrages, que l’on suive le récit de Ludovic ou de Théo, c’est surtout à la figure du père que s’attaque A. Kalouaz. Celui qui a des failles, qui a des doutes, qui a de « vieux » rêves, qui s’égare, qui fuit. Dans l’un, nous avons le père qui triche avec la loi, qui se fait prendre et qui écope d’une peine de prison. Dans l’autre, nous avons celui qui perd son travail, qui déprime, qui part. Ils ont leurs différentes raisons, une envie de  rattraper le passé, de réparer une injustice ou une envie de protéger. Et leurs fils, en pleine adolescence, en pleine construction, ne les jugent pas, mais veulent surtout les « retrouver » (dans tous les sens du terme) et veulent comprendre. Cette recherche s’effectue d’ailleurs de manière concrète, sur la route, dans la rue. Elle est ponctuée de rencontres, à la découverte aussi des autres (« La maraude » aura d’ailleurs ma préférence, l’auteur y laissant la parole à quelques SDF, type témoignages. Touchant !).

Ces deux romans de la collection DoAdo, chez Du Rouergue, se lisent très facilement. La relation père-fils interroge, surtout à une période de la vie où tout compte fait (que l’on soit adulte ou jeune), chacun se cherche malgré le décalage de l’âge, de la perception de la vie, de l’avenir. Pas de faux-semblant entre père et fils. Et l’idée que l’un est toujours fort, grand, protecteur, courageux et surtout le « chef » de famille ne repose, tout compte fait, sur rien. Aux fils donc de grandir, de devenir responsable, de se faire adulte. C’est un échange de personnalités judicieux qu’Ahmed Kalouaz amène très bien dans ces histoires.

L’avantage également, bien que ce soit de plus en plus courant, c’est d’avoir des protagonistes masculins. Une prescription plus aisée face à quelques lecteurs (et non lectrices, si vous avez bien compris) fâchés avec la lecture ou juste réticents concernant les romans.

« Après la peine » 2014 et « La maraude » 2016 d’Ahmed KALOUAZ, Du Rouergue. Collection DoAdo.

« Tout à l’heure, un homme du groupe de la place Notre-Dame m’a dit de sa voix caverneuse : « Tu vois, petit, la bonté, ça peut devenir une faiblesse, ici, si tu fais pas attention. » J’ai pensé à mon père, si doux avant que le sol se dérobe sous ses pieds, incapable de violence et de brutalité. » Théo, « La maraude« 

La Passe-miroir – série *COUP DE COEUR*

                        

C’est grâce à la parution du tome 3 « La mémoire de Babel » chez Gallimard en juin 2017 ainsi qu’à l’enthousiasme d’une ouvre-livreuse lors d’une conversation que j’ai plongé dans l’univers de la saga

LA PASSE-MIROIR de Christelle Dabos.

***COUP DE COEUR***

 

 

« Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la citadelle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. » tome 1

Je vous invite à mettre cette série dans toutes les mains de vos ados! Et vous aussi adultes,  laissez trainer votre curiosité. La Passe-Miroir est un savant mélange d’aventure, de lutte de pouvoirs, mondes imaginaires flottants, histoires d’amour, amitiés  et énigmes à tiroirs…!

L’Univers fantasy à l’imaginaire singulier, mélange de Belle Epoque et mythologie, me rappelle avec délice les mondes dessinés par Jean-Claude Mourlevat, Myazaki ou Yves Grevet.

En plus de l’intrigue originale, complexe et au rythme enlevé c’est la singularité de la plume de Christelle Dabos qui m’a interpellée.

La psychologie des personnages -même secondaires- est développée avec finesse, les mondes et les familles des personnages sont décrits avec une précision cinématographique et même les objets sont introduits avec des anecdotes détaillés…  Au fil des pages, on voyage dans un univers imaginaire déboussolant où les secrets mènent une aventure palpitante. Au fil des pages, on rencontre également des personnages attachants, sensibles, un peu cassés, réservés, maladroits: des anti-héros réalistes.

Pour moi, c’est la recette idéale pour tomber accro.

Je suis ravie que cette série soit née d’une auteure française, cela change dans ce genre littéraire – et cela nous permet d’apprécier la subtilité et l’authenticité des mots choisis (pas comme certaines malheureuses traductions…). Christelle Dabos nous offre avec La Passe-Miroir son 1er roman (!!), un ouvrage brodé de motifs conséquents puisqu’il est déjà riche de 3 x 500 pages. Pas étonnant qu’avec cela, Christelle Dabos ait été lauréate du concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard jeunesse, RTL et Télérama en 2014!

En fermant la dernière page du 3ème tome, j’ai eu le même pincement au cœur qu’en quittant l’univers d’Harry Potter… et depuis ce jour, je ne fais que trépigner d’impatience en attendant que le tome 4 se dessine sous la plume de l’auteure… Je ne crois pas être la seule dans ce cas, puisque sur les réseaux sociaux et Internet, on peut trouver des communautés de Liseurs, Liseuses (en référence au don d’Ophélie) qui s’amusent à enrichir l’univers littéraire de dessins, anecdotes, foire aux questions (FAQ).

 

La-Passe-miroir_gj_news_home

D’autres ouvre-livreuses ont avant moi succombé aux charmes de la série de Christelle Dabos notamment Emilit qui nous parlait déjà avec passion du Tome 1 dans cet article d’il y a déjà 4 ans! Je vous invite à poursuivre votre immersion dans cet univers avec le travail graphique de l’illustrateur des couvertures, Laurent Gapaillard et également sur le site de la passe-miroir où Christelle Dabos accueille les réflexions/questions des Liseurs, liseuses et glissera -jespère- des indices quant à ses inspiration du dernier tome à paraître.

 

J’espère vous avoir donné envie de plonger dans la série.

Je vous promets de belles heures de lecture et d’évasion.

 

La Passe-Miroir

« Les fiancées de l’hiver », « Les disparus de Clairdelune », « La mémoire de Babel » 

Christelle Dabos /// Gallimard Jeunesse,  18 € – Tome1 et Tome 2  disponible en poche jeunesse et Folio